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Economie

Silent Text, l’application qui fait bondir les services de renseignement

© Capture d'écran - Silent Circle

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 09/03/2013

Une application pour smartphone permet de transférer en toute confidentialité des fichiers. Une technologie qui pourrait aider des dissidents mais qui reste une mauvaise nouvelle pour les services de renseignement.

C’est une nouvelle application qui a le potentiel de changer la donne pour nombre de dissidents et d’activistes dans des pays autoritaires... mais aussi pour des criminels et des terroristes. C’est toute la contradiction de Silent Text, développé par la société américaine Silent Circle, disponible depuis le 21 février sur iPhone et iPad et bientôt aussi sur les smartphones Android (système d’exploitation pour mobile de Google).

L’application promet, en effet, un transfert en toute discrétion - entre deux iPhone sur laquelle elle est installée - de messages SMS ou de documents (jusqu’à 100 Mo) comme de la vidéo, des photos ou des PDF. La technologie développée par les équipes de Silent Circle garantit que l’œil indiscret de tel service de renseignement ou d’un gouvernement un peu trop porté sur la cybersurveillance, ne saura rien de ce qui vient d’être envoyé parfois d’un bout à l’autre du globe.

Les fonctions de Silent Text (en Anglais)

“C’est une technologie qui va révolutionner la vie privée et la sécurité sur les terminaux mobiles”, affirmait début février au magazine américain Slate Mike Janke, co-fondateur et PDG de Silent Circle. Certes, il y a un peu de discours commercial dans la déclaration de cet ancien Navy Seal passé apôtre du respect de la vie privée : il faut bien qu’il vante les mérites d’une application qui nécessite un abonnement mensuel de 20 dollars (15 euros).

Ce message s’autodétruira dans...

Mais il peut aussi se reposer sur une équipe d’experts en cryptographie de classe mondiale qui sont autant de VRP de luxe de ce produit. Silent Text a été élaboré par Phil Zimmermann, l’inventeur du PGP (l’une des principales références en terme de chiffrement des communications électroniques depuis près de 20 ans) Jon Callas, un ancien d’Apple qui a contribué à la réputation de sécurité informatique des produits de la marque à la pomme, et Vincent Moscaritolo qui a travaillé à la fois à l'élaboration du PGP et pour Apple.

Un exemple des fichiers possibles à envoyer par Silent Text

Techniquement, les fichiers transférés grâce à Silent Text ne laissent quasiment pas de trace. Ils sont divisés en centaines de petits morceaux stockés temporairement sur des serveurs en ligne le temps d’aller d’un smartphone à l’autre, et seuls celui qui envoie et celui qui reçoit le message détiennent la clef électronique pour le reconstituer. Comble de la sécurité : le document envoyé s’autodétruit après un laps de temps défini par l’émetteur. Ce luxe de précaution digne de "Mission impossible" permet à quelqu’un de prendre des photos ou vidéos même quelques secondes avant de se faire arrêter et fouiller. Il ne sera pas trahi par son smartphone.

C’est ce qui est arrivé, raconte Mike Janke, à un membre d’une organisation humanitaire au Sud-Soudan il y a un peu plus d’un mois. Il a pu envoyer en Europe la vidéo d’une brutalité policière à un barrage routier sans craindre les conséquences d’un éventuel examen de son smartphone. En outre, “les troupes déployées à l’étranger transmettent grâce à Silent Text des petites vidéos à leurs familles en toute sécurité”, ajoute à FRANCE 24 Mike Janke. Impossible avec cette application que les forces ennemies interceptent ces innocents messages et récupèrent, au passage, des informations cruciales de géolocalisation.

“Toute technologie peut être détournée à des fins condamnables”

Silent Text peut aussi se révéler très utile dans le monde professionnel. “Plusieurs entreprises européennes et américaines s’en servent déjà pour transférer sans risques depuis leur tablette ou smartphone des données sensibles - même médicales - d’une filiale à l’autre”, assure Mike Janke. Une avancée majeure, tant ces terminaux mobiles moins sécurisés qu’un réseau d’entreprises sont des cibles de choix pour les cyber-espions.

Comment régler l'autodestruction d'un fichier après l'envoi

Mais il y a aussi le revers de la médaille. En rendant leur application disponible pour tous à travers l’App Store d’Apple, il n’y a pas que les gentils qui vont y trouver leur intérêt. Rien, à part des conditions du service qui prohibent toute utilisation illégale de Silent Text, n’empêche les criminels et autres terroristes de l’utiliser. Mike Janke en a conscience : “Toute technologie peut être détournée à des fins condamnables et les criminels ont déjà recours à des techniques sophistiquées pour cacher leurs activités, mais je pense que la plupart des gens vont utiliser notre application pour des raisons légitimes et nous n’allons pas les priver d’une manière de communiquer plus sécurisée à cause d’une minorité”.

Pas sûr que les autorités américaines soient en phase avec cette ligne de conduite. D’autant qu’il est hors de question pour Silent Circle de mettre en place un système permettant aux services de renseignement américains d’en savoir plus sur les utilisateurs de l’application qui seraient suspectés d’activités illégales. “Nous n’avons pas et n’allons pas installer de ‘porte dérobée’ [une faille volontaire qui permettrait d’espionner l’activité des utilisateurs, NDLR] dans l’application car nous voulons respecter la vie privée de nos clients avant tout”, clame Mike Janke qui reconnaît qu’ils risquent d’y avoir quelques “frictions” avec les autorités américaines. C’est un prix qu’il est prêt à payer pour permettre à des personnes dans des pays autoritaires d’utiliser son service “où c’est être un activiste et lutter contre l’oppression qui est illégale”.

Première publication : 08/03/2013

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