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Moyen-orient

Dans des vidéos, le personnel de l'ONU enlevé au Golan affirme être "bien traité"

© Capture d'écran de Youtube

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 08/03/2013

Deux vidéos montrant une partie des 21 observateurs de l'ONU enlevés, mercredi, au Golan par un groupe rebelle syrien ont été diffusées sur Internet. Les otages affirment "ne pas pouvoir rentrer" mais être "bien traités".

La "Brigade des martyrs de Yarmouk" n’en finit plus de communiquer. En moins de 24 heures, pas moins de deux vidéos montrant une partie des 21 observateurs de l’ONU enlevés mercredi 5 mars alors qu’ils patrouillaient sur le plateau du Golan, ont été mises en ligne sur YouTube par les ravisseurs via l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Le but ? Faire savoir que les otages qu’ils présentent comme leurs " invités" sont bien traités.

La plus récente, diffusée vendredi matin, montre un groupe de trois hommes vêtus d’un gilet pare-balles "Philippines UN", assis sur un canapé. Un petit bouquet de roses a été placé devant la caméra, signe de l’environnement favorable dans lequel ils sont "accueillis". La "Brigade des martyrs de Yarmouk" affirme en effet qu’ils n’ont pas "pris le personnel de l’ONU en otage". "Ils sont nos invités. Nous assurons leur sécurité pour les protéger des bombardements perpétrés par l’armée du régime sur la région de Deraa", avait-il ainsi déclaré, jeudi, à FRANCE 24.

La seconde vidéo d'une partie des otages de l'ONU retenus en Syrie

Visiblement en bonne santé, l’un des membres du personnel de l’ONU affirme qu’ils vont "bien". "Nous espérons voir nos familles bientôt", poursuit l’observateur philippin avant d’ajouter qu’il est préférable de rester aux côtés de "l’armée syrienne libre" pour des raisons de sécurité. "Nous ne pouvons pas rentrer à la maison tant que le gouvernement de Bachar al-Assad continue ses bombardements", déclare-t-il.

Les membres de la Force onusienne de l'observation du désengagement sur le Golan (FNUOD) capturés mercredi lors d'une "mission d'approvisionnement" près de Jambla sont chargés de faire respecter le cessez-le-feu entre Israël et la Syrie depuis 1974. La "Brigade des martyrs de Yarmouk" exige le retrait des troupes de Bachar al-Assad de Jambla, ville située à 1,5 km de la ligne de cessez-le-feu.

La première vidéo, tournée dans un endroit différent et diffusée quelques heures plus tôt, dispensait également un message "rassurant". Six hommes en tenue militaire assis les uns à côté des autres racontaient les raisons de leur présence en Syrie. "Nous sommes ici parce qu’en passant de notre position “8.0 Alpha” à Jambla, il y a eu des bombardements. Des civils nous ont aidés et pour notre sécurité, ils nous ont répartis dans différents endroits".

Évitant de se présenter comme des otages, l’officier précise que lui et ses hommes sont bien traités. "Nous allons bien, nous sommes logés dans un endroit confortable. Nous avons de la nourriture pour manger et de l’eau pour boire."

Les responsables de la FNUOD ont engagé des négociations pour libérer les observateurs. L'ONU a fait savoir que la force avait été "en contact avec [les ravisseurs] par téléphone et a confirmé qu'ils n'ont pas été maltraités". Parallèlement sur le plateau du Golan, l'ONU a décidé de réduire ses patrouilles "pour ne pas mettre indûment son personnel en danger".

La première vidéo d'une partie des observateurs de l'ONU enlevés en Syrie

Première publication : 08/03/2013

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