Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

EUROPE

Victoire historique du Parti travailliste maltais aux législatives

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/03/2013

Le Parti travailliste maltais de Joseph Muscat renoue avec le pouvoir après 15 années. Crédité de 55 % des voix, selon des estimations, le parti pourrait dégager une des plus importantes majorités parlementaires depuis l'indépendance de l'île.

Le Parti travailliste a remporté dimanche une victoire historique lors des élections législatives dans l'île de Malte, revenant au pouvoir pour la première fois après 15 ans de règne de son adversaire, le Parti nationaliste du Premier ministre sortant Lawrence Gonzi.

Ce dernier a reconnu la défaite de son parti dès que les premières projections des résultats ont été connues, attribuant environ 55% des suffrages au Labour, dont le leader, Joseph Muscat, a évoqué une "victoire écrasante".

Le Premier ministre sortant a par ailleurs affirmé qu'il assumait la responsabilité de la défaite en démissionnant de ses fonctions de chef de parti et a assuré qu'il continuerait à servir le pays "avec honnêteté et loyauté".

"J'assume personnellement toute la responsabilité de ce résultat et je ne chercherai pas la réélection lorsque le parti choisira sa nouvelle direction", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse en reconnaissant la victoire au Labour.

"Un allié de plus pour les progressistes", selon le PS

"Cette victoire apporte une nouvelle voix de gauche au Conseil européen et un allié de plus pour les progressistes des deux rives de la Méditerranée. Nous formons le vœu que d'autres victoires, en particulier en Allemagne, viennent renforcer le front des progressistes européens dont notre continent a besoin", ont écrit dans un communiqué Harlem Désir, premier secrétaire du Parti socialiste, et Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national chargé de l'International.

"Le parti nationaliste doit entamer un processus de renouveau et doit redécouvrir ses principes fondamentaux en restant ancré à ses valeurs", a poursuivi M. Gonzi.

"M. Muscat est maintenant Premier ministre et il mérite respect et reconnaissance en tant que personne qui devra gouverner le pays face aux défis qui l'attendent", a ajouté M. Gonzi, promettant de sa part, et de la part des élus de son parti, de servir le pays "avec honnêteté et loyauté".

Selon des calculs provisoires, l'avantage du Labour en termes de voix pourrait lui donner une majorité de 7 à 9 sièges dans le parlement de 65 membres qui devra soutenir le prochain gouvernement, une des plus importantes majorités parlementaires depuis l'indépendance de la petite île méditerranéenne en 1964.

M. Muscat, 39 ans, ancien journaliste et ancien député européen, a affirmé dans sa première et brève réaction qu'il ne s'attendait pas à une victoire aussi "écrasante" et a appelé ses partisans à garder le calme.

"Je ne m'attendais pas à une victoire aussi écrasante pour le Labour. Nous devons tous rester calmes, demain est un autre jour", a dit M. Muscat dans sa première réaction.

Selon les premiers résultats provisoires, son parti est crédité de 55%, contre 43% au PN et 2% à un petit parti des Verts.

Le jeune leader de l'opposition, dont le modèle est le président américain Barack Obama, avait fondé une grande partie de sa campagne électorale sur la promesse de réduire de 25% les tarifs de l'électricité et il prévoit la construction d'une centrale électrique à gaz avec une participation de capitaux privés à hauteur de 425 millions d'euros.

Il a promis de parvenir à ces résultats en deux ans, faute de quoi il présenterait sa démission.

M. Gonzi, qui est à la tête du PN et du gouvernement depuis 2004 et briguait un troisième mandat, avait demandé aux électeurs au cours de sa campagne électorale de le juger sur ses résultats, tout en admettant avoir commis des erreurs.

Le taux de chômage est de seulement 6%, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) en 2012 a été estimée à 1,5% en 2012, selon les dernières statistiques disponibles, et le déficit public n'est que de 2,3% du PIB.

M. Muscat, qui ramène le Labour au pouvoir après 25 ans de règne du Parti nationaliste, à part une parenthèse de 22 mois entre 1996 et 1998, aura un agenda chargé avec un sommet européen dès le 14 mars.

L'année prochaine Malte fêtera en outre le dixième anniversaire de son adhésion à l'UE et en 2017 elle devra assurer la présidence tournante de l'Union européenne.

AFP

Première publication : 10/03/2013

  • MALTE

    Malte, dernier pays d'Europe à autoriser le divorce

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)