Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

France - migrants illégaux : l'impasse calaisienne

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : l'Iran réaffirme son soutien à l'Irak : à quel prix ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Entretien exclusif avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Magic in the moonlight" : la magie opère dans le dernier Woody Allen

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Total, premier groupe pétrolier en Afrique, a perdu son PDG Christophe de Margerie

En savoir plus

FACE À FACE

Martine Aubry, la gauche et ses frondeurs

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Ces étrangers qui partent combattre avec les Kurdes en Irak et en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

La sentence de Pistorius est-elle "satisfaisante" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Prisonnier Pistorius"

En savoir plus

Amériques

Accord international pour protéger cinq espèces de requins dans le monde

© AFP

Vidéo par Inès OLHAGARAY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/03/2013

Malgré l'opposition de pays inquiets pour l'industrie de la pêche, la majorité des États membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées va réguler le négoce de cinq espèces de requins très prisés pour leurs ailerons.

La communauté internationale a décidé lundi sous les applaudissements de réguler le commerce de cinq requins menacés car très prisés pour leurs ailerons, en dépit de l'opposition de pays inquiets pour l'industrie de la pêche.

Les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), réunis depuis plus d'une semaine à Bangkok, ont accordé leur protection au requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane), à trois espèces de requins-marteaux (halicorne, grand et lisse) et au requin-taupe.

Les votes, qui doivent être confirmés en réunion plénière d'ici jeudi, ont été immédiatement salués par les défenseurs de l'environnement qui plaidaient en vain depuis des années pour une meilleure protection de ces prédateurs des océans.

"Nous sommes ravis que les gouvernements aient saisi cette importante opportunité de protéger ces animaux majestueux", s'est félicitée Elizabeth Wilson, de l'ONG Pew, notant que les requins-marteaux, les plus menacés, allaient peut-être ainsi être sauvés d'un "effondrement total".

Lors de la précédente conférence en 2010, des propositions similaires de protection des squales, dont les ailerons sont vendus à prix d'or en Asie, avaient échoué de justesse.

Mais les cinq poissons ont été cette fois inscrits à l'annexe II de la Cites, qui permet de réguler le commerce d'une espèce pour empêcher sa surexploitation.

Si les décisions sont confirmées par la plénière cette semaine, elles entreront en vigueur d'ici 18 mois. Les pays exportateurs seront alors tenus de délivrer des permis d'exportation pour les cinq espèces, tout en assurant la survie de chacune, et s'exposeront à des sanctions dans le cas contraire.

En cas de confirmation, "cette réunion restera dans l'Histoire comme celle où la Cites a enfin réalisé son potentiel marin", a commenté Glenn Sant, de l'ONG Traffic.

35 000 espèces protégées

Seuls quelques poissons, dont plusieurs requins (grand requin blanc, requin baleine, requin pèlerin et poisson-scie), font actuellement partie des 35.000 espèces protégées par la Convention.

Plusieurs pays d'Asie, Japon en tête, qui se sont une nouvelle fois opposés à l'élargissement de la protection des squales, estiment par principe que les espèces marines commerciales ne devraient pas être gérées par la Cites, mais par les organisations de pêche.

Mais le continent est aussi pointé du doigt comme commanditaire de l'abattage des requins. Selon Pew, Hong Kong est "le plus grand marché mondial des ailerons de requin", avec plus de la moitié du commerce planétaire.

Les cinq espèces ne représentent pas une part significative de ce commerce parce que "leur population est déjà très faible", a relevé Elizabeth Wilson, même si les requins-marteaux comptent probablement pour 6% du total des flux.

Une raison de plus pour les protéger avant qu'ils ne disparaissent, plaidaient à cet égard l'Union européenne, les Etats-Unis, le Brésil, la Colombie et la grande majorité des ONG.

"Toutes ces espèces sont très vulnérables à la surpêche", a souligné Colman O'Criodain, du Fonds mondial pour la nature (WWF), insistant sur leur faible fertilité, contrairement à beaucoup d'autres poissons.

"Le commerce est encouragé par les demandes du marché de luxe, que ce soit la soupe d'ailerons de requins dans les banquets en Chine, la viande de requin-taupe en Europe où elle est considérée comme un met fin, ou les branchies des raies mantas utilisées dans la médecine chinoise".

La Cites a d'ailleurs également inscrit ces majestueuses mantas à l'annexe II.

Leurs défenseurs et ceux des requins ont notamment mis en avant le potentiel que représentent ces géants des mers pour l'écotourisme liée à la plongée, un moyen de compenser des pertes éventuelles du secteur de la pêche.

AFP

Première publication : 11/03/2013

  • JAPON

    Les papillons mutants de Fukushima

    En savoir plus

  • FRANCE

    Greenpeace ne participera pas au débat national sur l'énergie

    En savoir plus

  • ENVIRONNEMENT

    Arctique : la fonte de la calotte glaciaire aiguise les appétits économiques

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)