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Moyen-orient

Au Parlement européen, Pérès entre en campagne contre le Hezbollah

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/03/2013

Cinq jours après avoir demandé à l’Union européenne de prendre des mesures pour réduire le champ d’action du mouvement chiite libanais, le président israélien, Shimon Pérès, doit s’exprimer ce mardi au Parlement européen.

Le président israélien Shimon Pérès doit prendre la parole, ce mardi, lors d’une session plénière du Parlement européen. Son allocution devrait vraisemblablement ressembler à sa sortie de la semaine dernière contre le Hezbollah. Jeudi 7 mars, en effet,celui-ci avait demandé à l'Union européenne (UE) de prendre des mesures contre le mouvement chiite libanais, qualifié de "terroriste", pour l’empêcher de penser "que tout lui est permis".

"Il n'y a pas de neutralité vis-à-vis du Hezbollah. Soit on l'exclut, soit on le permet", avait alors affirmé M. Pérès au cours d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à Bruxelles.

"Je sais que ce n'est pas dans les intentions de l'Europe de permettre le terrorisme. J'espère donc que le Hezbollah sera rappelé à l'ordre. (...) Si vous ne prenez pas de mesures, il croira que tout lui est permis", avait-il poursuivi.

Pour Shimon Pérès, le mouvement chiite n'est pas seulement "un danger pour Israël, mais un danger pour le monde entier". Et pour cause : "Le Hezbollah intervient dans la guerre en Syrie sans permission du gouvernement libanais", détaillait-il à Bruxelles. Le mouvement libanais a été accusé de bombarder, depuis le Liban, des localités aux mains des rebelles en Syrie.

"Il faut les arrêter !"

Un danger qui se ressent également sur le continent européen, affirme Pérès. "Il y a eu 20 tentatives d'attentats en Europe" de la part du Hezbollah, expliquait dans son intervention du 7 mars le président israélien, rappelant notamment l'attentat du 18 juillet dernier à l'aéroport de Bourgas, en Bulgarie, qui avait fait six morts - cinq touristes israéliens et un chauffeur de bus. Le 5 février, la Bulgarie a fait état d'une implication du Hezbollah, dont le principal soutien est l’Iran, dans cet attentat.

Shimon Pérès a tenu ce même discours lors d’une visite à Paris organisée entre le 8 et 12 mars. Déclarant avoir abordé le "problème du Hezbollah" avec le président français François Hollande qui, selon lui, l’a "écouté", Shimon Pérès a, une nouvelle fois, directement interpellé l’Union européenne : "J’ai bon espoir que les Européens cessent de délivrer un certificat de respectabilité au Hezbollah".

Dans un entretien au quotidien Le Monde daté du 13 mars, le président israélien ajoute également qu’"à Chypre aussi, un membre du Hezbollah projetait des actes terroristes".

Israël, comme les États-Unis, presse l'Europe d'inscrire le Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes. Cette décision nécessite l'unanimité des 27 États de l'UE. À l'été 2006, l'État hébreu a mené contre le mouvement chiite libanais une guerre de 34 jours au terme de laquelle il n'est pas parvenu à le neutraliser.

Avec dépêches
 

Première publication : 12/03/2013

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