Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Tunisie: à Tataouine, le sit-in continue après les affrontements de lundi

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Arnold Schwarzenegger, Mr Muscle sur la Croisette

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump - Emmanuel Macron : Poignée de main réussie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Robert Pattison surprend dans "Good time" des frères Safdie

En savoir plus

FOCUS

Irak : Kirkouk, laboratoire du vivre ensemble

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Donald Trump : "ceci n'est pas un président"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Moralisation de la vie politique, la boîte de Pandore"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie: Abdelmadjid Tebboune nommé Premier ministre

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Mathieu Kassovitz, l'enfant terrible du cinéma français

En savoir plus

FRANCE

La France condamnée pour avoir censuré un "casse-toi pov' con"

© AFP

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 14/03/2013

La Cour européenne des droits de l'Homme a estimé jeudi que la France avait bafoué la liberté d'expression en condamnant l'homme qui avait brandi, en 2008, à Laval, une affichette "Casse-toi pov'con", à l'adresse de Nicolas Sarkozy.

En lançant un "casse-toi pov' con" au Salon de l’agriculture en février 2008, Nicolas Sarkozy pouvait-il imaginer que sa petite phrase serait encore au cœur de la tourmente judiciaire, cinq années plus tard ? La CEDH (Cour européenne des droits de l'Homme) a estimé jeudi 14 mars que la France avait bafoué la liberté d'expression en condamnant pour "offense au chef de l'État", Hervé Eon, ancien conseiller général socialiste passé au Parti de gauche, qui avait agité en 2008 une pancarte "Casse-toi pov'con" devant le président de l'époque Nicolas Sarkozy.

La juridiction européenne a qualifié de "disproportionné" le recours à une sanction pénale, qui risque selon elle d'avoir "un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des question d'intérêt général".

Le militant de gauche faisait une allusion évidente au "Casse-toi pov'con" prononcé quelques mois plus tôt par Nicolas Sarkozy lui-même, au Salon de l'agriculture, à l'adresse d'un visiteur qui refusait de lui serrer la main. L'échange, largement médiatisé à l’époque, avait fait l’objet de nombreux détournements des détracteurs du président.

"Une petite leçon de politesse"

Dans l'affaire de l'affichette, Nicolas Sarkozy a porté plainte pour "offense au chef de l’État" et obtenu gain de cause. Hervé Eon a été condamné à une peine "de principe" de trente euros avec sursis. Une amende confirmée en appel. "J’ai trouvé ça injuste vu que l’expression venait de Nicolas Sarkozy à la base", avait déploré l’accusé. "Et puis, je suis plus âgé que lui, je pouvais bien lui donner une petite leçon de politesse."

Après avoir épuisé tous les recours possibles dans l’Hexagone, l’ancien élu, soutenu par Jean-Luc Mélenchon, s'est tourné vers le Cour européenne des droits de l'Homme.

Le retour du crime de lèse-majesté ?

L'avocate d'Hervé Eon, maître Dominique Noguères, voit dans cette affaire "une question de principe"."Même si la condamnation a été très légère, il est ahurissant que ce monsieur ait été arrêté et poursuivi en justice" pour offense au chef de l’État, estime l'avocate, rappelant que "le nom du président de la République n'était même pas cité" sur la pancarte litigieuse"...

Première publication : 14/03/2013

  • POLITIQUE FRANÇAISE

    Sarkozy en homme providentiel : une stratégie gaullienne

    En savoir plus

  • FRANCE

    Nicolas Sarkozy évoque son éventuel retour dans l'arène politique

    En savoir plus

  • FRANCE

    Polémique après une blague de François Hollande sur Nicolas Sarkozy

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)