Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

L'essor d'un bouddhisme radical

En savoir plus

REPORTERS

Dans l'enfer des prisons secrètes de la CIA

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Dice Kayek illumine la semaine de la haute couture à Paris

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Montebourg veut s'attaquer aux professions réglementées

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Hollande solidaire avec Netanyahou

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : à qui profite la guerre ? (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : à qui profite la guerre ? (partie 2)

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La guerre spectacle" au Proche-Orient

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Vers une offensive terrestre sur Gaza ?

En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • Dans l'enfer des prisons secrètes de la CIA

    En savoir plus

  • Bagdad accuse les forces kurdes de la prise de deux champs pétroliers

    En savoir plus

  • À Kaboul, Kerry plaide pour un audit des résultats de la présidentielle

    En savoir plus

  • Le FC Barcelone casse sa tirelire pour s’offrir le controversé Luis Suarez

    En savoir plus

  • Vidéo : à Gaza, entre pénuries et guerre psychologique

    En savoir plus

  • La fillette américaine, "guérie" du sida, est toujours séropositive

    En savoir plus

  • En images : une station service israélienne touchée par une roquette

    En savoir plus

  • Vidéo : à Tel-Aviv, les habitants vivent dans la peur des tirs de roquettes

    En savoir plus

  • Obama face à la "crise humanitaire" des mineurs clandestins au Texas

    En savoir plus

  • Lancement de la “première application de télékinésie pour Google Glass"

    En savoir plus

  • L'armée ukrainienne avance vers Donetsk, toujours aux mains des pro-russes

    En savoir plus

  • Ces missiles que le Hamas utilise pour "terroriser" Israël

    En savoir plus

  • Tour de France : l’Allemand Andre Greipel remporte la 6e étape à Reims

    En savoir plus

  • Allemagne : le chef des services secrets américains expulsé

    En savoir plus

Moyen-orient

Le nouveau gouvernement de Netanyahou "peut exploser à tout moment"

© AFP

Vidéo par Sammy BERRAHMOUN , Peggy BRUGUIÈRE

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 15/03/2013

Non sans difficultés, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est parvenu à composer son nouveau gouvernement. Ofer Bronchtein, du Forum international pour la paix, analyse cet évènement politique pour FRANCE 24.

Au terme de 40 jours de tractations, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé ce vendredi avoir signé des accords de coalition lui permettant de présenter son nouveau gouvernement, le 33e de l’histoire de l’État hébreu. Ces principaux partenaires seront Yaïr Lapid, chef de file de Yesh Atid (centre droit et laïque), et Naftali Bennett, à la tête du Foyer juif, parti nationaliste religieux proche des colons. Ces deux partis avaient créé la sensation lors des dernières législatives en réalisant des scores inattendus, qui rendaient impossible la création d’un gouvernement sans leur participation. En outre, pour la première fois depuis des décennies, le cabinet ne comptera aucun parti ultra-orthodoxe.

Pour analyser cet évènement politique et ses conséquences sur le plan régional, FRANCE 24 a interrogé Ofer Bronchtein, un ancien conseiller du Premier ministre israélien Itzhak Rabin, détenteur d’un passeport palestinien offert par Yasser Arafat. Ce pacifiste convaincu est à la tête du Forum international pour la paix, dont l’objectif est de promouvoir le dialogue entre Israéliens et Palestiniens.
 
FRANCE 24 : Pour la première fois depuis des décennies, aucun parti ultraorthodoxe ne sera représenté dans le gouvernement israélien. Qu’implique ce changement pour la scène politique israélienne?
 
Ofer Bronchtein © © FRANCE 24
Ofer Bronchtein : Soyons clairs, cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de partis religieux au sein du gouvernement, puisque le parti de Naftali Bennett est une formation nationaliste religieuse. Il est évident que le Premier ministre Benjamin Netanyahou aurait préféré ne pas renoncer à ses fidèles alliés que sont les ultra-orthodoxes, je pense au parti Shas notamment. Ces courants, qui concentrent essentiellement leurs actions à défendre les intérêts de leur communauté, ne sont pas aussi radicaux que les colons dont est proche Naftali Bennett. Les différentes avancées enregistrées par les pourparlers de paix, au point mort aujourd’hui, s’étaient faites avec des gouvernements comprenant les ultra-orthodoxes. Par ailleurs, certains imaginent, du fait de la présence de ministres issus du parti centriste et laïque de Yaïr Lapid, que ce gouvernement est moins de droite que le précèdent. C’est faux. Le centre est centriste en matière de politique interne, mais concernant la politique internationale, le gouvernement est de droite et d’extrême-droite, malgré la large coalition composée par le Premier ministre.
 
Vu les concessions consenties par Benjamin Netanyahou, estimez-vous que ce dernier est affaibli politiquement ? Son gouvernement est-il viable ?
 
Il semble affaibli, certes, mais il dirige la coalition qui est arrivée en tête lors des dernières législatives. C’est un homme politique expérimenté, mais il va devoir faire preuve d’une grande habileté pour diriger le pays, car, au moindre désaccord entre ses composantes, il risque de faire face à une crise politique aiguë, pis, son gouvernement peut exploser à tout moment. Je pense que l’espérance de vie de ce gouvernement sera au maximum de deux ans. Et pour cause, les principaux partenaires de Benjamin Netanyahou, que sont Yaïr Lapid et Naftali Bennett, ont formé une alliance contre-nature. Pragmatiques, ils ont tactiquement compris qu’en rassemblant leurs forces, ils affichent le même poids politique que la liste commune du Likoud de Netanyaou et du parti ultranationaliste Israël Beiteinou avec 31 députés. Mais cela c’était avant. Dès demain, une fois aux affaires, leurs points de vue et leurs divergences vont éclater au grand jour. Notamment sur la question de la réduction du déficit budgétaire, chère à Lapid. Ce dernier a promis à ses électeurs de procéder à des coupes budgétaires drastiques, or quiconque veut faire des économies en Israël doit se pencher sur les domaines de la Défense et de la politique de colonisation qui coûtent cher aux contribuables. Ce qui est tout simplement inenvisageable pour Bennett, qui représente en quelque sorte les colons au Parlement. Son parti va mettre la main sur le ministère du Logement et ne manquera pas d’encourager la construction de colonies.
 
Yaïr Lapid et Naftali Bennett © © AFP
Sur le plan régional, ce gouvernement peut-il relancer le processus de paix avec les Palestiniens ?
 
Cela sera absolument impossible en présence de Naftali Bennett au gouvernement. Ce dernier s'oppose à la création d'un État palestinien et ne croit pas à un éventuel accord de paix. En outre, la communauté internationale et le président Barack Obama n’ont de cesse de demander le gel des constructions de colonies afin de relancer le processus. Il est impensable que Bennett cautionne une telle politique, il devra par conséquent quitter le gouvernement si cela arrive, ce qui ferait exploser la coalition. Dans ce cas, Netayahou pourrait se retourner vers ses anciens alliés ultra-orthodoxes s’il décide d’aller de l’avant sur cette question.
 

 

 

Première publication : 15/03/2013

  • ISRAËL

    Netanyahou signe un accord de gouvernement avec Foyer juif et Yesh Atid

    En savoir plus

  • ISRAËL

    Benjamin Netanyahou "n'est pas confronté à une crise politique"

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)