Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Air France : les pilotes maintiennent la pression au 4e jour de grève

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Vidéo : à la rencontre des réfugiés syriens exilés en Turquie

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Nigeria : au moins dix morts dans une attaque contre une université

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

  • Vidéo : l'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

    En savoir plus

Afrique

Les Zimbabwéens aux urnes pour approuver une nouvelle Constitution

© AFP

Vidéo par Vanessa TSANGA TABI , Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/03/2013

Les Zimbabwéens se sont rendus aux urnes dans le calme, samedi, pour se prononcer sur un projet de Constitution censé rogner les prérogatives du président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 33 ans, et ouvrir la voie à des élections générales.

Les Zimbabwéens ont voté dans le calme samedi pour approuver une nouvelle Constitution plus libérale, qui doit insuffler davantage de démocratie après plus de trois décennies de pouvoir musclé du président Robert Mugabe, dans un contexte politique de plus en plus crispé.

Ouverts depuis 07H00 (05H00 GMT), les bureaux de vote ont fermé à 19H00 (17H00 GMT).

La loi fondamentale soumise à référendum réduit les pouvoirs du président et plafonne la longueur de ses mandats à dix ans. Elle donne davantage de pouvoir au Parlement, actuellement dominé par le parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai, l'opposant numéro un de M. Mugabe, mais supprime son poste.

M. Tsvangirai cohabite tant bien que mal avec M. Mugabe au sein d'un gouvernement d'union nationale imposé par les pays voisins il y a quatre ans, pour éviter une guerre civile après la sanglante campagne électorale de 2008.

Cette nouvelle Constitution n'empêchera cependant pas Robert Mugabe --qui, à 89 ans, est au pouvoir depuis l'indépendance en 1980-- de se représenter, car les compteurs seront remis à zéro. S'il est réélu, il pourra même rester président jusqu'à ses 99 ans.

La victoire du "oui" ne fait pas de doute, tant M. Mugabe que M. Tsvangirai ayant appelé à approuver un texte qui est le fruit d'un long marchandage entre leurs deux camps.

Morgan Tsvangirai a voté dans la matinée à Chitungwiza, une ville-satellite de la capitale Harare.

Détendu, Robert Mugabe a glissé son bulletin dans l'urne un peu plus tard dans une township d'Harare en direct à la télévision nationale (contrairement à son adversaire), disant vouloir "la paix dans le pays, la paix, la paix".

Résultats attendus la semaine prochaine

L'atmosphère ne semblait pas trop pesante samedi, mais en dépit des déclarations pacifiques du vieux président, plusieurs incidents ne cessent d'inquiéter le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le parti du Premier ministre.

Un responsable régional du parti a été arrêté à Headlands (est).

Alors que le MDC l'a cru kidnappé par des hommes de main de Mugabe, la police a expliqué qu'il avait été arrêté car il est accusé d'avoir tenté d'assassiner un responsable de la Zanu-PF --le mouvement du président--, hospitalisé au début de la semaine à la suite d'une attaque contre son domicile.

C'est au même endroit que le fils de 12 ans d'un responsable régional du MDC était mort dans l'incendie de sa hutte fin février. Même si la police a écarté la piste criminelle, le parti du Premier ministre affirme que le drame a été provoqué par une bombe incendiaire lancée par des partisans de la Zanu-PF.

Vendredi, sept militants du MDC et une équipe de la BBC ont été attaqués à Mbare, une township d'Harare, tandis que plusieurs militants de la société civile ont été inquiétés par la police et qu'un meeting du M. Tsvangirai a été interdit "par erreur" ces dernières semaines.

Morgan Tsvangirai a appelé la SADC, l'organisation régionale qui parraine le processus politique, à convoquer un sommet extraordinaire pour faire pression sur Robert Mugabe, afin que les futures élections soient crédibles.

S'inquiétant de "la résurgence de la violence" politique, il l'a appelée à agir, "car il semble qu'il n'y a pas de volonté politique de la part de la Zanu-PF de mettre pleinement en oeuvre l'accord politique global" passé entre les deux hommes il y a quatre ans pour mener à l'organisation d'élections libres.

La SADC "doit (...) estimer si le Zimbabwe est prêt pour des élections, libres, justes et crédibles", a écrit M. Tsvangirai, alors que le scrutin est théoriquement prévu pour juillet.

"Nous n'avons reçu aucun rapport faisant état de violence", s'est en tous cas félicitée samedi Rita Makarau, la présidente de la commission électorale

La participation d'abord assez faible, a augmenté au cours de la journée, a-t-elle ajouté, reconnaissant des problèmes logistiques ici et là.

L'ONG Zimbabwe Election Support Network, qui a déployé 600 observateurs dans le pays, a noté que le scrutin s'était déroulé "sans heurts".

Elle a toutefois signalé que des militants de la Zanu-PF avaient été vus en train de noter les noms des électeurs se rendant aux urnes, ce qui selon elle "est considéré comme une démarche calculée pour intimider l'électorat".

Les résultats du référendum sont attendus dans le courant de la semaine prochaine.

En cas de "non" --très improbable, de l'avis général-- la Constitution actuelle restera en vigueur, et les élections générales censées départager MM. Mugabe et Tsvangirai auront quand même lieu sans attendre la rédaction d'une autre loi fondamentale.

Les élections de 2002, 2005 et 2008, qui ont vu Robert Mugabe se succéder à lui-même, avaient été entachées d'irrégularités et de violences, l'opposition étant régulièrement prise à partie par des partisans du président et par les forces de l'ordre.

AFP

Première publication : 16/03/2013

  • DIPLOMATIE

    L'Union européenne lève les sanctions contre le Zimbabwe mais pas contre Mugabe

    En savoir plus

  • ZIMBABWE

    Le Premier ministre Tsvangirai appelle à la démission du président Mugabe

    En savoir plus

  • ZIMBABWE

    Le Premier ministre Morgan Tsvangirai se résout à de nouvelles élections

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)