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L'opposition syrienne réunie à Istanbul pour se choisir un Premier ministre
Les responsables de l'opposition syrienne se réunissent lundi et mardi dans un hôtel d'Istanbul pour se choisir un Premier ministre. Il sera chargé de constituer un gouvernement à même d'administrer les territoires contrôlés par les insurgés.
Un ancien ministre de l'Agriculture, un économiste et un cadre supérieur dans les telecoms sont favoris pour occuper le poste de Premier ministre de la rébellion qui devra gérer les territoires du nord et de l'est de la Syrie conquis par les insurgés.
Lundi et mardi dans un hôtel d'Istanbul, les quelque 70 membres de la Coalition, l'organe le plus représentatif de l'opposition, départageront la dizaine de candidats, dont la majorité sont peu connus, mais desquels émergent l'ex-ministre Assaad Moustapha et l'économiste Oussama al-Kadi et un dirigeant d'une entreprise américaine Ghassan Hitto.
Une fois choisi, lors d'un vote à bulletins secrets, le Premier ministre formera son gouvernement dont la composition devra être approuvée par la Coalition. L'opposition entend ainsi montrer sa capacité à gérer des territoires pris au régime par les armes, mais où règne aujourd'hui le chaos en l'absence d'une administration digne de ce nom.
"Il y a un réel besoin d'une meilleure gestion de la vie quotidienne dans les zones libérées. Il faut une autorité civile qui soit une alternative au gouvernement d'Assad", affirme à l'AFP Matar Ismaïl, un militant anti-régime de la région de Damas.
Les membres de l'opposition déclarent vouloir un bon administrateur ayant des liens anciens avec le soulèvement, mais les pays les plus engagés avec les rebelles, comme l'Arabie saoudite et le Qatar, auront leur mot à dire.
"Le Premier ministre doit être un homme totalement acquis à la révolution et c'est mieux encore s'il a vécu en Syrie jusqu'à récemment et non quelqu'un qui a résidé depuis longtemps à l'étranger", estime l'opposant de longue date Haytham al-Maleh.
"Le prochain Premier ministre ne sera pas choisi en fonction du nom le plus répandu dans les médias mais en prenant en compte celui qui est le plus apte à diriger un gouvernement qui répondra aux besoins les plus pressants de la population", explique un autre membre de la Coalition, Ahmad Ramadan.
Sur les trois noms qui se détachent du lot, deux sont des technocrates qui ont passé une partie de leur vie aux Etats-Unis: Oussama al-Kadi, né en 1968 à Alep et qui dirige à Washington le Centre syrien pour les études politiques et stratégiques et Ghassan Hitto, né en 1963 à Damas et qui a passé près de 25 ans aux Etats-Unis où il a été un cadre dirigeant d'entreprises de haute technologie avant de rejoindre la Turquie et les rangs de la révolution fin 2012.
Le troisième favori a un parcours différent. Né en 1947 à Idleb, Assaad Moustapha, s'il ne parle pas l'anglais comme ses deux concurrents, peut faire valoir son expérience gouvernementale puisqu'il fut durant neuf ans, jusqu'en 2001, ministre de l'Agriculture de feu Hafez al-Assad puis de son fils Bachar.
"Si on veut un technocrate, alors c'est peut être Kadi qui gagnera. Si le choix c'est l'expérience alors ce sera Moustapha", commente M. Ramadan.
"Ce dernier jouit d'une bonne expérience, il a été proche depuis longtemps de la révolution et il est respecté", précise-t-il à 'AFP.
L'opposant marxiste chrétien Michel Kilo, a décliné le poste, tout comme le premier chef de l'opposition Burhane Ghalioun et Riad Hijab, l'ancien Premier ministre de Bachar al-Assad.
Selon Ahmad Ramadan, la Coalition pourrait procéder à un premier vote puis à un second avec les deux candidats arrivés en tête.
Le choix d'un Premier ministre et de former un gouvernement ne font pas l'unanimité. Certains comme Michel Kilo sont opposés à la mise sur pied d'un gouvernement intérimaire et veulent privilégier un dialogue avec le régime pour aboutir à la constitution d'un gouvernement formé de membres de l'opposition et du régime.
Il semble que Washington préfère aussi cette option mais la Ligue arabe et la Turquie appuient un gouvernement intérimaire.
Pour les militants sur le terrain, cette désignation du Premier ministre à Istanbul représente une réelle alternative à Assad. "Même si ce n'est pas nous qui l'élisons directement, nous pouvons les rendre responsables des erreurs qui pourraient être commises. Cela représente un espoir", assure Matar Ismaïl.
AFP

























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(4) Réactions
J'en suis sûr à 100% que ce
J'en suis sûr à 100% que ce gouvernement ne tient pas la route car ça sera le gouvernement des exilés et non le vrai gouvernement des vrais opposants de l'intérieur,il reste très minoritaire dans le pays démocratiquement parlant ça ne va pas loin,c'est encore un montage de la turquie,de qatar et de quelques monarchies du golfe avec la complicité de quelques pays Occidentaux.La coalition nationale Syrienne n'existe que sur le papier,en réalité ce sont les frères musulmans les plus radicaux qui tiennent le flambeau.
L'opposition syrienne réunie
L'opposition syrienne réunie à Istanbul pour se choisir un Premier ministre ...Souhaitons bonne chance a cette opposition qui va élire un Premier Ministre. La tache sera très ardue vue le nombre de groupes qui participent a cette opposition. De plus nous les arabes nous avons une une société composée d individus très " Power oriented ".
Sur les trois noms qui se
Sur les trois noms qui se détachent du lot, deux sont des technocrates ayant passé une grande partie de leur vie aux Etats-Unis: Oussama al-Kadi, né en 1968 à Alep et qui dirige à Washington le Centre syrien pour les études politiques et stratégiques et Ghassan Hitto, né en 1963 à Damas et qui a passé près de 25 ans aux Etats-Unis où il a été un cadre dirigeant d'entreprises de haute technologie avant de rejoindre la Turquie et les rangs de la révolution fin 2012.
En revanche, le troisième favori a un parcours différent. Né en 1947 à Idleb, Assaad Moustapha ne parle pas l'anglais comme ses deux concurrents mais peut faire valoir son expérience gouvernementale puisqu'il fut durant neuf ans, jusqu'en 2001, ministre de l'Agriculture de feu Hafez al-Assad puis de son fils Bachar, avant de partir au Koweït.
Pas de candidat de l'opposition syrienne en Syrie ces dernières années ? Deux candidats pro-américains et un autre résidant du Koweit ( sous tutelle militaire américaine ) .
L
Ah ben nous y voilà ... ce
Ah ben nous y voilà ... ce n'est plus pour "dégager" Bachar mais pour éliminer al quaida...
A la différence du Mali, c'est que Bachar n'a rien demandé, et que la France n'a pas eu de 11 septembre...
Admettons, les amis du MONDE ( Al Nosra ), n'ont point "de lien organique avec Al Qaida", ce qui est le cas de toute les groupes islamistes désormais, mais passons, sont infiltrés partout, dans tous les groupes rebelles...Alors comment FABIUS HOLLANDE et consort, vont distinguer les BONS et les MAUVAIS REBELLES ?
Les BONS REBELLES vont donc se battre contre Bachar et les MAUVAIS REBELLES..
Disons les choses clairement LES ENNEMIS DE DAMAS sont obligés de reconnaitre que BACHAR a raison, et qu'implicitement, ils vont lui donner un coup de main. Il ne reste plus qu'à la FRANCE de déclarer comme les Etats Unis, l'Australie et d'autres pays, AL NOSRA groupe terroriste.
Quant à la Jordanie, qui sert de base aux anti-assad, que Dieu preserve ses habitants, car avec ce tournant, maintenant, les islamistes, et/ou les pro bachar lui demanderont certainement de rendre des comptes...