Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gambie : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir d'après Barrow

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "On ne doit pas jouer à se faire peur", tempère Maurice Lévy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

TECH 24

Satellites : les nouveaux maîtres du ciel

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

Economie

L'exonération des petits épargnants chypriotes "est purement symbolique"

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 19/03/2013

Afin de faire accepter par le Parlement chypriote la taxe sur les dépôts bancaires, Nicosie a décidé d’exonérer les comptes de moins de 20 000 euros. Un changement "symbolique et sans impact économique", affirme l’économiste Pascal de Lima.

Les autorités chypriotes ont décidé mardi 19 mars d’exonérer les comptes en banque de moins de 20 000 euros du projet de taxe très controversé sur les dépôts bancaires. Le gouvernement avait annoncé la veille son intention d’amender le texte original qui avait été vivement critiqué et menaçait d’être retoqué lors du vote au Parlement chypriote attendu mardi 19 mars en fin d'après-midi.

La nouvelle mouture de cette mesure met les plus petits épargnants à l’abri tandis qu’elle ne change pas la taxation des dépôts dépassant les 20 000 euros (6,75% en-dessous de 100 000 euros et 9,99% au-dessus). Nicosie espère que cette modification convaincra le Parlement d'adopter le projet en l’état.

Un vote positif est en effet crucial pour l'île car la taxation des dépôts bancaires est une condition sine qua none posée par la Troïka (Union européenne, Fonds monétaire internationale et Banque centrale européenne) pour débloquer une aide internationale de 10 milliards d’euros dont Chypre a cruellement besoin pour ne pas faire faillite.

"Très peu de Chypriotes concernés"

En annonçant cette nouvelle exemption, Chypre “entend dire au monde et à son opinion publique qu’il protége les plus petits épargnants”, souligne à FRANCE 24 Pascal de Lima, spécialiste du secteur bancaire et enseignant à Science-Po Paris. Mais pour l'expert, c’est une “modification purement symbolique” car elle ne concerne que très peu de Chypriotes. “La plupart des épargnants ont justement entre 20 000 et 100 000 euros”, affirme-t-il.

Cette nouvelle version de la taxe sur les dépôts bancaires devrait donc “n’avoir aucun impact économique”, assure le spécialiste - contrairement aux affirmations de la Banque centrale de Chypre qui craint que l'objectif de lever près de 6 milliards d'euros ne soit pas tenu. Mais d’après Pascal de Lima, si le FMI a pu rapidement apporter son soutien au texte amendé, c'est bien parce que l’exonération ne devrait pas changer grand-chose à la donne fiscale.

En revanche, selon Pascal de Lima, l’impact en terme d’image pour la zone euro est “très négatif”. Ce nouvel épisode de la valse-hésitation autour du plan de sauvetage de Chypre prouve “que la zone euro navigue à vue sur cette question sans avoir de plan clair”, note l'économiste. Un manque de fermeté qui risque de ne pas plaire du tout aux marchés financiers : “Ils risquent de se dire que si la zone euro peine à trouver la solution pour un petit pays comme Chypre qu’est-ce que ça va être s’il faut se pencher sur le cas de pays plus importants”, conclut-il.

Première publication : 19/03/2013

  • CHYPRE

    La zone euro ne souhaite plus taxer les petits épargnants chypriotes

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Le sauvetage de Chypre ravive les craintes d'une contagion de la crise

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    La Russie, principale victime collatérale du plan de sauvetage chypriote

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)