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EUROPE

La justice russe classe l'enquête sur la mort de Sergueï Magnitski

© Photo AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/03/2013

L'enquête sur la mort dans une prison de Moscou en 2009 de Sergueï Magnitski, le juriste qui avait dénoncé une vaste affaire d'escroquerie financière, vient d'être classée faute de "fait objectif" par le comité d'enquête russe.

Les enquêteurs russes ont annoncé mardi avoir classé l'enquête sur la mort en prison en 2009 du juriste Sergueï Magnitski, qui avait dénoncé une vaste escroquerie financière et dont l'affaire a suscité de vives tensions entre Moscou et Washington.

La seule personne inculpée dans ce dossier avait déjà été relaxée fin décembre par la justice russe.

"L'enquête n'a établi aucun fait objectif prouvant que des crimes ont été commis à l'encontre de Sergueï Magnitski", indique le comité d'enquête dans un communiqué.

Sergueï Magnitski, qui conseillait le fonds d'investissement occidental Hermitage Capital, est mort à 37 ans dans une prison de Moscou en novembre 2009 après 11 mois de détention provisoire.

Il avait été arrêté en 2008 pour fraude fiscale après avoir dénoncé une vaste machination financière de 5,4 milliards de roubles (130 millions d'euros) ourdie, selon lui, par des responsables de la police et du fisc au détriment de son employeur ainsi que de l'Etat russe.

M. Magnitski avait alors été inculpé à son tour de fraude fiscale par les responsables mêmes qu'il dénonçait, selon Hermitage.

Le conseil pour les droits de l'homme auprès du Kremlin, une structure purement consultative, a reconnu, dans une expertise sans effet juridique, qu'il avait été victime de violences en prison et privé de soins de manière intentionnelle.

Mais l'enquête officielle n'a retenu que des négligences et le seul inculpé dans l'affaire, Dmitri Kratov, l'ancien directeur adjoint de la prison Boutyrka dans la capitale russe, a été relaxé en décembre.

"Le placement en détention provisoire de Magnitski a été fait en conformité avec la loi et pour des raisons suffisantes", explique le comité d'enquête.

Par ailleurs, "aucune pression n'a été exercée sur lui, aucune violence physique ni torture n'ont été commises à son encontre", poursuit le comité.

L'affaire a provoqué un conflit diplomatique entre Moscou et Washington.

AFP

Première publication : 19/03/2013

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