Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"L'écureuil et le serpent"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie : la guerre oubliée

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse?

En savoir plus

SUR LE NET

Le web se met au « Ice Bucket Challenge » pour la bonne cause

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Montréal, toute une histoire

En savoir plus

FOCUS

Israël : Tsahal face aux minorités de la société israélienne

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guillaume Foliot, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le camp d'Ali Bongo répond aux attaques de Jean Ping

En savoir plus

  • L'État islamique annonce avoir décapité un journaliste américain

    En savoir plus

  • Gaza : reprise des affrontements entre Israël et le Hamas

    En savoir plus

  • L'armée irakienne attaque les jihadistes sur plusieurs fronts

    En savoir plus

  • L'opposition pakistanaise pénètre dans la zone rouge d’Islamabad

    En savoir plus

  • Libération : raconter l’été 44 au-delà des "moments de gloire et de triomphe"

    En savoir plus

  • Ligue 1 : une enquête judiciaire ouverte après le coup de tête de Brandao

    En savoir plus

  • Championnat d'Europe : Florent Manaudou vainqueur ex æquo sur 50 m papillon

    En savoir plus

  • Le prince saoudien braqué à Paris est un fils du roi Fahd mort en 2005

    En savoir plus

  • Émeutes de Ferguson : les États-Unis face à leurs vieux démons racistes

    En savoir plus

  • Carte interactive : "Ici est tombé" pour la Libération de Paris

    En savoir plus

  • Libération de Paris : "J'accueillais mes libérateurs"

    En savoir plus

  • Dans l’est de l'Ukraine, Lougansk en proie à d’intenses combats

    En savoir plus

  • Le pape François ouvre davantage la voie à la béatification de Mgr Romero

    En savoir plus

  • Amos Gitaï : "Israël est un projet politique, pas un projet religieux"

    En savoir plus

FRANCE

"Je sais où je vais" : en pleine tempête Cahuzac, Ayrault veut garder le cap

© AFP

Vidéo par France 2

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 20/03/2013

Le Premier ministre français Jean-marc Ayrault a dû défendre mercredi l'action de son gouvernement face à la motion de défiance déposée par l'UMP. Un exercice difficile au lendemain de la démission du ministre du Budget Jérôme Cahuzac.

Elle n’avait aucune chance d’aboutir mais elle ne pouvait pas plus mal tomber. La motion de censure de l’UMP dénonçant la politique économique du gouvernement et rejetée ce mercredi à l’Assemblée nationale intervient au pire moment pour l’exécutif français.

Il faut dire que depuis quelques semaines, le gouvernement encaisse les mauvaises nouvelles à tour de rôle. Après la publication des nouveaux chiffres catastrophiques du chômage au mois de février, l’annonce de la désastreuse cote de popularité du président de la République qui atteint péniblement les 35 %, le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault a dû également digérer la démission, mardi 19 mars, du ministre du Budget Jérôme Cahuzac, un des piliers de l’exécutif, empêtré dans une affaire de "blanchiment de fraude fiscale".

C’est donc dans ce contexte délétère que Jean-Marc Ayrault - lui-même critiqué pour son manque de charisme et d’autorité – a  défendu son action gouvernementale dans l’hémicycle. Une véritable gageure pour un homme politique peu à l’aise dans l’exercice du grand oral, qui a dû affronter les huées de l’oppostion et se contenter du timide soutien de son propre camp…

"Je sais où je vais"

"Je sais où je vais. Je sais comment y parvenir. Je sais ce que la France doit être à la fin de ce quinquennat", a-t-il lancé à la tribune de l'Assemblée nationale avant d’énumérer les objectifs de son gouvernement : davantage de dialogue social, de sécurité pour le travail, d’égalité des droits. Moins de chômage et de précarité. "J’appelle à un compromis historique avec tous les Français pour vaincre le chômage", a-t-il ajouté. Seule annonce du Premier ministre : la proposition de loi sur les cumuls des mandats qui sera déposée avant l’été.

Avant lui, Jean-François Copé, le président de l’UMP - toujours très offensif - n’a pas manqué de revenir sur la fébrilité actuelle du gouvernement en accusant le Premier ministre socialiste de "marcher avec détermination vers l'abîme". Clamant qu'il fallait changer de politique "maintenant" dans une allusion au slogan du candidat Hollande, Jean-François Copé a également appelé Jean-Marc Ayrault à s'inspirer d'autres figures de gauche, comme l'Allemand Gerhard Schroeder ou encore les Français Pierre Mendès France et Georges Clemenceau.

Le "teapartisme" de Copé

Pour toute réponse, le chef du gouvernement a dénoncé les dérives idéologiques de son adversaire politique, fustigeant sa tentation de "teapartysme" [référence au "Tea party", l’aile dure de la droite américaine, ndlr]. "Je récuse (…) cette combinaison du libéralisme économique et d'une droite autoritaire et ultraconservatrice, qui conduit à amputer la République de ses valeurs d'égalité et de fraternité", a-t-il lancé.

Reste désormais à savoir si ce discours fleuve de Jean-marc Ayrault aura réussi à resserrer les rangs socialistes - quelque peu désunis - et qui attendaient surtout le "discours d’un chef, qui sait où il va", selon l’expression du député PS de l'Essonne Thierry Mandon. Car si cette motion de censure a été l'occasion pour l’UMP de se mettre en valeur, elle n’en reste pas moins une opportunité pour le camp PS de se ressouder.

Avec dépêches

Première publication : 20/03/2013

  • FRANCE

    Revue de presse : "l'inéluctable" démission de Jérôme Cahuzac

    En savoir plus

  • FRANCE

    Jean-Marc Ayrault demande 5 milliards d'euros "d'économies nouvelles" aux ministères

    En savoir plus

  • FRANCE

    Le gouvernement Ayrault face à sa première grève de fonctionnaires

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)