Dernière modification : 21/03/2013 

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Les dirigeants chypriotes jettent les bases d'un nouveau plan de sauvetage

© AFP

Les dirigeants chypriotes ont annoncé la création d'un fonds d'investissement en remplacement du plan de sauvetage européen rejeté par le Parlement. L'idée d'une taxe sur les dépôts bancaires, un temps pressentie, a été rejetée.

Par Alexia KEFALAS , envoyée spéciale FRANCE 24 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Les dirigeants chypriotes ont fait savoir, jeudi 21 mars,  qu'is s'opposaient à l'instauration une taxe sur les dépôts bancaires qu'ils jugent impopulaire. "Le sujet de la taxe n'était pas sur la table", a déclaré le président du Parlement, Yiannakis Omirou, à l'issue d'une réunion visant à examiner les moyens de lever 5,8 milliards d'euros dans le cadre du plan de sauvetage de l'île.

Les participants de ce conclave, auquel participait le chef de l'État Nicos Anastasiades, ont opté pour la création d'un fonds d'investissement. "À la suite d'une proposition du président de la République, un consensus a été atteint et une décision unanime prise pour créer un fonds d'investissement de solidarité. La proposition est actuellement examinée sur le plan technique et légal par les services juridiques de la République", a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Cette réunion faisait suite au refus, mardi, du Parlement d'entériner la taxation des dépôts proposée par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre d'un plan de sauvetage de l'île. Un prêt de 10 milliards d’euros destiné à redresser l’économie chypriote est en jeu dans ces négociations.

Mardi 19 mars, aucun des 56 députés de l’île n'a voté en faveur du plan de Bruxelles, qui prévoyait que Chypre lève 5,8 milliards d'euros en ponctionnant les dépôts dans les banques chypriotes à hauteur de 6,75 % en dessous de 100 000 euros et de 9,9 % au-delà. À la suite de ce rejet, les bailleurs de fonds européens se sont dits prêts à examiner un plan de sauvetage remodelé.

Les banques fermées jusqu’à mardi

Dans le même temps, le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, est lui en Russie pour essayer d'obtenir une extension du crédit de 2,5 milliards d'euros accordé par Moscou à Nicosie en 2011 et qui arrive à terme en 2016. Selon une source gouvernementale russe, aucun accord n’a été conclu pour le moment.

Fermées depuis le week-end dernier, les banques de l’île ne rouvriront pas avant mardi prochain, lundi étant un jour férié à Chypre, a déclaré un responsable du gouvernement. S'il est encore possible de retirer de l'argent aux guichets, tous les virements sont bloqués. La Bourse de Nicosie sera également fermée jeudi et vendredi.

Selon la radio publique, les autorités chypriotes envisagent une loi restreignant les sorties en liquide du pays une fois les banques rouvertes et scindant les établissements en deux catégories : les bonnes et les mauvaises banques.

Avec dépêches

 

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(1) Réaction

Les russes font pression sur

Les russes font pression sur l'UE dans l'affaire chypriote parce que pour beaucoup de russes millionnaires c'est un paradis fiscale et aussi un des pays ou la mafia russe arrive à faire du blanchiment d'argent facilement.

Imposé une grosse taxe sur les gros dépôts à Chypre c'est taxé les millionnaires russes qui ont réussit à échappé au fisc de leur pays avec une certaine complicité du gouvernement russe.

Les politiciens de Chypre sont corrompu par l'argent des russes du coup ils défendent les intérêts russes plus que les intérêts réels de leur citoyens.

 
 
 
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