Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

États-Unis - Cuba, un rapprochement historique

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Pakistan : massacre dans une école de Peshawar

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Airbus livre le premier A350 à Qatar Airways

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Une élection sans perdant ?"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Juppé n'est pas le Père Noël"

En savoir plus

SUR LE NET

Noël : les jouets connectés au pied du sapin

En savoir plus

SUR LE NET

Le rapprochement avec Cuba divise la Toile américaine

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

Moyen-orient

Le jour où les services secrets américains ont manqué de tuer Ahmadinejad

© AFP

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 22/03/2013

En 2006, alors qu’il était chargé d’escorter le président iranien à une Assemblée générale des Nations unies, un agent des services secrets américains a malencontreusement tiré une balle qui a frôlé Mahmoud Ahmadinejad...

C’est un incident qui aurait pu changer le cours de l’Histoire. En septembre 2006, alors que Mahmoud Ahmadinejad se trouve à New York pour assister à une réunion de l’Assemblée générale des Nations unies, un des agents américains chargé de l’escorter a tiré par mégarde en direction du président iranien. L’agent spécial était en train d’ajuster son arme quand une balle est partie... et a frôlé le dirigeant iranien.

"Tout le monde s’est arrêté, raconte un témoin. Les Iraniens nous ont regardés et nous avons regardé les Iraniens. L’agent a commencé à s’excuser. Ahmadinejad a juste tourné la tête puis il est monté dans la voiture."

L’histoire, rapportée dès le lendemain dans une note adressée aux plus hauts dirigeants de l'administration Bush, a été tenue secrète jusqu'alors. C’est l’un de ces mêmes responsables américains qui a finalement décidé de révéler l’anecdote au journaliste Marc Ambinder, dans son ouvrage - à paraître - "Deep State: Inside the Government Secrecy Industry", dont le magazine américain "The Atlantic" a publié un court extrait.

À l’époque, la divulgation de l’incident aurait pu très sérieusement compliquer les relations américano-iraniennes. "Quand j’ai lu la note, je me souviens avoir fermé les yeux", raconte l’agent officiel. Il s'agissait en effet de "trois phrases qui ont donné des sueurs froides à la douzaine de hauts responsables de la Maison Blanche habilités à les lire", écrit Marc Ambinder.

"Ruiner de manière dévastatrice les relations entre les deux pays"

Il faut dire qu’en 2006, "l'administration Bush réfléchissait à la manière dont il fallait gérer le programme nucléaire iranien. Et un agent des services secrets venait juste de donner à l'Iran une opportunité de ruiner de manière dévastatrice les relations entre les deux pays. Ahmadinejad allait certainement révéler l'accident à la tribune des Nations unies. Il pouvait prétendre que les États-Unis avaient essayé de l'assassiner, et bouleverser ainsi toute la conférence", ajoute le responsable.

Étonnamment, pourtant, le président iranien, qui a sans aucun doute entendu la détonation, n’a jamais révélé l’incident. Pour Washington, le mutisme iranien était forcément coupable. Ou du moins calculé. "Leur silence a conduit la Maison Blanche à changer son regard sur Ahmadinejad. C'était une preuve que l'Iran agissait de manière stratégique, et donc avec prudence", indique le journaliste Marc Ambinder.

Première publication : 22/03/2013

  • IRAN

    La photo de Mahmoud Ahmadinejad qui choque les conservateurs iraniens

    En savoir plus

  • VENEZUELA

    Pour Ahmadinejad, Chavez reviendra sur terre aux côtés de "Jésus et de l'Homme parfait"

    En savoir plus

  • JEUX OLYMPIQUES

    Quand l'Iran et les États-Unis luttent côte à côte

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)