Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Berlusconi condamné à rester avec des gens de son âge"

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 2)

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Nigeria face à Boko Haram

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ali Benflis répond aux attaques d’Abdelaziz Bouteflika

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Chine : la croissance ralentit à 7,4% au premier trimestre

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Dans l'ombre de Bouteflika"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Booty Looting", un pillage chorégraphié de Wim Vandekeybus

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Bras de fer entre Washington et Téhéran autour d’un ambassadeur

En savoir plus

  • En images : des centaines de disparus après le naufrage d’un ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • En direct : démonstration de force des pro-Russes dans l'est de l'Ukraine

    En savoir plus

  • Crimes de guerre en Syrie : la France veut faire saisir la CPI

    En savoir plus

  • Les Brésiliens de Mineiro ne veulent pas de Nicolas Anelka

    En savoir plus

  • La police de New York ferme une unité secrète chargée d'espionner les musulmans

    En savoir plus

  • Démission du puissant chef des renseignements saoudiens

    En savoir plus

  • "Injustices et corruption alimentent le cycle de violences au Nigeria"

    En savoir plus

  • Vladimir Poutine : "L'Ukraine est au bord de la guerre civile"

    En savoir plus

  • Violences sexuelles dans l'armée : Le Drian prône la "tolérance zéro"

    En savoir plus

  • Coupe d'Espagne : une finale Barcelone-Madrid sans Ronaldo

    En savoir plus

  • La justice indienne reconnaît l’existence d’un troisième genre

    En savoir plus

  • Kiev passe à l'offensive contre les pro-russes dans l'Est

    En savoir plus

  • Ali Benflis : "La présidence à vie en Algérie, c’est terminé"

    En savoir plus

  • Les prisonniers d'Abou Ghraib transférés face à la menace djihadiste

    En savoir plus

  • Des travaux d'intérêt général pour Silvio Berlusconi

    En savoir plus

  • Vidéo : Yasmina Khadra appelle les Algériens à "chasser" le régime

    En savoir plus

  • Réforme des régions : la Bourgogne et la Franche-Comté sur la voie de la fusion

    En savoir plus

  • Reportage : à Horlivka, les insurgés s'emparent des bâtiments officiels

    En savoir plus

Moyen-orient

Démission du Premier ministre libanais Najib Mikati

© AFP

Vidéo par Selim EL MEDDEB

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/03/2013

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a annoncé vendredi sa démission, qui entraîne automatiquement celle de son gouvernement. Des divergences existaient au sein de son cabinet sur la préparation des législatives prévues en juin.

Au pouvoir depuis 2011, le Premier ministre libanais Najib Mikati a créé la surprise en démissionnant vendredi 22 mars en début de soirée. En cause : des divergences grandissantes au sein de son gouvernement quant à la préparation des législatives prévue le 9 juin.  

"J'annonce la démission du gouvernement en espérant que cela fera prendre conscience aux principaux blocs politiques au Liban de la nécessité d'assumer leurs responsabilités et de faire preuve de cohésion pour éviter l'inconnu au Liban", a-t-il dit aux journalistes lors d'une conférence de presse au Grand Sérail pour justifier son choix.

Premier problème : la loi électorale en vigueur depuis 1960. Depuis plusieurs semaines, elle est au cœur de tous les débats et menace le fragile échafaudage confessionnel au pays du Cèdre. Plusieurs partis politiques, dont celui des chrétiens, estiment que l'actuel découpage électorale est défavorable à leur communuaté. Selon eux, les circonscriptions actuelles favorisent les musulmans qui, plus nombreux, peuvent choisir les députés chrétiens qui leur conviennent.
 
Pour Mikati, le plus important est que les élections se tiennent à la date prévue pour, dit-il, "donner du sang nouveau à la politique libanaise". Il est de fait favorable à la loi actuelle, "constatant qu'une nouvelle loi ne pourrait pas être rédigée dans les délais impartis". Pour ne pas prendre de retard dans l'organisation des élections, il a donc proposé vendredi la mise sur pied d'une commission de supervision des élections - proposition qui n'a pas été suivie par ses ministres.
 
Une démission qui ouvre une période d'incertitude
 
Deuxième point de désaccord ayant conduit au départ de Najib Mikati : le renouvellement du mandat du général Achraf Rifi, l’actuel directeur général des Forces de sécurité intérieures (FSI), soutenu par le Premier ministre démissionnaire. "Une grande institution militaire entre dans l'inconnu et j'ai trouvé que le plus convenable en cette période serait que son chef poursuive sa mission. Mais j'ai aussi remarqué que beaucoup de ministres au sein du cabinet n'ont pas l'intention d'approuver cette décision", a-t-il expliqué.
 
L’annonce de la démission de Najib Mikati ouvre une période d'incertitude à l'heure où la Syrie, ancienne puissance tutélaire, est ravagée par une guerre civile. Durant ses deux années au pouvoir, Najib Mikati s'est efforcé de protéger le Liban des débordements de la guerre en Syrie. Mais le conflit n’a eu de cesse d’attiser les tensions entre les différentes communautés du pays du Cèdre, provoquant notamment des violences dans les rues de Tripoli, la grande ville du nord du pays.
 
Échanges de tirs
 
Alors que sunnites et alaouites y avaient annoncé un cessez-le-feu quelques heures avant la démission du gouvernement, des échanges de tirs entre les quartiers rivaux de Bab el-Tebbaneh - à majorité sunnite et anti-Assad - et Jabal Mohsen - à majorité alaouite et pro-Assad - ont été rapportés (voir le reportage de FRANCE 24 ci-dessous). Même constat sur la route reliant Tripoli au Akkar tandis que certains médias parlent même de tirs d’obus.
 
Situation tendue à Tripoli, au Liban, entre factions pro et anti Assad
À Washington, la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, a dit que les États-Unis "suivaient de très près" la situation au Liban. "Notre point de vue est que nous pensons que le peuple libanais mérite un gouvernement qui reflète ses aspirations et qui renforce la stabilité, la souveraineté et l'indépendance" du pays, a-t-elle déclaré, exprimant "la vive inquiétude" des États-Unis quant au rôle que joue le Hezbollah.
 
Ennemi juré d'Israël, le mouvement chiite libanais a qualifié vendredi Barack Obama de "simple fonctionnaire de l'entité sioniste" après l'appel du président américain à considérer le Hezbollah comme une organisation terroriste.
 

Avec dépêches

Première publication : 22/03/2013

  • LIBAN

    Najib Mikati : "Tant que le Liban restera neutre, il sera à l’abri de la crise syrienne"

    En savoir plus

  • SYRIE

    Bombardement syrien à la frontière libanaise

    En savoir plus

  • PROCHE-ORIENT

    Sous tension, le Liban tente d’éviter l’embrasement

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)