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Afrique

Le chef rebelle congolais Bosco Ntaganda en route pour la CPI

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/03/2013

Recherché pour crimes contre l'humanité, l'ancien général congolais Bosco Ntaganda, surnommé "le Terminator", a quitté vendredi l'ambassade américaine de Kigali pour le siège de la Cour pénale internationale (CPI), afin d'y être jugé.

Le chef rebelle de la République démocratique du Congo (RDC) Bosco Ntaganda, qui était réfugié depuis lundi à l'ambassade américaine de Kigali, a quitté le Rwanda pour La Haye, siège de la Cour pénale internationale (CPI) qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé vendredi le gouvernement rwandais.

"Bosco Ntagdanga vient de décoller de Kigali et se trouve entre les mains de responsables de la CPI," a annoncé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, sur son compte Twitter. L'ambassade américaine à Kigali a, en outre, confirmé que le rebelle avait quitté ses locaux et était en route vers la CPI avec des responsables de la Cour.

Celui que l'on surnomme "Terminator" est notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d'enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans la région de Ituri, située au nord-est de la République démocratique du Congo.

Bosco Ntaganda a commandé l'une des factions du mouvement insurgé M23, qui a menacé à la fin de l'année dernière de marcher sur Kinshasa après avoir pris la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo.

La CPI a précisé qu'elle fixera bientôt la date de sa première audience pour confirmer son identité.

Une reddition surprise

Contre toute attente, Bosco Ntaganda s'est spontanément présenté lundi dernier à l'ambassade américaine au Rwanda et a, selon Washington, demandé à être envoyé devant la CPI. La "reddition" du général a soulevé de nombreuses questions.

Selon Carina Tertsakian, de Human Rights Watch, l’ex-général a peut-être été "lâché" par Kigali. Il était utile "tant qu'il était à la tête de groupes armés qui servaient les intérêts économiques, politiques, militaires du Rwanda au Congo", dit-elle. Mais privé de pouvoir, et sous le coup de mandats d'arrêt, il ne l'est plus.

Avec dépêches

Première publication : 22/03/2013

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