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Afrique

Le chef rebelle congolais Ntaganda comparaîtra mardi devant la CPI

© AFP

Vidéo par Stéphanie MAUPAS

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/03/2013

Recherché pour crimes contre l'humanité, l'ancien général congolais Bosco Ntaganda, surnommé "le Terminator", est arrivé vendredi soir au centre de détention de la CPI. Sa première comparution à la Haye a été fixée à mardi matin.

Le chef rebelle de la République démocratique du Congo (RDC) Bosco Ntaganda, qui était réfugié depuis lundi à l'ambassade américaine de Kigali, est arrivé vendredi soir au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI).

Recherché pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, "Bosco Ntaganda est arrivé au quartier pénitentiaire de la CPI", a sobrement indiqué la CPI sur son compte Twitter officiel. Peu de temps auparavant, l'accusé avait atterri à l'aéroport de Rotterdam, à environ 25 kilomètres du centre de détention, situé dans le quartier balnéaire de La Haye, Scheveningen.

"Terminator" accusé de viols, meurtres, enrôlement d'enfants-soldats...

Sa première comparution a été fixée à mardi matin. Les juges vérifieront alors l'identité du suspect, l'informeront des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI.

Celui que l'on surnomme "Terminator" est notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d'enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans la région de Ituri, située au nord-est de la République démocratique du Congo.

Bosco Ntaganda a commandé l'une des factions du mouvement insurgé M23, qui a menacé à la fin de l'année dernière de marcher sur Kinshasa après avoir pris la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Une reddition surprise

Contre toute attente, Bosco Ntaganda s'est spontanément présenté lundi dernier à l'ambassade américaine au Rwanda et a, selon Washington, demandé à être envoyé devant la CPI. La "reddition" du général a soulevé de nombreuses questions.

Selon Carina Tertsakian, de Human Rights Watch, l’ex-général a peut-être été "lâché" par Kigali. Il était utile "tant qu'il était à la tête de groupes armés qui servaient les intérêts économiques, politiques, militaires du Rwanda au Congo", dit-elle. Mais privé de pouvoir, et sous le coup de mandats d'arrêt, il ne l'est plus.

Avec dépêches

Première publication : 23/03/2013

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