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Afrique

Qui sont les rebelles de la Séléka, nouveaux maîtres de Bangui ?

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/03/2013

Les rebelles de la Séléka ont pris, ce week-end, le contrôle de Bangui, la capitale de République centrafricaine. Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils pris les armes contre le pouvoir de François Bozizé ? Éléments de réponse.

Qui sont les rebelles de la Séléka ?

La Séléka est une coalition de petits mouvements qui s’opposent à François Bozizé. Quand il a pris le pouvoir par la force en 2003, des mouvements rebelles hostiles au pouvoir sont nés, notamment l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UDFR), puis trois ans plus tard, le mouvement rebelle Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ils ont mené régulièrement des actions armées dans plusieurs régions du pays.

En 2011, après la réelection de Bozizé à la tête de la Centrafrique, ces deux principaux groupes rebelles signent un accord de paix avec le gouvernement. Mais plusieurs factions dissidentes, issues des rangs de l’UDFR, du CPJP ainsi que de plusieurs autres petits groupes, se réunissent pour créer la Séléka, le 10 décembre dernier. Ils considèrent que les accords de paix conclus en 2011 n’ont pas été respectés par le clan Bozizé.

La Séléka est dirigée par Michel Djotodia, un ancien diplomate et fondateur de l’UFDR. Les porte-parole Djouma Narkoyo et Éric Massi sont également deux personnalités primordiales du mouvement. Éric Massi est le fils d’un ministre de François Bozizé qui a été tué après avoir fait défection.

Entre décembre et janvier dernier, la rébellion est parvenue à contrôler les trois quarts du territoire centrafricain. "On peut se poser des questions sur l’importance du matériel dont ils disposent", réagit sur RFI Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste de la Centrafrique, pointant également du doigt la bonne organisation militaire du groupe. L’expert suspecte le concours d’autres mouvements armés étrangers, notamment venus du Darfour et du Tchad.


Pourquoi la Séléka a-t-elle repris les armes ?

La Séléka a pris les armes en décembre dernier et a alors entamé une "reconquête" du pays. De nouveaux accords de paix sont signés à Libreville, le 11 janvier 2013. Un gouvernement d’union nationale est formé, incluant plusieurs personnalités de la Séléka.

Mais les rebelles ont de nouveau repris les armes, mercredi 20 mars. "Les clauses essentielles de l'accord n'ont pas été respectées", estime Roland Marchal. Selon le chercheur, le président centrafricain François Bozizé n’a pas mis en œuvre le partage des pouvoirs, ni la clause prévoyant l’intégration des insurgés dans l’armée.

De plus, les prisonniers politiques, comme sont présentés les parents des commandants de la Séléka qui ont été arrêtés au mois de décembre, n’ont toujours pas été libérés. Enfin, les promesses faites concernant la pacification n’ont pas non plus été tenues. "Sur ce point, les responsabilités sont beaucoup plus partagées", commente Roland Marchal.

La Séléka est pour l’instant restée silencieuse sur ses objectifs politiques. Elle exige, depuis sa formation en décembre dernier, le départ de François Bozizé.
 

Première publication : 24/03/2013

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