Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

De plus en plus de réfugiés affluent au Niger

En savoir plus

DÉBAT

États-Unis - Cuba : un tournant historique

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Le dalaï-lama vante le "réalisme" du président chinois Xi Jinping

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Eau argentée" : la guerre en Syrie au cinéma

En savoir plus

FOCUS

Grands lacs : LRA, une guérilla affaiblie mais toujours menaçante

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sanctions occidentales : "La Russie sortira renforcée", assure Lavrov

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

La Libye au cœur des discussions du Forum de Dakar

En savoir plus

SUR LE NET

Australie : la Toile solidaire de la commmunauté musulmane

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Égypte : la répression des homosexuels s'intensifie

En savoir plus

Afrique

Bangui aux mains de la Séléka : "L’issue militaire à ce conflit était inévitable"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/03/2013

Invité de FRANCE 24, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et opposant de longue date à François Bozizé, revient sur la prise de Bangui par les rebelles de la Séléka.

FRANCE 24 : Comment accueillez-vous La prise de Bangui et du pouvoir par la Séléka ?

Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain

Martin Ziguélé : Dès que les membres de la Séléka qui particpaient au gouvernement d’union nationale ont décidé de rejoindre leurs troupes sur le terrain et que Bozizé a refusé de céder à leurs revendications, qui au départ n’étaient que politiques, il était clair que l’issue militaire était inévitable. De toute façon, l’ancien président Bozizé s’était résolument inscrit dans cette démarche. Depuis le 11 janvier en effet, date de la signature de l’accord de Libreville, il n’a eu de cesse de créer des conditions d’échec de cet accord. Il n’a manifesté aucune volonté politique de le respecter.

Michel Djotodia, qui a pris les rênes du pays, affirme qu’il veut dialoguer avec toutes les parties. Quelle est votre position ?

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MPLC), fait déjà partie de la Coalition de l’opposition démocratique et nous sommes au gouvernement du Premier ministre Nicolas Tiangaye. Nous souhaitons rester dans le cadre de l’accord de Libreville auquel nous croyons. Pour ce qui est de la légitimité, de la légalité, aujourd’hui, seul cet accord peut tracer le cadre au sein duquel on peut sortir le pays de la crise et aller sereinement vers le rétablissement de l’autorité de l’État, afin de parvenir à des institutions démocratiquement élues.

L'Union africaine suspend la Centrafrique et impose des sanctions contre les chefs rebelles

Le Conseil de Paix et Sécurité de l'Union africaine a suspendu lundi la participation de la Centrafrique à l'organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la Séléka.

"Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants de la Séléka", dont son chef Michel Djotodia, a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra.

Quels sont les moyens dont disposent la Séléka et la Coalition pour garantir les objectifs de Libreville et un changement de la société centrafricaine qui soit bénéfique à la population ?

La Séléka a déjà montré sa capacité militaire à contrôler le pays, ce qui permettra de restaurer l’autorité de l’État. L’accord de Libreville est très important, il constitue un cadre institutionnel au sein duquel il faut rapidement établir une feuille de route précisant les actions à mener. Cet accord prévoit en premier lieu de garantir la libre circulation des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire. La Séléka occupant 12 ou 13 préfectures sur 16, cela ne devrait pas être impossible à concrétiser.

Il faut également relancer l’économie en assurant la paix et la sécurité., ce qui singifie veiller à ce que personne ne puisse encore détenir des armes illégalement. La Séléka a le pouvoir de faire que force revienne à la loi. Il faut enfin que le gouvernement d’union nationale œuvre à réformer la justice et à préparer le processus électoral qui doit redonner très rapidement la parole au peuple dans un calendrier qui doit être négocié avec les différents partenaires. Seules des élections restaureront les institutions légitimes dans le pays.

Première publication : 25/03/2013

  • CENTRAFRIQUE

    La Séléka promet "le retour de la démocratie" d’ici 2016

    En savoir plus

  • CENTRAFRIQUE

    Qui sont les rebelles de la Séléka, nouveaux maîtres de Bangui ?

    En savoir plus

  • CENTRAFRIQUE - CHRONOLOGIE

    1993 - 2013 : vingt ans d'instabilité politique en Centrafrique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)