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Afrique

Coup d'État en Centrafrique : le président François Bozizé a fui au Cameroun

© AFP

Vidéo par Sarah SAKHO

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/03/2013

Le président centrafricain, chassé du pouvoir par les rebelles de la Séléka à la suite d'une offensive éclair dimanche, s'est réfugié au Cameroun dans l'attente de son départ vers un autre pays d'accueil, ont annoncé les autorités camerounaises.

Alors que depuis dimanche des informations contradictoires circulaient sur le lieu où se trouvait François Bozizé, les autorités camerounaises ont annoncé lundi 25 mars avoir accueilli le président centrafricain déchu au Cameroun.

"Suite aux récents événements en République centrafricaine, le président François Bozizé a cherché refuge au Cameroun où il se trouve actuellement dans l'attente de son départ vers un autre pays d'accueil", indique le communiqué officiel, sans préciser le lieu où il se trouve. " Il est là en vertu du droit d'asile qui peut être accordé à tout homme", précise un responsable de l'armée camerounaise.

Le président François Bozizé, 66 ans, a été renversé dimanche au terme d'une offensive-éclair de la rébellion de la Séléka sur Bangui. Il était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003, à la tête d'une rébellion qui avait chassé le président élu de l'époque, Ange-Félix Patassé.

Une source administrative dans l'Est faisait par ailleurs état d'un "afflux important de Centrafricains" à la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun lundi matin. Éric Massi, le porte-parole de la coalition de la Séléka à Paris, se veut pourtant rassurant. Interrogé par FRANCE 24, il a assuré que la situation à Bangui s'était "normalisée"."La situation est en train de se normaliser. Il y a encore des tirs, mais ce sont des tirs de joie", a-t-il précisé.

L'Union européenne a de son côté, via un communiqué, exhorté toutes les parties "à cesser immédiatement les hostilités, à faire preuve de retenue et à contribuer au rétablissement de l'ordre public, en particulier pour prévenir des pillages". La France a, elle, condamné la prise de pouvoir par la force et appelé les rebelles à "s'abstenir de toute violence envers les populations civiles".

Avec dépêches

Première publication : 25/03/2013

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