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Les violences entre bouddhistes et musulmans gagnent Rangoun

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/03/2013

Les affrontements entre bouddhistes et musulmans qui ont débuté il y a près d'une semaine dans le centre du pays gagnent désormais l'ancienne capitale birmane. Les autorités de la ville ont affirmé être "prêtes" à intervenir.

Les violences entre bouddhistes et musulmans qui ont fait 40 morts ces derniers jours en Birmanie se rapprochent désormais de Rangoun, a indiqué la police, ce mardi. La veille, de violents affrontements ont eu lieu à Sittwin, dans la région de Bago, à environ 150 km au nord de la principale ville du pays. Plusieurs mosquées et des dizaines de maisons ont été détruites.

"Des personnes extérieures sont entrées dans la ville avec environ 50 motos vers 21h hier soir [...] Elles sont allées vers la seule mosquée et l'ont détruite", a expliqué à l'AFP un habitant Kyaw Thet. "Avant leur arrivée, il y a eu une coupure de courant et des lignes téléphoniques", et ils sont repartis au bout d'une heure, a-t-il ajouté.

Corps calcinés

Tout a commencé par une simple querelle, le 20 mars, entre un vendeur musulman et des clients à Meiktila, dans le centre du pays. La dispute dégénère et échappe à tout contrôle. Des bandes armées détruisent des quartiers entiers en incendiant des maisons et des mosquées. Dans les rues de la ville, les corps calcinés jonchent le sol.

"Beaucoup de musulmans ont peur, explique Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 en Thaïlande voisine. Meiktila est une ville normalement extrêmement paisible et calme".

Pendant trois jours, des groupes d'émeutiers, dont des moines bouddhistes, ont transformé Meiktila en coupe-gorge, avant que la ville ne soit placée sous état d'urgence et que l'armée n'en reprenne le contrôle le 23 mars. "Quand je suis sorti de ma voiture, j’ai été attaqué par un groupe, ils m’ont donné des coups de couteaux", confie un habitant. Un groupe de journalistes a même été menacé par des moines bouddhistes et des jeunes hommes armés de couteaux et de bâtons, qui les ont forcé à remettre les cartes mémoire de leurs appareils photos.

Selon l'ONU, citant des estimations du gouvernement, plus de 12 000 personnes ont été déplacées à la suite de ces violences. Et des dizaines de personnes ont été arrêtées pour leur participation supposée à ces émeutes qui témoignent d'une tension préoccupante entre les communautés bouddhiste et musulmane.

La police en alerte à Rangoun

En conséquence, l'ambassade des États-Unis à Rangoun, soulignant la "profonde émotion suscitée de toutes parts", a "fortement" déconseillé à ses ressortissants de se rendre dans la région de Mandalay, où est située Meiktila, mais aussi d'éviter certains quartiers de Rangoun. L’ancienne capitale n'a pas été touchée par les violences mais certaines rumeurs ont provoqué des tensions ces derniers jours.

Les autorités se veulent rassurantes. "La police dans tous les quartiers est en alerte et prête s'il se passe quelque chose", a indiqué une source policière à Rangoun.

En 2012, des affrontements entre bouddhistes de la minorité ethnique rakhine et musulmans de la minorité apatride des Rohingyas avaient déjà fait plus de 180 morts et 110 000 déplacés dans l'Ouest.

"Il y a un risque considérable de nouvelles violences si des mesures ne sont pas mises en place pour empêcher cette escalade", a mis en garde le conseiller spécial de l'ONU pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sur le site internet des Nations unies, évoquant de possibles "graves conséquences".

Avec dépêches

Première publication : 26/03/2013

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