Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Le professeur Rollin se rebiffe"

En savoir plus

FOCUS

Danemark : comment lutter contre la radicalisation des jeunes ?

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Réformer la France : la recette Sarkozy

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

Afrique

À Bangui, les médecins craignent "une grande catastrophe humanitaire"

Vidéo par Sarah SAKHO

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/03/2013

Plus de trois jours après le coup de force de la Séléka, les blessés continuent d’affluer dans les hôpitaux de la capitale centrafricaine. Mais sans électricité, sans eau et sans médicaments, difficile, pour les médecins, de les soigner. Reportage.

Malgré un retour au calme progressif à Bangui, hôpitaux et administrations restaient très perturbés mercredi, après les violences qui ont secoué la capitale centrafricaine depuis la chute du régime du président François Bozizé, renversé par les rebelles. La ville est toujours privée d'eau potable, et si le courant est revenu dans certains quartiers, il fait cruellement défaut là où les besoins sont énormes, notamment pour la prise en charge des malades. Les journalistes de FRANCE 24 se sont rendus dans le principal hôpital de la ville, où les médecins humanitaires tentent de parer au plus urgent.

Mais malgré l’appel du nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, aux "employés du

secteur public et privé" à reprendre le travail dès le lendemain, nombre de soignants ont déserté les lieux, laissant les malades livrés à eux-mêmes.

Quelque 72 heures après le coup de force, les blessés continuent d’affluer. La plupart ont été victimes de tirs. Mais l’hôpital ne dispose que de six médecins, assistés d'infirmiers, et manquent de presque tout. "Ce patient voudrait se faire nettoyer le visage avec un peu d’eau, mais j’ai dû lui répondre que nous n’avions pas encore d’eau à l’hôpital", explique Éric Gonda, l’un des infirmiers, soulignant l'état d'insalubrité général. Les chambres de l’établissement sont bondées de malades, nombreux sont ceux qui attendent une intervention depuis plusieurs jours.

"Beaucoup de médecins ne sont pas venus"

Le docteur Chris Lepicard Goos, de l’ONG Médecins sans frontière, est inquiet. "Ce combattant est arrivé il y a quatre jours pour se faire extraire une balle du visage, mais nous n’avons toujours pas pu le traiter", raconte-t-il au chevet du malade. "Nos moyens sont assez limités, beaucoup de médecins ne sont pas venus", explique-t-il.

Mais ce n’est pas le seul problème. Le manque de médicaments, et notamment d’analgésiques retarde le travail des médecins.

Ces conditions sanitaires déplorables font craindre le pire aux médecins humanitaires. "Si rien n'est fait de façon urgente dans les jours qui viennent, on sera confronté à un désastre, à une grande catastrophe humanitaire à l'hôpital communautaire de Bangui", prévient le docteur Edmond Djinhiba de Médecins sans frontières.

Pour la seule journée de mardi, l’hôpital a reçu 173 blessés, la plupart par balle, et déplorait cinq morts. Le bilan définitif des violences qui ont suivi le putsch dans la capitale reste à ce jour inconnu.

Première publication : 28/03/2013

  • CENTRAFRIQUE

    Centrafrique : Djotodia veut suspendre la Constitution et légiférer par ordonnance

    En savoir plus

  • CENTRAFRIQUE

    L'armée française abat deux ressortissants indiens en Centrafrique

    En savoir plus

  • CENTRAFRIQUE

    La Séléka s'est installée au pouvoir avec une facilité déconcertante

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)