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asie

La presse birmane veut profiter d'une nouvelle fenêtre de liberté

© AFP

Vidéo par Nay NAAYEM

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/04/2013

Quatre quotidiens birmans privés, jouissant d’une liberté de ton inédite, ont vu le jour lundi 1er avril. Le gouvernement civil issu de la junte militaire s’apprête toutefois à museler ces journaux sur certains sujets.

De nouveaux quotidiens ont paru dans les kiosques birmans lundi 1er avril. Ces journaux sont privés, libres de leur parole et non-contrôlés par le gouvernement. Cela ne s’était pas vu en Birmanie depuis 1964.

"On constate une énorme envie de lire, de se cultiver, on voit apparaître des bouquinistes et des écoles libres en Birmanie", témoigne Cyril Payen, le correspondant de FRANCE 24 à Bangkok. L’arrivée de journaux privés est donc la bienvenue dans le pays et la liberté de ton s'est fait sentir dès le premier jour de la publication : un quotidien n’a ainsi pas hésité à afficher l'opposante Aung San Suu Kyi en une du journal.

"Il reste des défis majeurs en Birmanie"

Déjà présents comme hebdomadaires ou sur Internet, quatre organes de presse ont pu saisir l’occasion de passer en quotidiens. Douze autres journaux auraient souhaité voir le jour, mais n’ont pas réussi à tenir les délais. C’est le cas de "D-Wave", le journal du parti d’Aung San Suu Kyi, qui espère paraître en juillet.

Ce nouveau champ de liberté pour la presse, qui fait passer la Birmanie de la 179e à la 151e place dans le classement 2013 de Reporters sans frontières, est en effet semé d’embûches. Les journaux ont des problèmes de professionnalisation. Les journalistes sont peu formés, modelés par la censure, et les imprimeries restent sous-équipées.

La libéralisation - du moins économique - de la presse, pourrait contribuer à dépoussiérer les journaux officiels. Le quotidien anglophone "New Light of Myanmar", modèle d'un journalisme d'un autre âge, a ainsi lancé un appel d'offre pour trouver un partenaire privé, local ou étranger, et devenir un "journal normal".

"La confiance est entamée"

Les relations avec l’Etat et les règles de libre expression demeurent cependant encore floues. Depuis l’auto-dissolution de la junte en mars 2011, le nouveau gouvernement a certes permis la libération de journalistes emprisonnés. Mais une nouvelle loi sur la presse est en préparation. En parallèle du texte préparé par le conseil de la presse - regroupement des éditeurs qui produisent notamment les nouveaux quotidiens -, le pouvoir a rédigé son propre projet de loi, qui restreint la liberté de critiquer la Constitution et interdit de couvrir les heurts ethniques, notamment les violences religieuses entre bouddhistes et musulmans qui ont secoué le pays ces dernières semaines.

Le projet de loi prévoit en effet qu’une publication pourrait être déclarée “illégale” dans un certain nombre de cas, notamment sous des accusations aussi vagues que des “écrits dangereux pour la réconciliation nationale ou blessants pour les religions”, “la perturbation de la primauté du droit” et la “violation de la Constitution et des autres lois existantes”, détaille Reporters sans Frontières.

Kyaw Min Swe, membre du conseil de la presse et rédacteur en chef du journal "Voice", explique à FRANCE 24 que "la compréhension et la confiance entre le conseil de la presse et le ministère de l'Information est entamée. La loi sera un gros problème pour les éditeurs de journaux".

Première publication : 01/04/2013

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