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FRANCE

"Dévasté par le remords", Cahuzac avoue posséder un compte à l'étranger

© Photo AFP

Vidéo par France 3

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/04/2013

L'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a reconnu mardi être en possession d'un compte à l'étranger depuis une vingtaine d'années. Il a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale.

Jérôme Cahuzac a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, a indiqué mardi 2 avril son avocat. L'ancien ministre socialiste du Budget, qui avait démissionné le 19 mars, a reconnu être en possession d'un compte à l'étranger depuis déjà une vingtaine d'années. Il avait rencontré à sa demande les juges d’instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke un peu plus tôt dans l’après-midi, afin de passer aux aveux.

L'ex-ministre avait jusqu'à présent toujours nié les accusations du site Mediapart, et indiqué que sa démission servirait à prouver son innocence. Mais, c'est une toute autre version qu'il a donnée sur son blog, mardi 2 avril : il se dit "dévasté par le remords" et demande pardon au président Hollande et au gouvernement pour le "dommage qu'il leur a causé", "une faute inqualifiable", selon lui. 

"À M. le président de la République, au Premier ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé, indique-t-il. J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé."

Toujours sur ce même blog, il indique avoir informé les juges qu’il a "d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600 000 euros, soient rapatriés sur (son) compte bancaire à Paris."

Le compte ouvert en Suisse "a été transféré à Singapour en 2009", a précisé son avocat. Les avocats de Jérôme Cahuzac, Mes Veil et Jean-Alain Michel, évaluent le montant du blanchiment à environ 30 000 euros. "Nous avons fait observer que les faits se rapportant à l'ensemble des recettes sont aujourd'hui largement prescrits", a ajouté Me Veil. 

Edwy Plenel : "Les informations étaient sur la table depuis début décembre"

"Aucune mesure de cautionnement n'a été prononcée" contre Jérôme Cahuzac "qui s'est contenté de faire une déclaration aux juges", a poursuivi son avocat. L'ex-ministre du Budget "s'est engagé à ne faire aucun recours contre les investigations qui seront menées en Suisse", a-t-il poursuivi.

Mediapart accuse, Cahuzac nie

Les premières accusations sont arrivées le 4 décembre 2012. Le site Mediapart accuse alors Jérôme Cahuzac d’avoir détenu, jusqu’au début de l’année 2010, un compte bancaire non déclaré à l’UBS de Genève, puis d’avoir déplacé ses avoirs à l’UBS de Singapour. Le ministre oppose aussitôt un "démenti formel", assurant n'avoir "jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger".

Même réponse lorsque, le lendemain, Mediapart publie un enregistrement datant de fin 2000, dans lequel un homme - Jérôme Cahuzac, affirme le site internet - s'inquiète de son compte "ouvert à l'UBS". Le président de la République et le Premier ministre affichent alors leur solidarité avec le ministre du Budget, qui porte plainte contre Mediapart pour diffamation.

Le 19 décembre, Jérôme Cahuzac demande à l'UBS de certifier qu'il n'a jamais détenu de compte dans cette banque. "Par principe", celle-ci refuse. Mediapart maintient ses accusations les semaines suivantes, et le ministre du Budget tient bon. Le 6 janvier, il répète ainsi qu’il "nie en bloc et en détail" avoir détenu un compte en Suisse.

C’est suite à la demande d’Edwy Plenel, le directeur de la rédaction de Mediapart, qui écrit en personne au procureur de Paris, que le parquet ouvre, le 8 janvier, une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale. Là encore, Jérôme Cahuzac se dit sûr d'en sortir blanchi.

Nouvelle étape qui semble innocenter l’ancien ministre : le 6 février, la Suisse transmet à la France un document à la teneur inconnue. Le 10 février, le Journal du Dimanche affirme que ce document innocente Jérôme Cahuzac. Mais plus d’un mois plus tard, le 19 mars, le parquet ouvre une information judiciaire pour "blanchiment de fraude fiscale" et déclare que la voix de l'enregistrement est probablement, selon l'expertise de la police, celle du ministre. Le même jour, celui-ci quitte le gouvernement, en répétant qu'il est innocent. Il faudra encore attendre deux semaines pour qu’il passe finalement aux aveux.

Avec dépêches

Première publication : 02/04/2013

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