Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Gaza : pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

Economie

Le complexe de Kaesong, thermomètre économique des relations entre les deux Corées

© AFP

Vidéo par Anne SOETEMONDT

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 04/04/2013

Pyongyang a décidé, mercredi, d’interdire aux Sud-Coréens de venir travailler dans le complexe économique de Kaesong. Une décision rare tant ce lieu qui jouxte la zone démilitarisée est économiquement importante pour la Corée du Nord.

C’est un peu le thermomètre des relations entre les deux Corées. En empêchant mercredi les employés sud-coréens d'entrer dans le complexe industriel intercoréen de Kaesong situé à une dizaine de kilomètres de la zone démilitarisée, Pyongyang a fait monter la température d’un coup. Une nouvelle étape dans la détérioration des relations entre les deux pays.

La localisation sur Google Maps de la zone industrielle de Kaesong

Agrandir le plan

L’accès à Kaesong n’avait été fermé qu’une seule fois en 2009 pendant quelques jours à la suite de manœuvres militaires américano-sud-coréennes. Même fin 2010, alors que la Corée du Nord était allée jusqu’à procéder à des tirs d’artillerie sur une île appartenant à son voisin du Sud, le régime de Pyongyang avait maintenu l’activité dans ce complexe industriel.

Ouvert en 2003, Kaesong est, en effet, symboliquement et économiquement stratégique pour la Corée du Nord. Cette zone représente “le dernier vestige d’une série d’initiatives lancée entre 2000 et 2008 pour renforcer la coopération entre les deux pays”, rappellent Mark Manyin et Dick Nanto, deux spécialistes américains de l’Asie, dans une étude de 2011 consacrée à Kaesong.

Paradis capitaliste ?

Voulu et largement financé par Séoul, ce pont économique vise à instaurer une sorte de paradis capitaliste en plein cœur de l’un des pays les plus fermés du monde. Le plan de développement de Kaesong, établi à la fin des années 90 par le géant sud-coréen Hyundai, prévoyait la création d’hôtels, de centres commerciaux et même de terrains de golf et autres divertissements. Une manière de tenter d'amener le voisin du Nord sur le chemin d'une plus grande ouverture économique.

Le complexe industriel a aussi pour vocation de défendre le “made in Korea”. En fournissant aux entreprises sud-coréennes une main d'œuvre qualifiée et peu chère, cette zone doit permettre d'empêcher des délocalisations dans d’autres pays asiatiques comme la Chine. Les quelque 123 sociétés sud-coréennes qui s’y sont installées au fil des années fabriquent aussi bien des produits textiles que de l’électroménager ou encore des pièces détachées pour l’industrie automobile.

Une zone d’activité qui est économiquement vitale à bien des égards pour la Corée du Nord. C’est tout d’abord un gros pourvoyeur d’emplois. Plus de 50 000 employés nord-coréens y travaillent, d'après les chiffres officiels de Séoul. Environ un millier de Sud-Coréens y ont aussi un emploi. À terme, d’après les plans de Hyundai, les entreprises de Kaesong sont censées fournir du travail à plus de 350 000 Nord-Coréens. Un objectif qui avait été fixé à 2012, mais n’a pu être tenu en raison des relations chaotiques entre les deux pays voisins.

Les deux Corées perdantes

Mais si le plan a pris du retard, le complexe de Kaesong contribue déjà beaucoup au commerce nord-coréen. À lui seul, il représente près de 80 % des exportations à destination de la Corée du Sud et a permis à Pyongyang de récupérer près de 2 milliards de dollars en 2011, d'après l'agence de presse américaine Reuters.

Une fermeture prolongée de l’accès au complexe de Kaesong risque donc de coûter cher au régime nord-coréen. D’autant que les autorités sont soupçonnées, notamment par l’administration américaine, de prélever jusqu’à 45 % des salaires versées aux Nord-Coréens employés dans cette zone économique.

Reste que Séoul aussi a intérêt à ce que cette zone demeure ouverte. D’abord parce qu’elle offre un accès privilégié à de la main d’œuvre à bas coût pour les entreprises sud-coréennes. Ensuite, ces sociétés bénéficient d’une assurance qui les protége contre une fermeture unilatériale décidée par Pyongyang. Dans ce cas, la Corée du Nord devrait leur verser, d’après le site de la chaîne britannique BBC, plusieurs centaines de millions de dollars en compensation.

Première publication : 03/04/2013

  • PÉNINSULE CORÉENNE

    Pyongyang interdit l'accès du site industriel de Kaesong aux Sud-Coréens

    En savoir plus

  • PÉNINSULE CORÉENNE

    Entre provocations et menaces, les Corées continuent leur surenchère

    En savoir plus

  • CORÉE DU NORD

    Pyongyang se déclare en "état de guerre" contre Séoul

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)