Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Jean-Pierre Chevènement embourbé dans les gaffes

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libreville retient son souffle dans l'attente des résultats de la présidentielle

En savoir plus

LE DÉBAT

"Islam de France" : l'équation à résoudre du gouvernement.

En savoir plus

LE DÉBAT

"Islam de France" : l'équation à résoudre du gouvernement.

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Puppa Lek Sen, héritier du reggae africain

En savoir plus

FOCUS

Proche-Orient : l’essor du tourisme politique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Tensions entre Grecs et réfugiés sur l’île de Chios

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Le plan pour l'islam de France

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

États-Unis : Yellen promet une hausse progressive des taux, les marchés réagissent

En savoir plus

Afrique

Critiquée par HRW, la Côte d'Ivoire se défend de pratiquer une justice partiale

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/04/2013

Interrogé vendredi par FRANCE 24, le ministre de la Justice ivoirien Gnénéma Coulibaly a réagi après les critiques de Human Rights Watch accusant la justice ivoirienne d'être partiale contre l'ex-président Laurent Gbagbo et ses proches.

Faisant suite aux critiques de l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW), le gouvernement ivoirien s'est défendu vendredi 5 avril de pratiquer une justice partiale contre les proches de l'ancien président Laurent Gbagbo. Intervenant par téléphone sur l'antenne de France 24, le ministre de la Justice Gnénéma Coulibaly a affirmé ce vendredi, "qu’il n’y a pas lieu de faire des pressions",

Cliquez sur l'image pour lire l'intégralité du rapport de Human Rights Watch.

Dans un rapport publié jeudi 4 avril, l’association de défense des droits de l’homme a accusé le gouvernement ivoirien de partialité dans les poursuites engagées contre les auteurs de crimes commis durant les violences post-électorales entre décembre 2010 et avril 2011. À l'époque, quelque 3 000 personnes avaient trouvé la mort dans les affrontements provoqués par le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle contre son adversaire, Alassane Ouattara. Selon l'ONG, les chiffres parlent d'eux-mêmes, 150 personnes sont actuellement poursuivies, toutes sont du camp de Gbagbo.

"Les chiffres allégués par HRW concernent les personnes arrêtés lors de la crise post-électorale pour atteinte à la sûreté de l’État", a affirmé vendredi le ministre ivoirien Gnénéma Coulibaly, ajoutant que "personne à ce jour n’a fait l’objet d’inculpation pour violation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire".

Le garde des Sceaux a expliqué que 3 000 auditions ont été réalisées par une commission d'enquête sur les violations de droits de l'Homme. "La commission a rendu son rapport et il est en cours d’examen par les magistrats instructeurs", a-t-il ajouté, précisant que "personne ne sera protégé s’il est établi qu’elle a commis des violations graves des droits de l’homme durant la période post-électorale".

La CPI épinglée

Dans son rapport de 82 pages, intitulé "Transformer les discours en réalité : l'heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d'Ivoire", HRW affirme que la justice internationale a fait preuve de la même partialité à l'égard des crimes commis suite aux élections en Côte d'ivoire.

L'ONG américaine rappelle ainsi que la Cour pénale internationale (CPI) n'a délivré publiquement que deux mandats d'arrêt, à l'encontre de Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, tous deux accusés de crimes contre l'humanité. Selon le rapport, "l'approche à sens unique adoptée par la CPI a légitimé la mise en œuvre de la même approche par les autorités judiciaires ivoiriennes et porté atteinte à l'image en Côte d'Ivoire de la CPI en tant qu'institution impartiale".

 

 

Première publication : 05/04/2013

  • CÔTE D'IVOIRE

    Human Rights Watch s'interroge sur l'impartialité de la CPI en Côte d'Ivoire

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    Gbagbo "co-auteur indirect" de crimes contre l’humanité, selon le procureur de la CPI

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    L'ancien pro-Gbagbo Charles Blé Goudé transféré en Côte d'Ivoire

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)