Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

États-Unis - Cuba : "Somos todos americanos"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Cuba : la décision historique de Barack Obama

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Cuba - USA : un jour historique"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

De plus en plus de réfugiés affluent au Niger

En savoir plus

DÉBAT

États-Unis - Cuba : un tournant historique (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

États-Unis - Cuba : un tournant historique

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Le dalaï-lama vante le "réalisme" du président chinois Xi Jinping

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Eau argentée" : la guerre en Syrie au cinéma

En savoir plus

FOCUS

Grands lacs : LRA, une guérilla affaiblie mais toujours menaçante

En savoir plus

FRANCE

Selon Montebourg, l'État pourrait vendre des participations dans des entreprises

© Photo AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/04/2013

Le ministre du Redressement productif a déclaré au Wall Street Journal que l'État français envisageait de céder certaines de ses participations dans des entreprises pour réduire son déficit. Les entreprises "stratégiques" ne seraient pas concernées.

L'Etat français envisage de céder des participations dans des entreprises dont il est actionnaire pour assainir ses finances, a déclaré vendredi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, même si Bercy assure qu'aucune opération n'est à l'ordre du jour.

"Dans le cadre de la restructuration budgétaire et la modernisation des politiques publiques, nous réfléchissons en effet à un changement de nos participations", a déclaré le ministre dans une interview au Wall Street Journal. "Nous n'excluons pas ce genre d'action, mais nous ne voulons pas perdre notre influence sur les entreprises", a-t-il ajouté.

Dans son entretien au quotidien financier américain, Arnaud Montebourg a refusé de dire quelles participations pourraient être concernées.

L'entourage du ministre a ensuite minimisé la portée de ces déclarations, en affirmant à l'AFP: "Aucune cession, ni a fortiori évidemment privatisation d'entreprise stratégique de l'Etat, n'est aujourd'hui à l'ordre du jour."

"Arnaud Montebourg n'a fait que réitérer une doctrine constante de l'Etat actionnaire selon laquelle l'Etat ne s'interdit pas de céder les participations qu'il détient au-delà des seuils fixés par la loi dans certaines entreprises", a-t-on assuré.

L'Etat a ainsi annoncé la semaine dernière la vente d'une participation de 3,12% dans l'équipementier aéronautique Safran pour 448,5 millions d'euros, a-t-on rappelé de même source.

Après un dérapage budgétaire en 2012, le gouvernement a reconnu qu'il n'arriverait pas à atteindre l'objectif d'un déficit public à 3% du PIB cette année et qu'il négociait un délai avec la Commission européenne. L'objectif de François Hollande est toujours de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2017, et le président a récemment dit vouloir donner des "gages" de bonne gestion.

Parmi les importantes participations publiques (directes et indirectes), on compte des parts très majoritaires dans EDF (84,4%) ou Areva (87%), ainsi que des participations minoritaires dans France Télécom (27%), Air France-KLM (15,9%), GDF Suez (36%), Thales (27,1%), EADS (15%) ou encore Renault (15%).

Selon un responsable français cité sous couvert de l'anonymat par le Wall Street Journal, vendre une partie de la participation dans EDF serait "le choix évident".

Interrogé par l'AFP, le géant français de l'électricité, dont la participation de l'Etat vaut 24,2 milliards d'euros au cours boursier de vendredi, n'a pas souhaité faire de commentaire.

"Il n'y a aucune cession programmée à l'heure actuelle", a-t-on assuré au ministère de l'Economie, en réponse à une question sur EDF. "Et en tout état de cause, ces opérations ne visent pas à combler les déficits", a-t-on ajouté.

Mais "l'Etat n'a jamais dit qu'il était immobile. On peut être un peu mobile sur le portefeuille. On ne l'a pas fait pendant un moment car les marchés n'étaient pas favorables", a-t-on souligné.

"L'opération Safran était patrimonialement justifiée et ne changeait rien du point de vue de la gouvernance. Si les mêmes conditions se présentent ailleurs, pourquoi pas?" a fait valoir Bercy.

AFP

Première publication : 05/04/2013

COMMENTAIRE(S)