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Moyen-orient

Mahmoud Abbas menace de limoger son Premier ministre

© AFP | Le président palestinien Mahmoud Abbas

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/04/2013

En désaccord sur la démission du ministre des Finances, le président Mahmoud Abbas menace de révoquer son Premier ministre Salam Fayyad. Ce bras-de-fer, qui dure depuis mars, pourrait également aboutir à la formation d’un nouveau gouvernement.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a menacé de limoger son Premier ministre Salam Fayyad en raison d'un différend sur la démission du ministre des Finances, selon un dirigeant du Fatah, l'organisation nationaliste que dirige M. Abbas et qui réclame la tête de M. Fayyad.

M. Abbas "penche pour un limogeage de M. Fayyad (...) et la formation d'un nouveau gouvernement", a indiqué tard vendredi soir à l'AFP ce membre du Conseil révolutionnaire du Fatah qui a requis l'anonymat.

"Je suis plus que vous tous en colère contre le gouvernement (...) je ne veux pas dire plus que ça, mais attendez trois jours seulement", a promis M. Abbas, cité par le responsable du Fatah, lors d'une réunion qui s'est tenue vendredi à Ramallah avec les membres du Conseil révolutionnaire.

Le différend, qui dure depuis le début mars, porte sur la démission du ministre des Finances Nabil Qassis acceptée par M. Fayyad mais refusée par le président Abbas.

M. Qassis, ancien président de l'Université de Bir Zeit en Cisjordanie, entré en mai 2012 dans le nouveau gouvernement formé par Salam Fayyad, avait remis sa démission le 2 mars, sans explication officielle, alors que M. Abbas était en voyage à l'étranger. La querelle tourne autour du contrôle du ministère des finances, selon des sources palestiniennes.

"Abbas a informé Fayyad que si Nabil Qassis ne revient pas au ministère des Finances (...) Abbas limogerait le gouvernement et en formerait un nouveau", a indiqué ce responsable.

Avant la nomination de M. Qassis au ministère des finances, ce portefeuille était détenu par M. Fayyad, un indépendant, parallèlement à ses fonctions de chef du gouvernement.

Confrontée à des difficultés budgétaires chroniques, l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas traverse "sa pire crise financière" depuis sa création en 1994, en raison du non-versement de l'assistance promise par les donateurs, même si les Etats-Unis ont décidé récemment de débloquer 500 millions de dollars d'aide.

Le Conseil révolutionnaire, une des instances dirigeantes du Fatah, a par ailleurs fustigé avec virulence le gouvernement de M. Fayyad.

"La politique du gouvernement palestinien est empreinte d'improvisation et de confusion sur de nombreux sujets financiers et économiques", a-t-il accusé dans un communiqué.

"Le Conseil révolutionnaire appelle de nouveau à réexaminer le fonctionnement et le programme (du gouvernement) et refuse les impôts instaurés à l'aveuglette", ajoute le communiqué.

Le Fatah dénonce aussi le projet du gouvernement Fayyad de fermer un fonds palestinien établi pour lutter contre la concurrence des produits des colonies israéliennes.

Salam Fayyad a dû faire face ces derniers mois à un fort mouvement de grogne sociale en Cisjordanie à la suite d'une hausse des prix et de mesures d'austérité visant à réduire le déficit budgétaire.

Il est de fait que le Fatah, mouvement nationaliste fondé par Yasser Arafat à la fin des années 50, n'a jamais apprécié Salam Fayyad, considéré comme un technocrate et un homme trop proche à son goût des Etats-Unis et d'Israël.

Ancien haut fonctionnaire du FMI, M. Fayyad, âgé de 61 ans, est un économiste respecté par la communauté internationale pour avoir assaini les finances de l'Autorité palestinienne et amélioré l'état de la sécurité en Cisjordanie.

Il dirige le gouvernement de l'Autorité depuis juin 2007, après la prise de contrôle de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas.

Les rumeurs se sont multipliées ces derniers jours à Ramallah sur un prochain départ de Salam Fayyad de son poste, à la suite de divergences avec des dirigeants du Fatah.

M. Fayyad a été hospitalisé quelques jours cette semaine à Ramallah à la suite d'une pancréatite. Fumeur invétéré, il avait été victime d'un malaise cardiaque lors d'une visite privée aux Etats-Unis en mai 2011 mais il s'était rapidement rétabli.

AFP

Première publication : 06/04/2013

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