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Economie

Au nom du secret-défense, la DCRI veut censurer une page Wikipédia

© AFP

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 07/04/2013

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est accusée par l'hébergeur de Wikipédia d'avoir fait pression sur un administrateur pour supprimer un article qui contient des informations sur une station de télécommunication militaire.

Pour obtenir la suppression d’un article publié sur Wikipédia, le contre-espionnage français - la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) - a menacé un administrateur du site, selon la Wikimédia Foundation. Cette organisation à but non lucratif, qui est basée aux États-Unis et qui possède les serveurs hébergeant Wikipédia, a annoncé samedi 6 avril qu’elle avait été contactée en mars dernier par la DCRI pour enlever une page portant sur une station hertzienne militaire située dans le Puy-de-Dôme et dédiée aux communications interarmées.

D’après les services de renseignement français, cet article contenait des "informations militaires classées" qui violaient le code pénal. La Wikimédia Foundation s’est étonnée d’une telle demande car la page concernée était en ligne depuis juillet 2009 et ses données s’appuyaient sur un reportage vidéo réalisée par Télévision Loire 7 et disponible publiquement.

"Nous avons demandé plus d’informations à la DCRI. […] Malheureusement, elle a refusé d’apporté plus de précisions et a redemandé que l’article soit effacé dans son intégralité", a expliqué dans un communiqué la Fondation, qui a finalement décidé de ne pas supprimer l’article.

La page Wikipédia incriminée
© Wikipédia

"Sous la menace"

Face à ce refus, la DCRI a opté pour une autre tactique pour effacer la page sur la station militaire. Elle a convoqué dans ses locaux début avril le contributeur et président de Wikimédia France, Remi Mathis, qui exerce dans la vie la profession de conservateur à la Bibliothèque nationale de France (BNF).

Comme le raconte Wikimédia France sur son site Internet, "ce bénévole a été contraint de supprimer devant les agents l’article incriminé, sous peine d’être placé sur le champ en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia".

Choqué par cette méthode, l’association française dénonce aujourd’hui les agissements de la DCRI : "Wikimédia France ne comprend pas et n’admet pas que l’on utilise intimidation et méthodes expéditives contre un bénévole œuvrant pour un accès libre et gratuit à la connaissance pour le plus grand nombre".

Interrogé à ce sujet, le ministère de l’Intérieur a contesté samedi auprès de l'AFP toute "menace". "Dans un état de droit, on ne peut pas assimiler à une menace l'engagement d'une procédure judiciaire" à propos d'un "passage qui pose problème à la sécurité nationale", se justifie le ministère

L’effet Streisand

La méthode employée par la DCRI s’est finalement retournée contre les services de renseignement. La page a de nouveau été mise en ligne dans la nuit du 5 au 6 avril par un contributeur de Wikipédia. Elle a depuis été traduite en anglais et en allemand.

Alors que cet article demeurait jusqu’à présent confidentiel, il est désormais l’un des plus lu sur le site Internet. Dans les dernières 24 heures, il a été consulté à 76 000 reprises selon les chiffres fournis par Wikiscan.

Ce phénomène est appelé dans le monde du Web l’effet Streisand. Comme le défini Wikipédia, "il se manifeste par l’augmentation considérable de la diffusion d’informations ou de documents par le simple fait d’avoir été l’objet d’une tentative de retrait ou de censure". Il tient son nom de la célèbre chanteuse Barbra Streisand. En 2003, cette artiste américaine avait attaqué en justice un photographe afin de limiter la diffusion d’un cliché aérien de sa maison. Mais cette procédure avait finalement accru la popularité de cette photographie, qui s’était propagée sur Internet.

Première publication : 07/04/2013

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