Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : au coeur de raqqa, fief des jihadistes

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Miossec, poétique et sombre

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Martin Schulz, Président du Parlement européen

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Terrorisme, l'Europe impuissante ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : la bataille pour la présidence de l'UMP

En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

  • Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

    En savoir plus

  • Syrie : la coalition a bombardé un important complexe gazier tenu par l'EI

    En savoir plus

  • Sénatoriales : le FN a séduit quatre fois plus de grands électeurs que prévu

    En savoir plus

  • Plus de 3 000 migrants sont morts en Méditerranée depuis janvier

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes européens affluent en Irak pour combattre l’EI

    En savoir plus

EUROPE

WikiLeaks : Margaret Thatcher "affreusement anglaise"

© AFP

Texte par Gaëlle LE ROUX

Dernière modification : 09/04/2013

Plusieurs câbles diplomatiques rendus publics ce lundi par WikiLeaks décrivent l'ascension politique de la "nouvelle star de la politique britannique", Margaret Thatcher, notamment sa première année à la tête du parti conservateur.

À l’heure où le monde apprenait la mort de Margaret Thatcher, WikiLeaks publiait une série de câbles diplomatiques américains échangés entre 1973 et la fin de 1976. Certains d’entre eux commentent, de façon parfois mordante, l’ascension de celle qui deviendra la première femme à diriger un gouvernement au Royaume-Uni. "À la fois à l’intérieur et à l’extérieur du camp conservateur, elle est couramment considérée comme 'le meilleur homme' du parti", écrit, féroce, l’ambassadeur américain en poste à Londres, le 24 novembre 1974, trois mois avant que Margaret Thatcher ne prenne la tête du Parti conservateur.

Plus tard, en octobre 1975, quelques jours après le premier voyage de la numéro un des Tories aux États-Unis, une note pointe du doigt l’attitude "naïve, parfois midinette", de Thatcher alors qu’elle louait l’accueil reçu outre Atlantique. "Certains critiquent le fait qu’elle ait interprété de façon personnelle, et non officielle, les égards que lui ont réservé les Américains, alors qu'ils accueillent de la même façon tous les dirigeants des partis politiques britanniques", rapporte le message.

"Un très bon sens politique"

Cependant, la majorité des câbles concernant Margaret Thatcher restent pour le moins élogieux. Elle est décrite dès les premières notes diplomatiques comme une "femme brillante, intelligente et travailleuse" et "dotée d’un très bon sens politique". "Si quelques conservateurs n’accepteront pas facilement qu’une femme dirige le parti, personne ne doute en revanche de ses capacités", affirme l’ambassade américaine à Londres, en novembre 1974.

Derrière les quelques traits de caractère que les yeux de Washington lui prêtent dès ses premières heures de gloire se dessine déjà celle que l’on surnommera quelques années plus tard la Dame de fer. "Devenir dirigeant d’un parti largement composé de phallocrates chauvinistes est une victoire remarquable pour madame Thatcher, qui a fait preuve de courage, d’habileté et de détermination", commente, admiratif, l’ambassadeur des Etats-Unis, le 15 février 1975, juste après l’élection de Margaret Thatcher à la tête du Parti conservateur. Une détermination et un acharnement à la tâche qui reviendront souvent au cours des câbles qui suivront. "Elle est énergique, elle est aussi une travailleuse prodigieuse, extrêmement bien organisée", poursuit le diplomate, visiblement conquis.


"Archétype de la matrone de province"

Après "l’audacieuse opération commando [de Thatcher] sur la direction du parti", celle que l’ambassade américaine à Londres surnomme la "nouvelle star politique britannique" est l’objet d’une note biographique plus poussée. "Madame Thatcher incarne un rêve de la classe moyenne devenu réalité", commence le compte-rendu. "Ce n’est donc pas une surprise qu’elle défende les valeurs de la classe moyenne : épargner, travailler dur, respecter la loi et l’ordre", poursuit-il. "Elle incarne la voix véritable d’une bourgeoisie aux abois, anxieuse quant à son pouvoir d’achat. […] Ce qui lui a valu le surnom de la 'pasionaria des privilèges des classes moyennes'".

Une image de la classe moyenne-haute qui lui colle à la peau, pour le meilleur et pour le pire. "Sa toilette parfaite, ses manières impérieuses, son charme conventionnel et un peu forcé et, par-dessus tout, sa voix haut perchée, font d’elle l’archétype de la matrone de province, affreusement anglaise", décrit, sans concession, le diplomate américain qui, six mois plus tard, insistera une fois de plus sur "la voix passablement désagréable" de Margaret Thatcher.  Des défauts sur lesquels elle va devoir travailler, estime le diplomate. "Si elle nourrit l’ambition de devenir la première femme chef de gouvernement au Royaume-Uni, elle va devoir utiliser le temps qui lui reste [d’ici les élections en 1979, NDLR] pour humaniser l’image qu’elle renvoie et élargir sa base électorale". Puis, visionnaire, l’ambassadeur conclut, le 15 février 1975 : "Pour l’instant, tout joue contre elle. Mais après le coup d’État stupéfiant qu’elle vient de réussir, peu de gens se risqueraient à dire qu’elle ne peut pas parvenir à s’installer au 10 Downing Street".

 

Première publication : 09/04/2013

  • ROYAUME-UNI

    L'ex-Premier ministre Margaret Thatcher est décédée

    En savoir plus

  • La Dame de Fer, l'héritage contesté de Margaret Thatcher (partie 1)

    En savoir plus

  • "Maggie, ma sorcière mal aimée"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)