Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Le professeur Rollin se rebiffe"

En savoir plus

FOCUS

Danemark : comment lutter contre la radicalisation des jeunes ?

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Réformer la France : la recette Sarkozy

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

Moyen-orient

Armes chimiques : Damas refuse l'envoi d'enquêteurs de l'ONU sur son territoire

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/04/2013

La Syrie a rejeté lundi la mission onusienne chargée de déterminer si des armes chimiques ont été utilisées dans le conflit. Damas regrette que l'ONU souhaite envoyer des enquêteurs dans tout le pays, plutôt que dans le seul village de Khan Aassal.

Damas a rejeté lundi la mission des enquêteurs de l'ONU devant être envoyés en Syrie pour déterminer si des armes chimiques sont utilisées dans le conflit, telle que l'a proposée le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui envisage un déploiement sur tout le territoire.

"Le secrétaire général (...) a suggéré une mission supplémentaire permettant à la mission de se déployer sur tout le territoire syrien, cela est contraire à la demande qu'a faite la Syrie aux Nations unies" à ce sujet, a indiqué un responsable du ministère des Affaires étrangères cité par l'agence officielle SANA.

Il a souligné que "la Syrie ne pouvait accepté de telles manoeuvres de la part du secrétariat général de l'ONU, tenant compte du rôle négatif qu'elle a joué en Irak et qui a ouvert la voie à l'invasion américaine" de 2003.

Le ministère des Affaires étrangères syrien a "regretté" que Ban Ki-moon "ait cédé aux pressions d'Etats connus pour leur soutien à l'effusion de sang en Syrie", sans préciser de quels pays il s'agissait.

Il a précisé que la demande qu'avait fait Damas auprès des Nations unies portait sur "l'envoi d'une mission technique neutre et honnête au village de Khan Aassal dans la province d'Alep (nord) pour enquêter sur ce qui s'est passé après que le village eut été la cible d'un missile doté de matières chimiques toxiques tiré par les bandes terroristes".

Le gouvernement syrien et l'opposition armée s'accusent mutuellement d'avoir employé des armes chimiques dans les régions d'Alep et de Damas dans le cadre du conflit qui ravage le pays.

Plus tôt lundi, Ban Ki-moon avait annoncé que les enquêteurs des Nations unies sont "prêts" à être déployés en Syrie, lors d'une conférence de presse à l'occasion de l'ouverture à La Haye, au siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), de la troisième conférence sur le bilan de la Convention sur les armes chimiques.

"Ma position est claire: toutes les allégations feront l'objet d'enquêtes sans retard, sans conditions et sans exceptions", a soutenu Ban Ki-moon, selon lequel "l'ONU est maintenant en mesure de se déployer en Syrie". "Dans moins de 24 heures, tous les arrangements logistiques auront été réglés".

"Nous n'attendons plus que le feu vert du gouvernement syrien pour déterminer si des armes chimiques ont été déployées, a ajouté le secrétaire général. Nous sommes encore en train de discuter de cela avec le gouvernement syrien".

Selon le ministère syrien, les consultations et "lettres échangées" entre la Syrie et l'ONU avaient "jusqu'au 3 avril enregistré des progrès", avant l'arrivée de Ban à La Haye et sa demande d'une "mission supplémentaire".

Damas avait déposé le 20 mars une requête officielle pour une enquête de l'ONU sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, qui avait été annoncée par Ban Ki-moon dès le lendemain.

La Grande-Bretagne et la France avaient de leur côté demandé que l'ONU enquête sur des allégations d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien.

AFP

Première publication : 08/04/2013

  • SYRIE

    Attentat-suicide meurtrier dans le centre de Damas

    En savoir plus

  • SYRIE

    Un ex-marine poursuivi pour avoir combattu avec les djihadistes d'al-Nosra

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Nouvel échec de l'ONU à réglementer le commerce des armes

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)