Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Vidéo : en Angola, les "raptivistes" investissent le champ politique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les bonnes fréquences de "120 battements par minute"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Quel statut pour les travailleurs détachés?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Lettre à un jeune Marocain"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Hollande à Macron : "Attention..."

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Samuel L. Jackson et Magic Johnson pris pour des migrants

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Nouveau gouvernement au Gabon : deux membres de l'opposition font leur entrée

En savoir plus

LE DÉBAT

Quelle stratégie pour les États-Unis en Afghanistan ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Quelle stratégie pour les États-Unis en Afghanistan ? (partie 1)

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 10/04/2013

Retour à Bagdad, 10 ans après la chute de Saddam

Habitants d'une ville meurtrie par dix ans de guerre et d'attentats, les Bagdadis tentent, malgré tout, de vivre normalement. À l'occasion du 10e anniversaire de la chute de Saddam Hussein, les envoyés spéciaux de FRANCE 24 sont partis à leur rencontre. Reportage.

La violence a profondément modifié le visage de Bagdad. Elle fut l’une des capitales les plus importantes du Moyen-Orient et l’une des plus riches aussi. Aujourd’hui, la ville apparaît comme lacérée de murs de béton. Chaque quartier est bunkerisé, cloisonné par la police et l’armée. Les checkpoints provoquent d’immenses embouteillages, alors que des hommes armés jusqu’aux dents passent, le long des voitures, un détecteur d’explosifs à la main.

L’Irak dispose d’une des plus grandes forces de sécurité du monde, le ministère de l’Intérieur emploie 500 000 hommes. À chaque coin de rue, c’est le même spectacle : des policiers en gilet pare-balle, armés de kalachnikovs, surveillent le trafic depuis leurs Hummers blindés. Ces armes et ces murs donnent à Bagdad une atmosphère post-apocalyptique...

Le 19 mars, l’utilité de ces forces de sécurité se rappelle à tous. Al-Qaïda célèbre à sa manière le dixième anniversaire de l’invasion américaine. Ce matin-là, vers 9 heures, nous nous préparons à intervenir en direct de Bagdad. Nous sommes sur la place où trône encore le piédestal de la statue de Saddam Hussein, arrachée en 2003 par les soldats américains. Boom, première explosion à quelques centaines de mètres. Un panache de fumée s’élève au-dessus des bâtiments. Trois minutes plus tard, nouvelle explosion. Nouveau panache de fumée. Nous avons des choses à raconter pour notre direct... Ensuite, il faut rapidement se mettre à l’abri à l’hôtel. Tous les magasins ferment, les rues se vident… La journée se révèle être la plus meurtrière depuis septembre 2012. Au total, 17 attentats en à peine deux heures. Bilan : 60 morts et 200 blessés.

Vivre normalement, malgré tout


En dix ans, les Bagdadis se sont presque "habitués" aux attentats. Il y a deux règles : nettoyer les dégâts immédiatement pour tenter de les effacer de la mémoire collective et reprendre une vie normale, tout de suite. Ici, tout le monde ou presque a perdu quelqu’un, des blessures qui ne se referment jamais vraiment.

Pourtant les gens vivent leur vie normalement, en dépit des coupures de courant et des difficultés économiques.

En fin de journée, quand la température baisse, le parc Abu Nawas, situé le long du Tigre, se remplit. Les habitants de Bagdad viennent faire du sport et se détendre en famille. Les jeux d’enfants sont pris d’assaut, tandis que chaque coin de verdure se transforme en terrain de foot improvisé. Quand la nuit tombe, on vient déguster du poisson grillé sur les terrasses qui donnent sur le fleuve. Dans ces moments, la violence paraît bien lointaine.

Les théâtres sont pleins tous les soirs, la place est à 4€ et les habitants de Bagdad sont friands de comédies. La vie artistique est étonnement développée, d’ailleurs Bagdad a été désignée capitale de la culture du monde arabe pour 2013.

Si deux vagues d’attentats ont frappé la ville durant notre visite, la vraie surprise aura été de voir ces hommes et ces femmes vivre normalement, en dépit de la violence et des crises politiques. Loin de l’image qu’on peut se faire en regardant les journaux télévisés, le peuple de Bagdad nous a montré qu’il se remet doucement de ses blessures.

 

Par James ANDRE , Chady CHLELA

COMMENTAIRE(S)

Les archives

07/07/2017 États-Unis

Aux États-Unis, Youngstown la désindustrialisée veut se réinventer

La ville de Youngstown, dans l'État de l'Ohio, symbolise à elle seule tout ce qui, jadis, faisait la gloire de la "Steel belt" - cette région industrielle dans le nord-est des...

En savoir plus

23/06/2017 Afrique

Sénégal : en Casamance, l'espoir d'une nouvelle ère

"Ni guerre, ni paix." C'est en ces termes que les Casamançais qualifient le conflit qui a longtemps secoué cette région du sud du Sénégal. Avec l'accalmie de ces dernières...

En savoir plus

02/06/2017 Moyen-Orient

Exclusif : à Abu Ghraib, au-delà de la prison, le rêve de liberté

C'est un accès rare que le gouvernement irakien a accordé à France 24. Nos envoyés spéciaux ont pu se rendre à l'intérieur de la prison d'Abu Ghraib, située aux portes de Bagdad...

En savoir plus

11/05/2017 EUROPE

Kosovo, l'impossible État

Alors que depuis plus d'un an, le Kosovo traverse une crise politique dont le paroxysme a été atteint cette semaine avec la chute du gouvernement et la convocation de...

En savoir plus

28/04/2017 Amériques

Nicaragua : que reste-t-il de la révolution promise ?

En 1979, Daniel Ortega rejoignait la guérilla marxiste pour s'emparer du pouvoir au Nicaragua. Aujourd'hui, après bien des traversées du désert, il est revenu à la tête du pays....

En savoir plus