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EUROPE

En marge du G8, les rebelles syriens tentent d'obtenir des armes de Washington

© AFP | Ghassan Hitto, Premier ministre de l'opposition syrienne

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/04/2013

En marge des réunions du G8 à Londres, des membres de l'opposition syrienne, dont le Premier ministre rebelle Ghassan Hitto, ont rencontré le chef de la diplomatie américaine John Kerry. Ils ont de nouveau demandé à recevoir des armes.

Alors que les violences se poursuivent en Syrie, l'opposition au régime de Bachar al-Assad a de nouveau tenté sa chance mercredi 10 avril pour obtenir un appui en armes. En marge du premier jour d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8 dans la capitale britannique, des membres de l'opposition, dont le Premier ministre de la rébellion Ghassan Hitto, se sont entretenus avec le secrétaire d'État américain John Kerry et plusieurs de ses homologues.

Leur demande n'a pas changé : depuis le début de la répression, ils n'ont de cesse de

L'aviation syrienne accusée de raids aériens contre les civils

Une organisation internationale de défense des droits de l'Homme a accusé l'aviation syrienne d'avoir bombardé des boulangeries, hôpitaux et autres cibles civiles, et cette ONG a appelé à l'arrêt de ces raids meurtriers contre les civils, qu'elle qualifie de crimes contre l'humanité.

"Les raids ordonnés par le gouvernement, qui tuent délibérément et de manière indiscriminée des civils, semblent s'inscrire dans (une stratégie) d'attaques multiples et systématiques contre la population civile que nous jugeons être des crimes contre l'humanité", a assuré Human Rights Watch.

AFP
 

réclamer des armes pour mieux se défendre contre les frappes aériennes du régime.Mais John Kerry, dont le pays fournit une importante aide humanitaire à la rébellion syrienne mais pas d'aide militaire létale, "n'a rien promis", a indiqué un représentant de son ministère.

Les entretiens de mercredi ont été organisés sous l'égide du Royaume-Uni, qui préside actuellement le G8 et milite pour une levée de l'embargo de l'Union européenne sur les livraisons d'armes aux forces de l'opposition syrienne.

Le chef de la diplomatie américaine se rendra le 20 avril à Istanbul à une nouvelle réunion du Groupe des amis de la Syrie, formé de pays arabes et occidentaux opposés au régime de Bachar al-Assad, a annoncé une autre source au département d'Etat. La dernière grande réunion des Amis de la Syrie s'est tenue en février à Rome.

Inquiétude internationale après l'allégence du Front al-Nosra à al-Qaïda

Reste que la question qui divise ses partenaires est plus que jamais d'actualité après l'annonce de l'allégeance du Front jihadiste Al-Nosra à al-Qaïda. La France, après avoir semblé être sur la même ligne que Londres, a indiqué qu'elle n'avait pas encore arrêté sa position. Elle a fait valoir qu'il fallait d'abord établir si on pouvait "avoir confiance" en l'opposition syrienne et a mis en avant le risque que les armes tombent aux mains des extrémistes.

"Nous étudions toujours une grande variété d'options, nous allons continuer à aider l'opposition, en travaillant avec elle pour discuter de ce dont elle a besoin, et de ce que nous sommes prêts à fournir", a déclaré pour sa part un représentant du secrétariat d'État américain. "Nous avons besoin d'avoir en permanence ce genre de conversation, c'est la raison pour laquelle nous retournons à Istanbul", a-t-il encore dit.

Interrogé la veille sur l'éventualité d'une aide militaire américaine à l'opposition, John Kerry avait souligné "qu'il revenait à la Maison Blanche de faire ce genre d'annonce". Il avait par ailleurs réaffirmé sa préférence pour une solution diplomatique en Syrie.

Le conflit opposant le régime du président Assad aux rebelles syriens, qui a fait 70 000 morts en deux ans selon l'ONU, devait être "la priorité" du dîner mercredi soir entre les ministres du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Royaume-Uni, Italie, Japon et Russie) et de leur réunion jeudi, selon le chef de la diplomatie britannique William Hague. Washington voudrait parvenir à assouplir la position de Moscou, allié indéfectible du régime de Damas depuis le début du conflit. 

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 11/04/2013

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