Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ÉLÉMENT TERRE

Agriculture : faire face à l'élevage intensif

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ismaël Isaac, le retour d’un pionnier du reggae africain !

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Départementales : la normalisation du FN

En savoir plus

REPORTERS

San Cristóbal, le chaudron vénézuélien

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Compétition des idées : une victoire des États-Unis ? (partie 2)

En savoir plus

TECH 24

L'Université de la Singularité met le cap sur l'Europe

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Crash de l'A320 de Germanwings : le copilote était en arrêt maladie

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'offensive militaire au Yémen

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Bruxelles étudie les réformes proposées par Athènes

En savoir plus

Culture

Maître de la lumière, le peintre franco-chinois Zao Wou-ki s'est éteint

© AFP

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 11/04/2013

Né à Pékin en 1920, le peintre et graveur Zao Wou-ki s'est installé en 1948 à Paris, dans le 14e arrondissement. Il était devenu l’un des illustres représentants de l’abstraction lyrique. Il est mort le 9 avril en Suisse.

Le peintre franco-chinois Zao Wou-ki a finalement rendu l’âme au bord du lac Léman, près de Nyon, le 9 avril 2013, lui qui avait tant aimé observer les humeurs changeantes du ciel et des eaux du vaste lac chinois de l’Ouest, dans la ville de Hanghzou où il avait étudié les Beaux-Arts. Mais c’est à Paris que cet artiste avait passé le plus clair de sa vie, dans le 14e arrondissement, où il avait décidé de vivre dès l’âge de 28 ans, en 1948.
 
Depuis ses premiers pas en calligraphie aux côtés de son grand-père jusqu’à sa grande notoriété sur le marché de l’art international, en passant par sa lancée dans l’abstraction lyrique à partir de 1954, le peintre et graveur Zao Wou-ki a connu une carrière qui a fini parmi les plus grandes ventes d’art contemporain chez Sotheby’s et Christie’s – l’une de ses toiles a atteint 5,8 millions de dollars lors d’une vente à Hong Kong en 2008. À partir de 1983, l’artiste est invité dans son pays natal, la Chine, où il ne s’était pas rendu depuis plus de trente ans, et y donne une série de cours sur l'art occidental, autrefois prohibé.
 
Ami avec Pierre Soulages et Hans Hartung, membre de l’école de Paris puis rattaché à l’abstraction lyrique aux côtés de Georges Mathieu, académicien des beaux-arts depuis 2002, Zao Wou-ki avait obtenu la nationalité française avec l’aide du ministre de la culture André Malraux, en 1964.

Le peintre, affaibli par la maladie d’Alzheimer, s’était installé en Suisse il y a deux ans, poussé par son épouse, Françoise Marquet, ancienne conservatrice au Musée d’art moderne de la ville de Paris - une décision qui est au cœur d’une bataille judiciaire au sein de la famille.

 

Première publication : 11/04/2013

COMMENTAIRE(S)