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EUROPE

Les grands axes du pontificat du pape François se font attendre

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/04/2013

Un mois après son élection, le pape François a imposé son empreinte au Vatican. D'un style simple et radicalement différent de celui de son prédécesseur Benoît XVI, il a toutefois, pour l'heure, soigneusement évité les sujets qui fâchent.

Un mois s’est écoulé depuis que François occupe le siège de Saint-Pierre et déjà un vent de nouveauté souffle sur le Vatican. Plus sur la forme que sur le fond, car force est de reconnaître que le pape n’a pas encore dévoilé les grands axes de l’action qu’il mènera à la tête de l’Église. Connu pour être un réformateur social mais plutôt conservateur sur les questions de mœurs, le premier souverain pontife venu d’Amérique du Sud a en effet pour l’heure soigneusement évité les sujets qui fâchent, n'évoquant ainsi jamais la sexualité ou les scandales de pédophilie qui ont éclaboussé l’Église ces dernières années.

Très attendu sur les questions de politique vaticane à la suite du scandale Vatileaks, le pape a toutefois annoncé, samedi 13 avril, avoir constitué un groupe de huit cardinaux chargés de le conseiller sur son projet de réforme de la Curie - le gouvernement de l’Église -, une institution souvent critiquée pour son opacité. Un premier pas, même si le pape François n’a pas encore nommé de secrétaire d'État pour remplacer le cardinal italien Tarcisio Bertone, cible de nombreuses critiques pour sa gestion jugée cahotique de la Curie. Sa seule nomination significative est celle du ministre général des franciscains, le père espagnol José Rodriguez Carballo, comme numéro deux de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée - chargés des religieux et religieuses. Un choix d'ouverture dans un ministère-clé.

Une familiarité qui ne plaira pas aux traditionalistes catholiques

Reste que par son comportement et ses interventions, le pape François a déjà révélé un peu de son identité et séduit, suscitant un certain engouement et pas uniquement chez les catholiques. Dès les premiers mots prononcés après son élection, il a donné le ton de son pontificat. En choisissant le nom de François en référence à Saint-François d’Assise, il se pose en défenseurs des plus pauvres. "Je voudrais une Église pauvre pour les pauvres", a-t-il ainsi confié, s’exprimant pour la première fois devant la presse trois jours après son élection.

Dans son apparence également, François a opté souvent pour des symboles de simplicité et de pauvreté. Il a abandonné divers habits, objets, rites symboliques que son prédécesseur, par attachement à la tradition millénaire de l'Église, avait réintroduits. Et pour l’heure, il réside toujours à la résidence Sainte-Marthe avec des prêtres et religieux, délaissant le palais pontifical. Lors du message pascal Urbi et Orbi, il a carrément laissé de côté le salut en 65 langues.

Séduits par sa proximité affichée avec la foule, les fidèles sont chaque mercredi et chaque dimanche plus nombreux à se presser place Saint-Pierre pour l’écouter lors de l’audience et de l’Angélus hebdomadaires. À chaque fois, le rituel est le même, mais continue de surprendre les fidèles tant il tranche avec ce qu’a connu le Vatican par le passé. Il n’hésite pas ainsi au grand dam des services de sécurité à rouler en papamobile découverte, avant de passer un long moment à pied à saluer les gens. Il prend les présents qu’on lui tend, les dessins d’enfants et salue un à un les handicapés en chaises roulantes.

Mercredi, il a ainsi invité les fidèles à prier et appeler Dieu "papa, ce qu'il est pour nous". Une familiarité qui ne plaira pas aux traditionalistes catholiques, déjà offusqués par tous ses abandons de rites divers depuis son élection le 13 mars.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 12/04/2013

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