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EUROPE

"Ding Dong ! The Witch is Dead", casse-tête de la BBC

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/04/2013

Au-delà de la mort, l'ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher continue de susciter la polémique. Pris en étau entre partisans et opposants de la Dame de fer, même la BBC en fait l'expérience...

La disparition de l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher, décédée le 8 avril à Londres, continue de diviser les Britanniques. Le groupe public audiovisuel BBC, plus grand diffuseur de radio-télévision au monde, en fait actuellement l’expérience, puisqu’il est pris en étau entre partisans et opposants du bilan de la Dame de fer.

En cause : le succès fulgurant d’une chanson devenue un tube sur Internet après le décès de Margaret Thatcher, au point de se classer en haut du hit-parade britannique. En l’occurrence, il s'agit de "Ding Dong ! The Witch is Dead" ("La sorcière est morte"), interprétée par Judy Garland dans le film de 1939 "Le Magicien d'Oz". Dans l’esprit des anti-Thatcher, la sorcière en question n’est nulle autre que l’ancienne chef du gouvernement britannique.
 
Campagne politique ?
La chanson en question
Or ce triomphe commercial devrait lui valoir, comme le veut la tradition, une diffusion sur BBC Radio 1 dans le cadre du Top 40 des titres les plus vendus. "Shocking !", s’insurgent les pro-Thatcher qui demandent le respect d’une famille en deuil, d’autant plus qu’ils estiment que la résurrection de la chanson est le fruit d'une campagne politique lancée sur Internet. Et que par conséquent, elle ne doit pas être diffusée, a fortiori sur une antenne publique.
 
Selon les médias locaux, une campagne menée sur les réseaux sociaux par des anti-Thatcher explique, en effet, ce succès fulgurant. Il est vrai que le groupe Facebook "Make 'Ding dong the witch is dead' number 1 the week Thatcher dies", qui est à l'origine de ce mouvement, s'est notamment fixé pour objectif de placer cette chanson en tête des ventes durant la semaine suivant la mort de Margaret Thatcher. Et que si ce dernier compte, ce samedi, plus de 10 600 membres, d’autres groupes similaires partageant le même objectif ont été créés ces derniers jours...
 
"C'est une tentative de manipulation des hit-parades par des personnes qui essaient de faire passer un message politique. Beaucoup de gens vont trouver cela choquant et violent, et pour ces raisons, il serait mieux que la BBC s'abstienne de la jouer", a déclaré pour sa part au Daily Mail John Whittingdale, président conservateur de la commission pour la culture, les médias et le sport au Parlement britannique.
 
"Entre le marteau et l'enclume"
 
La campagne anti-Thatcher sur le Web
© Photo publiée sur Facebook
Placée devant le fait accompli, la BBC a dans un premier temps hésité à diffuser dimanche la chanson incriminée. Ainsi, le nouveau PDG du groupe, Tony Hall, expliquait alors que l'éventuelle décision de jouer "Ding Dong" à l'antenne relevait d'une "décision éditoriale", et non politique. "L'Official Chart Show dominicale est un compte-rendu factuel et objectif de ce que les Britanniques ont acheté et nous prendrons une décision pour la jouer quand les derniers classements seront avérés", a expliqué la BBC dans un communiqué jeudi.
 
Mais soumise à des pressions intenses, notamment via les réseaux sociaux, la direction du groupe a finalement décidé de couper la poire en deux. Dans un communiqué publié vendredi, elle a annoncé qu'elle diffuserait uniquement un court extrait de la chanson. Le régulateur de Radio 1, Ben Cooper, a déclaré qu'il s'était senti pris "entre le marteau et l'enclume" avant de prendre cette décision."Personne à Radio 1 ne souhaite causer d'offense, mais je crois aussi que nous ne pouvons pas ignorer la chanson dans notre émission", a-t-il commenté.
             
"Nous avons convenu que nous ne jouerions pas la chanson en entier, mais que nous la traiterions plutôt comme une information d'actualité et que nous en diffuserions un court extrait pour la remettre dans son contexte", a ajouté le PDG, Tony Hall.
 
La BBC a, dans le passé, refusé de jouer des hits considérés comme choquants, tel "Je t'aime... Moi non plus", premier numéro un à être interdit sur les ondes, à cause de ses paroles explicites chantées en 1969 par Serge Gainsbourg et Jane Birkin. En 1977, c’est le fameux "God save the Queen" des Sex Pistols qui avait été banni par la radio, le temps du Jubilée d'argent de la reine Elisabeth.
             
Avec dépêches

 

Première publication : 13/04/2013

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