Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • Écosse : "Quel que soit le résultat, il va y avoir beaucoup de mécontents"

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • Alex Salmond, le visage d'une Écosse qui rêve d'indépendance

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

EUROPE

Un nouveau parti allemand anti-euro fait trembler les formations traditionnelles

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/04/2013

À cinq mois des élections législatives de septembre, un nouveau parti, baptisé Alternative pour l'Allemagne, a fait son apparition sur la scène politique allemande. Résolument anti-euro, il propose, notamment, un retour au deutschemark.

Les militants d'un nouveau parti anti-euro ont clamé leur objectif d'entrer au Parlement allemand cet automne pour mener leur combat contre la monnaie unique qui, selon eux, "détruit l'Europe", lors de leur congrès fondateur dimanche à Berlin.

"C'est parti, c'est parti !", la salle comble de l'hôtel 5 étoiles où était organisé le rassemblement, salue debout les derniers mots du discours de Bernd Lucke, porte-parole du parti "Alternative pour l'Allemagne", affirmant que "le moment est mûr" pour envisager d'accéder au Bundestag (chambre basse du Parlement).

Avec, depuis sa création en février, quelque 7.500 adhérents et donateurs revendiqués, et 1.400 membres présents dimanche dans la capitale, le mouvement "Alternative für Deutschland" (AFD) croit en ses chances.

Dans le hall du congrès, à quelques mètres d'un stand qui présente un livre intitulé "Euro - lieu du crime", Heiner Garbe, journaliste indépendant de Dortmund (ouest), mise sur "6 % ou plus" en septembre prochain, pour les prochaines législatives.

Un ancien billet de 100 Deutschemark accroché à la poche de sa veste de tweed, il répète aux médias allemands et étrangers ses critiques contre la politique européenne d'Angela Merkel et son désir d'un nouveau souffle conservateur puisque "la CDU (parti de la chancelière) a glissé à gauche".

La colère et la déception vis-à-vis de cette politique ou plus largement de l'évolution de l'Union européenne constituent le coeur des motivations des militants présents.

"L'euro détruit l'Europe", affirme à l'AFP Andreas Homuth, 55 ans, manager d'un golf, qui insiste: "nous voulons l'Europe mais pas celle qui est actuellement mise en place".

"Je souhaite l'Europe d'avant 2002", explique Jonas Ahlbäumer, un étudiant bavarois en génie mécanique de 22 ans, qui tranche, avec son sweat à capuche dans un public plutôt âgé portant veste, souvent avec cravate.

Le sentiment que l'Allemagne n'en finit plus de payer pour les pays endettés de la zone euro domine les discours, tout comme l'impression d'une Europe toujours plus inhumaine et technocratique.

"Je comprends les Grecs qui manifestent. A leur place je ferais sans doute la même chose", déclare Hans Liesegang, ancien militaire de 64 ans, venu de Poméranie (est) tandis que le porte-parole du parti dénonce "une Grèce gouvernée non plus par le peuple mais par la troïka". La troïka représente les créanciers d'Athènes, l'UE, la BCE et le Fonds monétaire international (FMI).

La détérioration de l'image de l'Allemagne inquiète les militants. "Je crains que tout l'acquis des décennies de l'après-guerre dans ce domaine soit réduit à néant", dit M. Liesegang.

L'idée que les "partis politiques établis" ont perdu tout contact avec les attentes de l'électorat est l'autre grand message que souhaite mettre en avant "Alternative pour l'Allemagne".

"Nous vivons depuis trois ans une dégénérescence effrayante du parlementarisme allemand", a déclaré M. Lucke, jugeant que "cette crise a montré combien presque tous les députés du Bundestag ont perdu leurs opinions et se sont transformés en simples auxiliaires débordés du gouvernement".

"Ni de gauche, ni de droite", le nouveau parti souhaite dire à la coalition au pouvoir qu'il y a "une alternative à sa politique", a-t-il lancé, salué par des "Jawohl" ("oui bien sûr") sonores.

Comptant déjà des fédérations dans quatre Etats régionaux, dont la Bavière (sud), l'AFD prévoit de couvrir prochainement l'ensemble du territoire.

Selon le dernier baromètre politique publié vendredi par la chaîne de télévision ZDF, plus d'un quart des Allemands interrogés verraient d'un bon oeil une sortie de l'euro et 17% se disent prêts à voter pour un parti défendant cette option.

AFP

Première publication : 14/04/2013

COMMENTAIRE(S)