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ETATS-UNIS

Mariage homo : les républicains montrent des signes d'ouverture

© AFP

Texte par Jon FROSCH

Dernière modification : 15/04/2013

La cause du mariage gay avance aux États-Unis, où elle semble désormais jouir du soutien de plus en plus de républicains pourtant réputés être de farouches opposants à ce type d'union.

S’il fait débat en France, le mariage gay est de plus en plus soutenu aux États-Unis. Les récents sondages montrent que le nombre d'Américains à soutenir cette union est en constante progression. Cette évolution touche non seulement la société, mais aussi la classe politique du pays. Et le changement le plus important s’est produit là où l'on attendait le moins : c’est-à-dire à droite.

Fin février, plus d’une centaine d’éminents républicains, des membres actuels du Congrès, des anciens gouverneurs, des élus et des chefs d'entreprises ont signé un mémoire juridique demandant à la Cour suprême de reconnaître le droit constitutionnel pour les couples homosexuels de se marier.
 
Plus récemment, début avril, le sénateur Mark Kirk s’est publiquement prononcé en faveur du mariage homosexuel, rejoignant son collègue Rob Portman et l'ancien vice-président Dick Cheney dans les rangs des républicains s’exprimant sur le sujet.
 
"Les liens familiaux" et les jeunes, moteurs du changement
 
"Le mariage gay a déjà gagné", selon le magazine américain Time
"Cette évolution s’explique en partie par le fait que de plus en plus de républicains sont concernés par la question du mariage gay au sein même de leur famille, indique la politologue Karlyn Bowman du think tank proche de la droite American Enterprise Institute. Les gens veulent que leurs fils et leurs filles gays soient heureux".
 
En effet, le sénateur Rob Portman, à l’instar de Dick Cheney, qui a une fille lesbienne, a pris position dans de telles circonstances. "Nous devrions permettre aux gens de se marier et d'accéder au bonheur et à la stabilité du mariage que je connais depuis plus de 26 ans", a-t-il déclaré le mois dernier sur la chaîne d’information CNN. "C’est ce que je veux pour tous mes enfants, y compris pour notre fils, qui est gay."
 
Outre ces liens familiaux qui expliquent la prise de position de certains élus républicains, il y a surtout des préoccupations d’ordre stratégique qui sont en jeu. Les républicains tentent de se relancer après la cuisante défaite de leur candidat Mitt Romney lors de la dernière présidentielle.
 
Or, les positions conservatrices du parti sur des questions telles que le mariage homosexuel et le droit des femmes à disposer de leur corps semblent avoir détourné les électeurs modérés et indépendants.
 
"La dernière élection a été une leçon pour les républicains", explique Mimi Planas, codirectrice de l'association pro-gay en Floride Log Cabin Republicains, la principale organisation conservatrice homosexuelle. "Il faut qu’ils élargissent leur base électorale et soutenir le mariage gay peut y contribuer, notamment pour attirer les jeunes."
 
Un sondage récent publié par le Washington Post a, en effet, révélé que si 58 % des Américains soutiennent le mariage homosexuel, le chiffre atteint la barre de 81 % auprès des jeunes âgés de 18 à 30 ans. Le sondage montre également que 52 % des républicains et sympathisants âgés de moins de 50 ans sont en faveur du mariage gay.
 
"La base républicaine reste globalement opposée au mariage gay, mais les jeunes républicains évoluent très vite sur cette question",  note la politologue Karlyn Bowman.
 
Présidentielle 2016 : vers un candidat républicain pro-mariage gay ?
 
Mais malgré quelques indices indiquant une probable évolution de la position républicaine défavorable au mariage gay, il semble que le changement ne se fera pas rapidement. John Boehner, le président républicain de la Chambre des représentants, maintient que "le mariage se fait  entre un homme et une femme". La semaine dernière, l'ancien candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle, Rick Santorum, a déclaré à un journal de l’Iowa qu'il serait "suicidaire" pour les conservateurs de "changer sur cette question".
 
John Boehner, le président républicain de la Chambre des représentants
Cette résistance venant des hautes sphères du parti a conduit certains politologues comme Geoffrey Skelley, de l'Université de Virginie, à mesurer leurs analyses. "La plupart des sénateurs et des membres de la Chambre républicains ne changeront pas d'avis", estime-t-il. "La base de leurs sympathisants se situe dans le Sud, qui se trouve également être un bastion du conservatisme social en raison de la forte tradition évangélique."
 
Il est très probable, selon lui, qu’une fracture intervienne entre "des républicains à l'esprit libertaire, plus préoccupés par les questions économiques et favorables au mariage homosexuel" et des "conservateurs totalement opposés à ce type d’union qui entre en conflit avec leurs convictions religieuses et morales". Par conséquent, poursuit Geoffrey Skelley, il est peu plausible que le candidat républicain à la présidentielle de 2016 embrasse la cause du mariage homosexuel. "Le parti est trop dominé par son aile conservatrice pour que cela se produise."
 
Certains républicains insistent toutefois pour minimiser les divisions internes sur la question, affirmant qu’elles sont exagérées. "Les chrétiens conservateurs que je connais sont beaucoup plus préoccupés par les questions d'avortement et de liberté religieuse que par le mariage homosexuel, même ceux qui s'y opposent", affirme Liz Mair, qui était en charge des relations avec la presse pour le compte du Republican National Comittee en 2008. Selon elle, le candidat républicain de 2016 sera en faveur du mariage gay.
 
L’activiste Mimi Planas se montre, elle, plus prudente. "Les républicains devraient soutenir le mariage gay, puisque le parti défend les libertés individuelles et milite contre l’ingérence du gouvernement dans la vie privée, explique-t-elle. Ceci dit, il est encore trop tôt pour que ce soit le cas pour la présidentielle de 2016." Elle se dit plus optimiste pour 2020. "Le parti est comme un enfant qui commence à marcher, il ne peut pas encore courir, mais il commence à aller de l’avant", conclut-elle.
 

 

Première publication : 15/04/2013

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