Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao suspendu provisoirement après son coup de tête

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

Amériques

Nicolas Maduro, le nouveau gardien de la "révolution bolivarienne"

© AFP

Vidéo par Mounia Ben AÏSSA

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 15/04/2013

Le dauphin désigné d'Hugo Chavez, décédé le 5 mars, a été désigné avec 50,66 % des voix à la tête du Venezuela. Retour sur l'ascension politique d'un ancien chauffeur de bus devenu président.

Il y a six mois encore, il était inconnu du grand public. Aujourd'hui, il est devenu président de la République bolivarienne du Venezuela et succède au père de la révolution socialiste, Hugo Chavez, décédé le 5 mars. Nicolas Maduro, 50 ans, a été élu, dimanche 14 avril, avec 50,66 % des suffrages et un regret : ne pas avoir fait mieux que son mentor qui avait remporté la présidentielle d'octobre 2012 avec plus de 55 % des voix.

"J'ai fourni un grand effort, parcourant chaque village de cette terre bolivarienne, un effort physique, émotionnel, moral, avec à l'âme la douleur de la perte de notre commandant", a déclaré le nouveau président qui a souhaité, à l'annonce de sa victoire, rendre hommage à Hugo Chavez. Car cet ancien chauffeur d’autobus venu à la politique par le syndicalisme sait qu'il lui doit toute son ascension politique.

"Un des dirigeants avec les meilleures capacités"

Les destins des deux hommes se sont croisés en 1998, lors de la première campagne électorale de Chavez. Nicolas Maduro est alors l'un de ses assistants. Quand, en décembre de la même année, le "Comandante" remporte l’élection présidentielle, c’est avec Maduro qu’il se rend au Conseil national électoral [qui proclame les résultats]. Signe, déjà, d'une forte complicité.

Chavez ne cesse de renouveler sa confiance à Maduro, marié à une autre figure du chavisme, Cilia Flores, également procureur général de la République. En 2006, il désigne Maduro, président de l'Assemblée nationale à l'époque, ministre des Affaires étrangères, avant de le nommer vice-président après sa victoire à la présidentielle du 7 octobre 2012. "C’est un jeune révolutionnaire à part entière, avait déclaré Chavez en décembre dernier. Avec sa main ferme, avec sa vision, avec son cœur d’homme du peuple, avec son talent avec les gens, avec la reconnaissance internationale qu’il s’est acquise, c’est l’un des jeunes dirigeants ayant les meilleures capacités" pour diriger le Venezuela.

Le dauphin est alors exposé au feu médiatique. Pour s'imposer comme le nouveau visage de l'éxecutif, Maduro apparaît au chevet du président malade, à La Havane. Il est le seul à donner des nouvelles de l'état de santé de Chavez en conférence de presse. Et c’est à nouveau lui qui a annoncé le décès d'Hugo Chavez : "Nous avons reçu l'information la plus dure et la plus tragique que nous pouvions annoncer à notre peuple. À 16h25 [21h55, heure de Paris], aujourd'hui 5 mars, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias".

Manque de charisme

Depuis que cet ancien dirigeant du syndicat du métro de Caracas a pris les rênes du pouvoir, il a promis de marcher dans les pas de son mentor et de poursuivre sa politique socialiste. Il ne cesse de proclamer sans relâche sa fidélité à l'ancien président et reprend la rhétorique anti-impérialiste de son prédecesseur, en accusant notamment, le 6 avril, deux ex-ambassadeurs américains d'avoir fomenté un complot pour l'assassiner

Sauf que Maduro est loin d’avoir le charisme de son prédécesseur. Ses récents commentaires quasi-mystiques sur Hugo Chavez affirmant que l’ancien président lui était apparu "sous la forme d'un petit oiseau" n’ont pas eu l’effet escompté. "Ce qui était magique dans la bouche de Chavez apparaît ridicule dans celle de Maduro", commente Stephen Launay, maître de conférence à l'université Paris-Est et auteur de "Chavez, Uribe, deux voies pour l'Amérique latine".

"Il sait bien qu'il ne doit sa victoire qu’à Chavez et non à son charisme", commente Pascal Drouhaud, spécialiste de l'Amérique latine. Aujourd'hui, le président de tous les Vénézuéliens va devoir trouver un équilibre entre le chavisme et l’invention d’un après-Chavez. 

Première publication : 15/04/2013

COMMENTAIRE(S)