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EUROPE

Le pianiste turc Fazil Say condamné pour blasphème envers l'islam

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/04/2013

Le célèbre pianiste turc Fazil Say a été condamné ce lundi par un tribunal d'Istanbul à dix mois de prison avec sursis pour des insultes proférées sur Twitter envers l'islam. L'artiste, qui se dit athée, dénonce lui un procès politique.

"Ils veulent me faire croire en Dieu en me faisant passer un an et demi en prison", ironisait Fazil Say en décembre dernier, à l’approche de son procès pour blasphème. Un tribunal d’Istanbul a finalement réduit la peine du pianiste à 10 mois avec sursis, ce lundi 15 avril. Mais l’affront reste le même, aux yeux du pianiste turc.

"Je suis très triste de cette décision de justice rendue au nom de mon pays. C'est une déception pour moi du point de vue de la liberté d'expression", a-t-il déclaré sur sa page Facebook. "Davantage que pour ma personne, cette condamnation, alors que je n'ai commis aucun crime, est inquiétante pour la liberté de convictions et d'expression en Turquie".

Défense du vice-Premier ministre turc sur FRANCE 24

Son tort : avoir repris sur Twitter des vers du poète persan Omar Khayyam du XIe siècle, connu pour son épicurisme et sa prise de distance vis-à-vis des dogmes de l’islam rigoriste, et raillé un imam lors de son appel à la prière à Istanbul. En raison de ses saillies provocatrices, le pianiste âgé de 43 ans a été reconnu coupable "d’insulte aux valeurs religieuses d’une partie de la population". Sa peine ne sera appliquée qu’en cas de récidive dans les cinq ans, il est donc libre de ses mouvements.

Le vice-Premier ministre Bülent Arinç, interrogé sur FRANCE 24, a expliqué défendre "un monde libre de ses convictions religieuses", mais vouloir "agir contre les discours de haine et contre ceux qui agiraient pour délimiter, pour restreindre les convictions religieuses." La déclaration est assez vague pour à la fois englober la défense de Fazil Say et justifier sa condamnation.

La mémoire de Sivas

Athée militant, le compositeur de musique contemporaine Fazil Say défie régulièrement les autorités islamistes d’Istanbul en proposant des œuvres commémorant notamment le drame de Sivas, quand 37 intellectuels laïcs sont morts dans l’incendie de leur hôtel, mis à feu par des intégristes le 2 juillet 1993. Un opéra intitulé "Sivas" est en préparation pour 2014.

Lassé par son bras de fer avec le parti islamiste de l’AKP, le pianiste internationalement reconnu serait tenté par l'exil. Il a plusieurs fois évoqué la possibilité de s’installer au Japon.


Première publication : 15/04/2013

  • TURQUIE

    Le pianiste turc Fazil Say, athée militant, comparaît pour blasphème

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