Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

#ActuElles

Le vin a-t-il un sexe ?

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Enseignement numérique : la francophonie à la traîne !

En savoir plus

FOCUS

Kobané : la colère des Kurdes contre la Turquie

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

MOOC, selfie ou enverdeur : le vocabulaire nouveau est arrivé

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Start-up, la tentation de l'étranger

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Un tournant dans la crise ukrainienne ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Virus Ebola et budget français : psychose et combat diplomatique

En savoir plus

SUR LE NET

Ebola : une campagne contre la stigmatisation des Africains

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le fardeau d'une nation"

En savoir plus

  • Ebola : réunion de l'UE pour mieux lutter contre le virus

    En savoir plus

  • Kobané : les États-Unis larguent des armes aux combattants kurdes

    En savoir plus

  • Deux journalistes français jugés en Papouasie

    En savoir plus

  • Kobané : la colère des Kurdes contre la Turquie

    En savoir plus

  • Le gouvernement japonais fragilisé après la démission de deux ministres

    En savoir plus

  • À Hong Kong, l'exécutif accuse des "forces étrangères" d'être à la manœuvre

    En savoir plus

  • Foot européen : excepté la Juve, les cadors assurent

    En savoir plus

  • Ebola : l'aide-soignante espagnole n'a plus le virus

    En savoir plus

  • Débordé par l’afflux de réfugiés, le Liban verrouille sa frontière avec la Syrie

    En savoir plus

  • Serbie-Albanie : le Premier ministre albanais reporte sa visite à Belgrade

    En savoir plus

  • Maroc - Algérie : tirs à la frontière, un "incident grave" selon Rabat

    En savoir plus

  • En images : le marathon de Pékin noyé dans un nuage de pollution

    En savoir plus

  • L'Allemagne accepte de vendre à Israël des bateaux lance-missiles

    En savoir plus

  • L'Église ne parvient pas à un consensus sur les homosexuels et les divorcés

    En savoir plus

  • Tempête dans l'Himalaya : le bilan humain s'alourdit

    En savoir plus

  • Paul McCarthy renonce à regonfler sa sculpture plastique vandalisée à Paris

    En savoir plus

Economie

La justice française rejette les offres de reprise du site de Petroplus

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/04/2013

Le tribunal de commerce de Rouen n'a pas retenu les deux offres de reprise de la raffinerie Petroplus, ouvrant ainsi la voie à l'arrêt définitif de l'activité sur le site de Petit-Couronne.

La justice n'a pas voulu des offres de reprise de la raffinerie normande Petroplus soumise par le Libyen Murzuq Oil et le Panaméen NetOil. Le tribunal de commerce de Rouen a jugé, mardi 16 avril, que "les repreneurs n'ont pas été en mesure de lever l'ensemble des ambiguïtés, l'ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres", a précisé Me Jean-Marie Valentin, l'avocat du comité d'entreprise de Petroplus.

Le tribunal avait repoussé à huit reprises la date limite de dépôt des offres de repreneurs depuis le dépôt de bilan de la raffinerie en janvier 2012. Sa décision scelle le sort de cette usine de 470 salariés après un an de rebondissements. Le rejet des offres de reprise entraîne la cessation définitive des activités du site. La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée "dans les jours prochains", précise le groupe dans un communiqué.

Le directeur de la raffinerie, Philippe Billant, a indiqué pour sa part qu'un "liquidateur a été nommé. Il vendra les actifs isolés". Selon lui, il est encore trop tôt pour déterminer l'avenir du site qui pourrait être déconstruit ou transformé. "La décision du tribunal met fin à une longue période d'incertitude pour les salariés", a-t-il ajouté. "C'est effectivement une déception aujourd'hui que nous n'ayons pas réussi après 15 mois d'efforts [...] à créer un environnement favorable à une reprise", a-t-il encore dit avant de préciser que des mesures de reclassement et de formation ont déjà été prises.

"Responsabilité du gouvernement"

"Je rentre chez moi en Libye, je suis déçu", a affirmé à la presse le président de Murzuk Oil, Mabrouck Jomode Elie Getty. "On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d'avoir de l'argent, du pétrole et l'avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus", a-t-il souligné.

Les juges consulaires attendaient des candidats qu'ils apportent des garanties sur leur capacité à approvisionner le site en pétrole brut mais aussi à le moderniser.

Selon Jean-Luc Broutet de la CGT, "la responsabilité aujourd'hui est du côté du gouvernement". "Si on veut assurer l'avenir du raffinage dans notre pays, assurer l'indépendance énergétique, on demande au gouvernement de nationaliser le raffinage en France", a-t-il dit après l'annonce de la décision.

Au total, plusieurs dizaines de candidats se sont manifestés pour reprendre la raffinerie depuis son dépôt de bilan mais jusqu'à présent aucun n'a été en mesure de déposer un dossier complet.

Lorsque la raffinerie fermera, une centaine de salariés de Petroplus pourraient être reclassés dans l'industrie pétrolière, principalement dans la vallée de la Seine où fonctionnent deux autres raffineries, l'une exploitée par Total et l'autre par ExxonMobil.

Outre NetOil et Murzuq Oil, deux autres dossiers présentés respectivement par le Luxembourgeois GTSA et le Hongkongais Oceanmed Seasky System Limited avaient déjà été écartés par les administrateurs.

Ouverte en 1929, la raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse. Sa liquidation avait été prononcée en octobre par le tribunal de commerce de Rouen qui avait toutefois autorisé la poursuite de l'activité jusqu'au 16 avril.

"On a été exemplaires et responsables pendant ces 18 mois de lutte, il n'y a pas eu de violences et il n'y en aura pas, parce que les mecs sont usés", avait indiqué un salarié, Denis Colange, 57 ans, interrogé avant le jugement sur les conséquences d'une décision négative du tribunal.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 16/04/2013

  • FRANCE

    Deux offres jugées recevables pour la reprise de la raffinerie Petroplus

    En savoir plus

  • INDUSTRIE

    La société égyptienne retire son offre de reprise pour Petroplus

    En savoir plus

  • FRANCE

    Les pétrodollars iraniens peuvent-ils sauver Petroplus ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)