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FRANCE

Ouverture à Marseille du procès des prothèses mammaires PIP

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/04/2013

Le premier face-à-face attendu entre les nombreuses plaignantes, victimes de prothèses mammaires défectueuses, et le fondateur de la société PIP a lieu à Marseille ce mercredi, jour d'ouverture du procès.

Ce sont 5 250 femmes "anxieuses et impatientes", selon les mots de l’avocat de la partie civile Me Philippe Courtois, qui attendent l’ouverture, mercredi 17 avril, du procès d'ampleur des prothèses mammaires défectueuses de la marque PIP, à Marseille. Pendant un mois, le tribunal correctionnel va tâcher de comprendre comment la marque Poly Implant Prothèse (PIP) a pu, pendant dix ans, remplir ses prothèses d'un gel de silicone industriel non autorisé - dix fois moins cher que le gel certifié - en déjouant les contrôles de son certificateur, jusqu’à sa liquidation judiciaire en mars 2010.

Face aux nombreuses plaignantes originaires du monde entier, cinq prévenus comparaissent pour "tromperie aggravée" et "escroquerie" : Jean-Claude Mas, 73 ans, fondateur de la société varoise, au cœur d'une supercherie aux répercussions mondiales, qui pendant l'enquête a assumé, voire revendiqué, la manipulation, son ancien bras droit, Claude Couty, la directrice de la qualité, Hannelore Font, le directeur technique, Loïc Gossart, et le directeur produits, Thierry Brinon.

Tous encourent cinq ans de prison. Pas d'indemnisations majeures en vue en revanche pour les victimes, sur fond d'insolvabilité des prévenus - Jean-Claude Mas et son ex-DG sont mis en examen dans une enquête en cours sur le sort des fonds générés par la fraude.

Avant l'ouverture de l'audience, la Cour de cassation doit examiner le recours de deux ex-cadres de PIP, également prévenus, qui mettent en cause l'impartialité du tribunal et réclament le dépaysement du procès (un centre de convention à Marseille a été tranformé pour l'occasion en tribunal). Leur défense estime notamment que le tribunal a apporté "un soutien logistique aux victimes" en facilitant la procédure de constitution de partie civile.

"De Mas je n'attends rien"

Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), sur l'ensemble des prothèses retirées depuis le début du scandale, un quart était défectueuse (enveloppe rompue, écoulement de gel), provoquant notamment des réactions inflammatoires, sans que les autorités relèvent un risque accru de cancer.

Parmi les victimes, beaucoup racontent la douleur et les conséquences financières de ces retraits. Ainsi Joëlle Manighetti, arrivée de région parisienne mardi à Marseille, commente : "De Mas je n'attends rien, il a été si méprisant". Cette femme a été opérée cinq fois depuis la rupture de la prothèse qui lui avait été implantée après un cancer du sein. "J'ai l'intention de lui dire ce que j'ai sur le cœur, que nous sommes prisonnières jusqu'à la fin de notre vie de notre souffrance, et j'aimerais qu'il le porte sur sa conscience", poursuit-elle.

En France et bien plus encore à l'étranger, on estime à 30 000 le nombre de femmes porteuses d'implants PIP.

Avec dépêches

Première publication : 17/04/2013

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