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FRANCE

Dalongeville : "Hollande ne pouvait ignorer la corruption du PS dans le Nord"

© AFP

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 19/04/2013

L'ancien maire PS d'Hénin-Beaumont Gérard Dalongeville, qui doit être jugé fin mai dans une affaire de fausses factures présumées, veut faire citer François Hollande comme témoin à son procès.

L’affaire tombe en pleine réforme sur la transparence de la vie politique. L’ancien maire socialiste d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, jugé à partir du 27 mai dans l’affaire de financement occulte qui touche la fédération PS du Nord-pas-de-Calais, va adresser à François Hollande une citation à comparaître comme témoin. La missive judiciaire doit être adressée par huissier à l’ancien premier secrétaire du PS dans les jours qui viennent.

L’ancien élu socialiste - exclu du parti depuis sa mise en examen en 2009 - est poursuivi dans cette affaire pour "détournement de fonds publics", "faux et usage de faux" et "favoritisme" devant le tribunal correctionnel de Béthune.

À quelques semaines de l’ouverture du procès, Gérard Dalongeville revient sur le devant de la scène médiatique avec un livre, "PS, je t’aime moi non plus", dans lequel il dénonce un vaste "système de corruption" qui touche, selon lui, tous les échelons du Parti socialiste du Nord-pas-de-Calais jusqu’au niveau national.

"Ce système ne date pas d'hier"

Dans son livre, Gérard Dalongeville décrit le fonctionnement d’un vaste "système" de fausses facturations, de marchés truqués, de favoritisme, dans lequel il s’inscrivait "comme tous les élus du département Nord-pas-de-Calais".

"Ce système ne date pas d’hier, confesse l’ancien maire d’Henin-Beaumont. Ça remonte à la SFIO (Section française de l'internationale ouvrière) au temps de la Guerre froide : l’argent détourné permettait alors de lutter contre le communisme dans le département. Chaque fief du bassin minier qui était remporté par le PS était une vraie victoire et depuis les pratiques ont perduré."

Ces dernières années, le système consistait notamment à retenir en priorité pour les nombreux appels d’offre les entreprises "amies" qui finançaient par ailleurs le Parti socialiste, résume l’élu. Le montant total des malversations est évalué pour le moment à 900 000 euros mais pourrait atteindre 4 millions d'euros.

"On frôle l'incompétence"

"En restant onze années à Solférino, François Hollande ne pouvait pas ignorer la corruption du Parti socialiste dans le département", tempête Gérard Dalongeville dans un entretien accordé à FRANCE 24. Et d’ajouter : "À force de ne pas être au courant des affaires de Jérôme Cahuzac, Jean-Jacques Augier [ ex-trésorier de campagne de François Hollande qui a été mis en cause dans le cadre de l’enquête d'Offshore leaks, NDLR] ou Jean-Pierre Kucheida [actuellement jugé pour abus de biens sociaux, NDLR], on frôle l’incompétence", ironise t-il.

En envoyant une citation à comparaître comme témoin, l’ancien élu espère que François Hollande tiendra la promesse qu’il a faite devant les caméras de l’émission "Des paroles et des actes" sur France 2, le 26 avril 2012, en assurant qu’il ne se déroberait pas derrière le statut pénal du chef de l'État, qui prévoit que le président en exercice ne peut être ni mis en examen ni interrogé comme témoin dans une affaire.

Le parti socialiste s'inscrit en faux

Au Parti socialiste, on dément avec force les allégations de Gérard Dalongeville. "Aucun élément probant de détournement de fonds n’a été trouvé", affirme Alain Fontanelle, Secrétaire national aux fédérations du parti. "Monsieur Dalongeville a prouvé par le passé qu’il avait menti à maintes reprises dans la gestion de sa ville, sa parole n’est donc pas digne de foi",  a-t-il conclu.

Première publication : 19/04/2013

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