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EUROPE

La Serbie et le Kosovo décident de normaliser leurs relations

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/04/2013

La Serbie et son ancienne province du Kosovo sont parvenues à un accord historique, vendredi à Bruxelles. Une nouvelle entente qui devrait permettre à Belgrade de faire un pas vers son adhésion à l’Union européenne.

La Serbie et son ancienne province du Kosovo, indépendante depuis 2008, ont conclu vendredi sous l’égide de l’Union européenne un accord de normalisation de leurs relations.

Cet accord entre les deux pays ouvre la voie à des négociations sur l’adhésion de la Serbie à l’UE, si les Vingt-Sept approuvent cette idée lors d’un conseil ministériel lundi prochain à Bruxelles.

Selon une source proche de la Commission européenne, celle-ci devrait recommander le lancement des discussions d’adhésion avec la Serbie et celles en vue d’un accord d’association avec le Kosovo.

"Les négociations (entre Serbes et Kosovars) ont abouti. Le texte a été paraphé par les deux Premiers ministres. Je veux les féliciter", a dit la porte-parole de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, aux journalistes.

La ministre kosovare de l’Intégration européenne, Vlora Citaku, a écrit sur son compte Twitter : "La fumée blanche sort ! Habemus pactum! (Je suis) contente".

Dans le paragrape 14 de l’accord, dont Reuters a pu avoir connaissance, il est spécifié qu’ "aucune des parties ne bloquera ou n’encouragera d’autres à bloquer la progression de l’autre dans leurs chemins respectifs vers l’UE."

L’accord a émergé au cours de la 10e séance de discussions en six mois entre les Premiers ministres serbe et kosovar, Ivica Dacic et Hashim Thaçi, à la recherche d’un plan réglant la partition ethnique du Kosovo, ancienne province serbe peuplée majoritairement d’albanophones.

"Berceau" de la nation serbe

En échange d’une certaine autonomie pour les zones du nord du Kosovo peuplées de Serbes, le gouvernement de Pristina demandait que la Serbie mette fin à sa politique d’isolement de son ancienne province.

La précédente séance de pourparlers à Bruxelles s’était achevée mercredi soir sur un constat d’échec, la Serbie ayant refusé l’accession du Kosovo aux "organisations internationales", ce qui signifiait pour Belgrade la possible adhésion du Kosovo à l’Onu.

L’indépendance du Kosovo est reconnue par plus de 90 pays, dont les Etats-Unis et 22 des 27 pays membres de l’UE.

Considéré par les nationalistes de Belgrade comme le berceau historique de la nation serbe, le Kosovo est aujourd’hui peuplé à 90% d’albanophones. Principalement dans le Nord, autour de la ville de Mitrovica, vivent 50.000 Serbes de souche, ce qui donne lieu à des violences sporadiques.

Les Serbes du Kosovo avaient mis en garde le gouvernement de Belgrade contre toute concession.

"Je rappelle aux gens de Belgrade qu’ils doivent rester fidèles à la Constitution serbe, qui stipule que le Kosovo fait partie intégrante de la Serbie, et que personne ne peut signer un accord qui placerait les municipalités (serbes) sous juridiction albanaise", a dit Krstimir Pantic, l’un des dirigeants politiques des Serbes du Kosovo.

AFP
 

Première publication : 19/04/2013

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