Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Vol AH 5017 : l'équipage aurait changé de direction à cause de la météo

En savoir plus

TECH 24

Objets : tous connectés !

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centenaire de la Grande Guerre : retour sur la bataille de Verdun

En savoir plus

FOCUS

Ces réfugiés syriens dont de nombreux Turcs ne veulent plus

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Paris fête l'été !

En savoir plus

REPORTERS

L’essor du tourisme "100 % halal"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Crash du vol AH5017 : "Série Noire"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Tidjane Thiam, directeur général de Prudential

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Caravane, l'autre Tour de France

En savoir plus

  • En direct : cinquante-quatre Français au nombre des victimes du vol Air Algérie

    En savoir plus

  • Crash du vol AH5017 : "J'ai perdu mon jeune frère et toute sa famille"

    En savoir plus

  • Une manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris interdite

    En savoir plus

  • En images : la zone du crash du vol AH5017 au Mali

    En savoir plus

  • Tour de France : Navardauskas décroche une première victoire pour la Lituanie

    En savoir plus

  • Un soldat libanais rejoint le Front Al-Nosra

    En savoir plus

  • Quatre Palestiniens tués lors du "Jour de colère" en Cisjordanie

    En savoir plus

  • L’essor du tourisme "100 % halal"

    En savoir plus

  • En Ukraine, le conflit militaire se double d'une crise politique

    En savoir plus

  • BNP Paribas écope de 60 millions d'euros d'amende aux États-Unis

    En savoir plus

  • Tour de France : "Jicé" Péraud, routard sur le tard, à la conquête des cols

    En savoir plus

  • Vol AH5017 : l'hypothèse d'un tir de missile sol-air "quasiment impossible"

    En savoir plus

  • Gaza : 15 Palestiniens tués dans une école de l'ONU

    En savoir plus

  • Washington accable la Russie, l’UE renforce ses sanctions contre Moscou

    En savoir plus

  • Tour de France : le Chinois Cheng Ji, lanterne rouge et fier de l'être

    En savoir plus

  • Gaza : Israël et le Hamas loin d’être prêts à un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Le Kurde Fouad Massoum élu président de l'Irak

    En savoir plus

  • En images : à Alep, les cratères d'obus deviennent des piscines pour enfants

    En savoir plus

  • La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie est arrivée en Italie

    En savoir plus

  • France : UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    En savoir plus

  • Arizona : condamné à mort, il agonise deux heures sur la table d'exécution

    En savoir plus

  • Levée de la suspension des vols américains et européenns vers Tel-Aviv

    En savoir plus

Afrique

"Au sol, c'est aux habitants de l'Azawad de lutter contre les terroristes au Nord-Mali"

© AFP

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 22/04/2013

Alors que le Parlement français doit se prononcer sur la prolongation de l’opération militaire Serval au Mali, les Touareg du MNLA dressent un bilan positif de la présence française mais demandent des garanties contre l'armée malienne.

Quatre mois après le début de l’intervention française au Mali, le Parlement doit se prononcer, lundi 22 avril, sur la prolongation de l'opération Serval. Si ce vote apparaît comme une formalité - selon la Constitution, lorsque la durée d'une opération extérieure excède quatre mois sa prolongation est soumise à l'autorisation du Parlement -, il permet néanmoins de dresser un bilan de l’intervention française. Pour les rebelles touareg, implantés dans le Nord-Mali et en conflit ouvert avec le gouvernement de Bamako sur la question de l’autonomie de la région, l'aide française est une nécessité - sur le plan diplomatique notamment.

Moussa Ag Assarid
© http://moussa-blog.azawadunion.com/

Entretien avec Moussa Ag Assarid, représentant en Europe du Mouvement national de libération de l’Azawad [MNLA].

Quel regard portez-vous sur l'opération militaire française au Mali?

Moussa Ag Assarid : Nous pensons que l’opération Serval a été salutaire. Elle a permis de repousser les djihadistes et, en cela, c’est une bonne chose. L’armée française a fait un travail remarquable.

Cependant, elle a également permis à l’armée malienne, que nous avions chassée du territoire de l’Azawad [Nord-Mali, NDLR] en 2012, de revenir dans le Nord. Or cette armée est déliquescente, elle ne respecte ni les droits de l’Homme ni les conventions internationales humanitaires. Avec l’aide de ses milices, l’armée de Bamako s’est livrée ces derniers mois à des exactions sur le territoire de l’Azawad - exécutions sommaires, tortures, pillages… Les populations à peaux claires (Touareg, Arabes ou Peuls) sont particulièrement ciblées par les soldats maliens. Nous ne nous sentons pas en sécurité.

Qu’attendez-vous de la France aujourd’hui ?

M. A. A. : En ce qui concerne la lutte contre les djihadistes, nous avons besoin de l’aviation française. Au sol, cependant, les étrangers ont assez donné. C’est désormais aux habitants de l'Azawad de lutter contre les terroristes. Mais une telle décision nécessite un accord politique avec Bamako et des garanties internationales. Nous comptons également sur l’aide de la France pour qu’elle prenne des positions claires et nettes par rapport aux exactions des soldats maliens et, sur le plan diplomatique, pour qu’elle fasse en sorte que Bamako accepte d’entamer des négociations avec nous.

Comme l’a dit le patriarche des Touareg iforas, Intalla Ad Attaher : ‘Amis français, vous avez quitté notre territoire en 1960 [lors de la proclamation de l’indépendance de la Fédération du Mali, NDLR] en le laissant dans un état insupportable - absence d’État, corruption, détournement d’aide internationale. Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, vous revenez. Cette fois-ci, ne partez pas sans régler le problème de façon définitive pour nous permettre de vivre dignement sur notre territoire’.

Si la tenue d’élections en juillet prochain est confirmée, comme le souhaitent Paris et Bamako, prévoyez-vous de présenter des candidats ou bien de boycotter le scrutin ?

M. A. A. : Au-delà d’un détail pratique lié au climat [entre juin et août, la saison des pluies rend les routes quasiment impraticables au Mali], ces élections n’ont pas lieu d’être car c’est mettre la charrue avant les bœufs. Comment voulez-vous que le MNLA présente des candidats ? Nos électeurs sont en train de mourir sous les balles de l’armée malienne. Sans accord politique entre Bamako et le MNLA, les conditions pour organiser des élections responsables ne seront pas garanties.

Première publication : 22/04/2013

  • MALI

    Isolés en Mauritanie, 74 000 réfugiés maliens sont en situation critique

    En savoir plus

  • MALI

    Les premiers soldats français rentrent du Mali

    En savoir plus

  • MALI

    Mille soldats français resteront au Mali "de façon permanente"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)