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EUROPE

Alexeï Navalny, icône anti-Poutine, à nouveau devant la justice russe

© AFP | Alexeï Navalny

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/04/2013

Le procès du blogueur Alexeï Navalny, opposant numéro un à Vladimir Poutine, a repris mercredi à Kirov. Accusé de détournement de fonds, il encourt 10 ans de camp. Mais ce pourfendeur de la corruption crie à la machination politique.

L'opposant numéro un à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, était de nouveau devant la justice mercredi pour "détournement de fonds" à Kirov, à 900 km de Moscou, une affaire "fabriquée de toutes pièces" selon lui et de nombreux opposants en Russie.

Le procès, dont la première audience la semaine dernière avait été ajournée, a repris mercredi matin.

L'opposant, en jeans et chemise, n'a pas fait de déclaration à son arrivée dans la salle, dans laquelle se trouvaient notamment son épouse et le leader du mouvement d'opposition Solidarnost, Ilia Iachine.

Moins décontracté que lors de la première audience, il écoutait, concentré, et prenait des notes.

M. Navalny, passible dans cette affaire d'une peine maximale de 10 ans de camp, est accusé d'avoir organisé en 2009 le détournement de 400.000 euros au détriment d'une exploitation forestière, Kirovles.

Son procès, ouvert le 17 avril, avait été ajourné d'une semaine après une audience de 45 minutes. Le juge avait accédé partiellement à la demande de la défense qui souhaitait un mois de plus pour étudier le dossier.

Plus de cent journalistes mais aussi de partisans de l'avocat et blogueur anticorruption étaient alors venus à Kirov pour l'occasion.

Mercredi, l'affluence était moindre. La mairie de la ville a autorisé deux rassemblements près du tribunal, l'un contre et l'autre en faveur de l'opposant, qui dénonce la tenue de ce procès.

"Cette affaire a été fabriquée de toutes pièces sur ordre de Poutine", affirme M. Navalny qui a déclaré "n'avoir aucun doute" sur le fait que le président russe "a donné des instructions" pour qu'il soit reconnu coupable.

Orateur efficace lors des manifestations anti-Poutine, pourfendeur de la corruption via des révélations retentissantes publiées sur l'internet, M. Navalny, 36 ans, est devenu l'un des meneurs de la contestation née en 2011 pour dénoncer les fraudes lors des législatives remportées par le parti de M. Poutine, Russie Unie.

La perspective d'une condamnation n'a en rien entamé son caractère offensif: il a affirmé que le régime russe allait s'écrouler dans "pas plus de deux ans", annoncé son ambition de devenir président et promis de mettre alors en prison M. Poutine et ses amis.

En attendant, M. Navalny va devoir affronter la justice dans de multiples affaires, ses démêlés judiciaires ne s'arrêtant pas, loin de là, à l'affaire Kirovles.

Au lendemain de la courte première audience du procès de Kirov, il a appris qu'une nouvelle enquête pour escroquerie était ouverte contre lui et son frère Oleg.

Tous deux sont accusés d'avoir causé un préjudice de quelque 95.000 euros à une entreprise à laquelle ils auraient facturé "à des prix surévalués" leurs services d'intermédiaire pour le transport de marchandises.

Là aussi, la peine maximale prévue est de 10 ans de camp.

"Toutes ces affaires sont cousues de fil blanc", a aussitôt commenté M. Navalny.

L'opposant est par ailleurs accusé d'avoir détourné 2,5 millions d'euros appartenant à un parti politique libéral. Il a été aussi inculpé d'escroquerie et blanchiment d'argent dans une autre affaire impliquant là aussi son frère.

En février, il a été accusé d'avoir usurpé son statut d'avocat en fournissant de fausses informations.

Les autorités cherchent à "intimider" M. Navalny pour le faire taire" et à "créer un climat de peur pour réduire au silence" les opposants, estime l'analyste politique Dmitri Orechkine.

De fait, l'opposition qui avait pu mobiliser des centaines de milliers de manifestants en 2012 semble en perte de vitesse, soumise à une pression sans précédent ces derniers mois.

L'ex-magnat du pétrole emprisonné Mikhaïl Khodorkovski a estimé dans une tribune publiée mercredi par le quotidien Vedomosti que le but du procès Navalny était "d'effrayer et de démoraliser les opposants et les électeurs actifs politiquement, et de présenter la protestation pacifique et la lutte pour le pouvoir (...) comme quelque chose de marginal et d'extrémiste".

AFP

Première publication : 24/04/2013

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