Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Aubry, beaucoup de silence pour rien"

En savoir plus

TECH 24

Evgeny Morozov, l'anti-conformiste du Web

En savoir plus

SUR LE NET

USA : la Toile au chevet d'une infirmière infectée par Ebola

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

START-UP : La tentation de l'étranger ?

En savoir plus

SUR LE NET

Data centers : un coût énergétique trop élevé

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Enseignement numérique : La francophonie à la traîne !

En savoir plus

REPORTERS

L'héritage du président Mujica en Uruguay

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Véronique Morali, présidente du Women's Forum et du directoire de Webedia

En savoir plus

Ukraine et Syrie: quelles gestions des crises?

En savoir plus

  • Deux journalistes français jugés en Papouasie

    En savoir plus

  • Kobané : les États-Unis larguent des armes aux combattants kurdes

    En savoir plus

  • Ebola : réunion de l'UE pour mieux lutter contre le virus

    En savoir plus

  • À Hong Kong, l'exécutif accuse des "forces étrangères" d'être à la manœuvre

    En savoir plus

  • Foot européen : excepté la Juve, les cadors assurent

    En savoir plus

  • Ebola : l'aide-soignante espagnole n'a plus le virus

    En savoir plus

  • Débordé par l’afflux de réfugiés, le Liban verrouille sa frontière avec la Syrie

    En savoir plus

  • Serbie-Albanie : le Premier ministre albanais reporte sa visite à Belgrade

    En savoir plus

  • Maroc - Algérie : tirs à la frontière, un "incident grave" selon Rabat

    En savoir plus

  • En images : le marathon de Pékin noyé dans un nuage de pollution

    En savoir plus

  • L'Allemagne accepte de vendre à Israël des bateaux lance-missiles

    En savoir plus

  • L'Église ne parvient pas à un consensus sur les homosexuels et les divorcés

    En savoir plus

  • Tempête dans l'Himalaya : le bilan humain s'alourdit

    En savoir plus

  • Paul McCarthy renonce à regonfler sa sculpture plastique vandalisée à Paris

    En savoir plus

  • Défiant la loi, le maire de Rome enregistre 16 mariages gays

    En savoir plus

EUROPE

Enrico Letta au défi de former un nouveau gouvernement italien

© Photo AFP

Vidéo par François GOULIN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/04/2013

Le numéro deux du Parti démocrate, Enrico Letta, a pour mission de former un nouveau gouvernement alliant les partis de gauche et de droite, deux mois après les élections qui ont plongé la Péninsule dans l'impasse politique.

Après l’échec de Pier Luigi Bersani, c’est au tour d’Enrico Letta de tenter de former un nouveau gouvernement italien alliant centre-gauche et centre-droit. Le numéro deux du Parti démocrate (PD, gauche) s’est vu confier cette lourde tâche par le président Giorgio Napolitano, mercredi 24 avril.

"Cela fait 60 jours que le pays attend un gouvernement. C'est une situation très difficile, fragile, inédite, qui ne peut pas durer", a déclaré Enrico Letta, 46 ans, à la sortie de son entretien avec le président de la République.

La nouvelle étape pour cette figure modérée de la gauche est de procéder, comme le veut la Constitution, à des consultations avec toutes les forces politiques, à partir de jeudi. En cas d’accord, il pourra alors être nommé formellement chef d’un gouvernement qui pourrait être installé d’ici la fin de la semaine.

Pour une réforme des institutions

"Les politiques menées en Europe jusqu'ici sont trop marquées par l'austérité"

Enrico Letta, cravate bleue et fines lunettes, a déjà énuméré les réformes qu'il compte mener en priorité : réduction du nombre de parlementaires, suppression des provinces, réforme de la loi électorale, "à l'origine de la crise actuelle", a-t-il relevé, ajoutant que "la politique avait perdu toute sa crédibilité".

Un jugement qui rejoint celui de Giorgio Napolitano, le président réélu samedi dernier qui lors de son discours d’investiture, lundi, avait durement critiqué la classe politique italienne. Il avait notamment jugé "impardonnable" que le Parlement ne se soit pas attelé à certaines réformes, en particulier celle de la loi électorale.

Mercredi, le président Napolitano s’est déclaré "confiant" que M. Letta parvienne à former un gouvernement qui obtiendra, enfin, la majorité dans les deux Chambres du Parlement. Selon lui, Enrico Letta incarne une nouvelle génération : "Il est jeune et même très jeune selon les critères italiens", a-t-il ironisé tout en insistant sur l'expérience de ce dernier, qui a déjà occupé plusieurs postes ministériels et est entré en politique dès sa prime jeunesse.

Un accord en vue avec le parti de Berlusconi

Sa tâche sera pourtant difficile puisque son propre parti s’est jusqu’ici farouchement opposé à une alliance entre les forces de droite et celles de gauche. Le PD refuse en effet un accord avec son ennemi juré, Silvio Berlusconi, et préfère chercher un terrain d’entente avec le mouvement de l'ex-comédien Beppe Grillo qui lui a claqué la porte au nez à plusieurs reprises.

C'est pourtant avec le Peuple de la Liberté qu'il risque d'y avoir un accord, puisque le parti de Silvio Berlusconi a déjà fait savoir qu'il soutiendrait le futur gouvernement, de même que les centristes du chef de gouvernement sortant Mario Monti. "Il va falloir entrer dans le détail des attributions des postes et les négociations pourraient être difficiles entre les deux partis hier adversaires et qui vont être demain forcés de cohabiter au sein du même gouvernement", analyse Tristan Dessert, le correspondant de FRANCE24 à Rome.

"L'Italie a déjà beaucoup perdu de temps"

Enrico Letta est d'ailleurs le neveu de Gianni Letta, l'homme de confiance de Silvio Berlusconi, ce qui pourrait faciliter les passerelles entre les grandes formations politiques, même s'il n'a jamais ménagé ses critiques contre le Cavaliere.  

La Ligue du Nord, ex-alliée de Berlusconi, sera elle hostile à tout accord, tandis que les "grillons" du Mouvement cinq étoiles (M5S) ont promis une "opposition constructive", prêts à voter les mesures qu'ils approuveront. Selon l'organisation patronale Confindustria, deux mois sans gouvernement fort aurait coûté à l'Italie un point de PIB.

Avec dépêches

Première publication : 24/04/2013

  • ITALIE

    À peine investi, le président Giorgio Napolitano menace de démissionner

    En savoir plus

  • ITALIE

    "La logique serait de former un nouveau gouvernement de technocrates à la Monti"

    En savoir plus

  • ITALIE

    Bersani, le chef de la gauche italienne, au défi de former le nouveau gouvernement

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)