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Afrique

Les rebelles touareg refusent de désarmer et rejettent les élections prévues en juillet

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/04/2013

Les autonomistes de l'Azawad ont affirmé, lors d'une conférence de presse mercredi à Paris, qu'ils refusaient de désarmer, seule condition pour ramener la paix au Mali selon Paris. Les Touareg rejettent également la prochaine présidentielle.

Contrairement aux exigences de Paris, le MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad) refuse de désarmer. La rébellion armée touareg au Mali ne veut pas non plus "entendre parler" des élections prévues en juillet "tant que de véritables négociations n'auront pas été engagées avec Bamako", a déclaré le vice-président du mouvement, Mahamadou Djeri Maïga, mercredi lors d’une conférence de presse à Paris.

"Le désarmement du MNLA, il n'en est pas question. Est-ce qu'on a déjà vu un groupe armé désarmer tant qu'il n'y a pas eu négociations ?", a demandé Mahamadou Djeri Maïga. Si l'armée malienne monte à Kidal, nous n'aurons pas d'autre choix que nous défendre. On n'a pas déposé les armes", a-t-il ajouté. Pour lui, le MNLA et l'armée malienne sont "en état de belligérance". "Alors que l'armée malienne menace de monter à Kidal, c'est une guerre qui est imminente, pas des élections", a-t-il affirmé.

"Si l'armée revient dans ces conditions, il n'y aura rien que la guerre"

Des élections prévues en juillet qu'il rejette en bloc. "Il n'en est pas question dans les conditions actuelles", a-t-il ajouté, opposant ainsi une fin de non recevoir aux exigences de Paris. "Tant qu'on ne se sera pas mis autour d'une table avec les représentants du gouvernement de Bamako et la communauté internationale pour nous apporter des garanties, tant que les réfugiés ne seront pas rentrés chez eux, on ne parlera pas d'élections", a-t-il déclaré.

La France, qui a amorcé le retrait de ses troupes engagées en janvier pour lutter contre les groupes islamistes armés au Mali, insiste sur la nécessité d'avoir au minimum une élection présidentielle en juillet, afin de doter le pays d'autorités légitimes. Le gouvernement est issu d'un putsch survenu en mars 2012.

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"Si le Mali accepte un État fédéral pour l'Azawad, c'est une bonne solution"

Lors d'une visite début avril à Bamako, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait obtenu l'engagement des autorités d'organiser le scrutin en juillet. Il avait également estimé que le MNLA devrait désarmer dans cette perspective. Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, l’a répété lundi à l’Assemblée nationale, quand les députés ont voté la prolongation de l’opération Serval.

"Les Français et les Tchadiens ne vont pas rester éternellement, c'est à nous de nous sécuriser. Les forces armées, les gendarmes et la police doivent être issus de la population de l'Azawad. Nous voulons nous autogérer",  ajouté Mahamadou Djeri Maïga.

Le MNLA, qui réclame une large autonomie de l'Azawad (qui correspond au nord du Mali), contrôle toujours la ville de Kidal, au nord-est du pays. Il refuse la présence de l'armée malienne. Les troupes françaises et tchadiennes, qui assurent la sécurité de la ville, sont appelées à se retirer progressivement.

La rébellion touareg avait été à l'origine d'une offensive lancée en janvier 2012 avec des islamistes armés dans le nord du Mali. Celle-ci avait abouti à l'occupation totale de la région par les djihadistes qui avaient ensuite évincé les membres du MNLA.

Avec dépêches

Première publication : 24/04/2013

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