Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Méditerranée : Deux fois plus de morts que pour le Titanic en un an

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"J'y pense et puis j'oublie "

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les nouveaux boat people"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Après Google, Gazprom dans le viseur de Bruxelles

En savoir plus

DÉBAT

Naufrages de migrants, l'Europe face à l'urgence (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Naufrages de migrants, l'Europe face à l'urgence (partie 1)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Reprise des manifestations en Guinée

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Reconnaissance du génocide des Arméniens : quel rôle joue la France ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Centenaire du génocide des Arméniens entre commémoration et provocations turques

En savoir plus

Moyen-orient

Victime des combats, le minaret de la Grande mosquée d'Alep s'effrondre

Vidéo par Selim EL MEDDEB

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/04/2013

Le minaret de la mosquée des Omeyyades à Alep, l’un des joyaux du patrimoine syrien, s’est effondré mercredi. Les rebelles et le régime s’accusent mutuellement d’être responsables de cette destruction.

Le minaret millénaire de la mosquée des Omeyyades d'Alep, joyau historique de la métropole du nord de la Syrie, compte désormais parmi les nombreuses victimes du conflit syrien. Mercredi 24 avril, il s'est effondré. Alors que de violents combats perdurent depuis des mois dans la ville, et notamment autour de l'édifice, chaque camp accuse l'adversaire d'être responsable de cette atteinte irréparable au patrimoine archéologique de la Syrie.

"Crime contre la civilisation"

La Coalition de l'opposition a affirmé que le minaret avait été détruit par le feu des chars de l'armée syrienne. Dans un communiqué, elle a accusé le régime de "crime contre la civilisation".

Un militant anti-régime à Alep, se faisant appeler Zein al-Rifaï, a affirmé à l'AFP avoir vu de ses "propres yeux un char de l'armée tirer directement sur la mosquée des Omeyyades, notamment sur le minaret". "Quand l'armée a pris le contrôle de la mosquée, elle a miné toute son enceinte. Quand les rebelles l'ont reprise, ils ont déminé la majorité de la zone, à l'exception du minaret, à cause d'un sniper. L'obus d'un char qui a touché le minaret a dû déclencher l'explosion d'une mine", a-t-il déclaré.



"Les chars (de l'armée) ont commencé à tirer en direction du minaret jusqu'à son effondrement", a indiqué pour sa part un rebelle dans une vidéo publiée sur Internet mercredi, démentant la présence de tireurs embusqués rebelles dans le minaret. "On avait peur que le minaret ne soit visé", a-t-il dit.

Al-Nosra en cause selon la télévision d’État

De son côté, la télévision d'État a affirmé que des combattants du Front Al-Nosra, groupe islamiste lié à Al-Qaïda, "ont fait sauter le minaret de la mosquée d'Alep puis l'ont filmé (...) pour ensuite faire endosser (les dégâts) à l'armée syrienne". Aucune vidéo montrant le moment de l'effondrement de la mosquée n'était disponible dans l'immédiat.

Coupant la poire en deux, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a pour sa part indiqué que l’effondrement pourrait n’être le fait d’aucun des camps : "Il se peut que le minaret se soit effondré tout seul en raison de la violence des combats au cours des derniers mois".

Le 28 février dernier, les rebelles se sont emparés de cette mosquée construite au 8e siècle, puis rebâtie au 13e siècle, après le retrait de l'armée. La mosquée, également connue sous le nom de Grande mosquée d'Alep, avait déjà subi d'importants dommages à l'automne 2012 à la suite de combats entre rebelles et soldats. Des reliques appartenant selon la tradition au prophète Mahomet, trois cheveux et un fragment de dent, avaient alors été subtilisées. Outre l'architecture superbe des lieux, ces reliques étaient l'une des principales attractions du lieu-saint.

Avec dépêches

Première publication : 25/04/2013

  • SYRIE

    Aucune "preuve tangible" de la libération de deux évêques enlevés à Alep

    En savoir plus

  • SYRIE

    Washington ne peut certifier l'utilisation d'armes chimiques par Damas

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)