Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 1)

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence sociale : le gouvernement mise sur l'apprentissage

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Amnesty dénonce les violences faites aux femmes en Égypte

En savoir plus

  • Les Brésiliens, supporters malgré eux, de leurs bourreaux allemands

    En savoir plus

  • Netanyahou déterminé à "frapper les terroristes" à Gaza

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • "Maintenant, fais tes prières" : Amnesty dénonce la torture dans l'est ukrainien

    En savoir plus

  • Gaza : seule une solution politique peut garantir la sécurité d’Israël

    En savoir plus

  • Cynk, l’entreprise fantôme qui valait quatre milliards

    En savoir plus

  • Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Nemmouche accepte d'être extradé vers la Belgique

    En savoir plus

  • Les forces kurdes revendiquent la prise de deux champs pétroliers

    En savoir plus

  • Le FC Barcelone casse sa tirelire pour s’offrir le controversé Luis Suarez

    En savoir plus

  • À Kaboul, Kerry plaide pour un audit des résultats de la présidentielle

    En savoir plus

  • Vidéo : à Gaza, entre pénuries et guerre psychologique

    En savoir plus

  • La fillette américaine, "guérie" du sida, est toujours séropositive

    En savoir plus

  • Vidéo : le sélectionneur du Niger Gernot Rohr livre sa vision du Mondial

    En savoir plus

  • En images : une station service israélienne touchée par une roquette

    En savoir plus

Moyen-orient

L'ONU appelle à la retenue en Irak après quatre jours de violences meurtrières

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/04/2013

Au moins 200 personnes sont mortes ces quatre derniers jours en Irak, principalement dans des heurts entre forces de l'ordre et manifestants sunnites hostiles au Premier ministre chiite Nouri al-Maliki. L'ONU craint davantage d'escalade.

Les Nations unies ont averti vendredi que l'Irak était à un "tournant", appelant à la retenue après quatre jours de violences qui ont tué plus de 200 personnes et font craindre un nouveau conflit confessionnel.

Les forces de sécurité kurdes déployées près d'une ville disputée

Les forces de sécurité kurdes se sont déployées près de la ville disputée de Kirkouk dans le nord de l'Irak, apparemment pour combattre des insurgés alors qu'une vague de violences a fait plus de 200 morts depuis mardi à travers le pays, a indiqué samedi un haut responsable.

"Après concertation avec le gouverneur de Kirkouk, il a été décidé que les peshmerga parent aux manquements sécuritaires en règle générale, et en particulier autour de la ville de Kirkouk", a déclaré dans un communiqué Jabbar Yawar, secrétaire général du ministère des peshmerga dans la région autonome du Kurdistan.


La plupart des victimes ont péri lors de heurts entre forces de l'ordre et manifestants sunnites appuyés par des hommes armés et des membres de tribus hostiles au Premier ministre chiite Nouri al-Maliki qui a mis en garde contre une nouvelle "guerre civile confessionnelle".

L'Irak, où les chiites sont majoritaires (environ 60%), est formé de multiples ethnies et religions et a déjà payé un lourd tribut lors d'affrontements confessionnels en 2006 et 2007, après l'invasion en 2003 du pays par les troupes américaines qui s'en sont retirées fin 2011. Pour tenter de contenir la situation, les dignitaires religieux sunnite Abdelghafour al-Samarraï et chiite Saleh al-Haidari avaient appelé les leaders politiques à se réunir. Mais cette réunion n'a finalement pas eu lieu en raison du refus de chefs tribaux et religieux sunnites d'y participer dans l'immédiat, selon des responsables.

Craignant davantage d'escalade, l'émissaire de l'ONU Martin Kobler a averti que l'Irak était à un "tournant". "J'en appelle à la conscience des dirigeants religieux et politiques qui ne doivent pas laisser la colère l'emporter sur la paix et doivent faire preuve de sagesse", a-t-il dit dans un communiqué.

La vague de violences a été déclenchée par un assaut mardi des forces de sécurité, près de Houweijah (nord), contre un camp de manifestants sunnites qui protestent depuis décembre contre M. Maliki, provoquant des heurts ayant fait 53 morts, en grande majorité des protestataires. L'assaut a été décidé après la mort à proximité du camp d'un soldat et le refus des auteurs du meurtre de se rendre. Les forces de sécurité ont affirmé qu'elles visaient "l'Armée des Naqchabandis", un mouvement sunnite armé.

En représailles à l'assaut, des attaques ont été lancées contre les forces de sécurité et des affrontements ont opposé les deux parties faisant au total en quatre jours 202 morts et 300 blessés, selon des responsables de sécurité.

"Prêt à me battre n'importe où"

Vendredi, ce sont quatre mosquées sunnites de Bagdad et sa banlieue qui ont été la cible d'attaques qui ont fait quatre morts, selon des sources de sécurité. En outre, une mobylette piégée a explosé dans le quartier chiite de Sadr City à Bagdad, tuant au moins cinq personnes.

Dans le nord du pays, les chefs de tribus ont cependant obtenu le retrait d'hommes armés de la localité turkmène sunnite de Souleimane Bek (nord), où la troupe est entrée. Néanmoins, les hostilités ne semblent pas en passe de cesser.

Un porte-parole du mouvement de contestation de Houweijah, a prêté "allégeance" à "l'Armée des Naqchabandis" pour "nettoyer ensemble l'Irak des milices safavides", un terme péjoratif désignant les chiites. Et lors du prêche de la prière à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, l'imam sunnite Hamed al-Koubeissi a appelé chaque tribu à fournir 100 hommes pour former une "armée" de défense des sunnites, devant des manifestants antiMaliki.

Une soixantaine d'hommes, armés de kalachnikovs et de lance-roquettes, ont répondu à l'appel, a constaté un journaliste de l'AFP. "Je le fais pour défendre les sunnites", a déclaré l'un d'eux, Omar al-Hadithi, 24 ans. "Je suis prêt à me battre n'importe où".

Les manifestants réclament la démission de M. Maliki, accusé de marginaliser leur communauté. Ce dernier est en outre accusé depuis plus d'un an par des membres de sa coalition gouvernementale et ses détracteurs d'accaparer le pouvoir.

Et le pays est déjà en proie à des attentats sanglants menés en grande partie par les extrémistes sunnites, dont la branche irakienne d'Al-Qaïda, contre les forces de sécurité et la communauté chiite.

"Il s'agit de la crise la plus profonde et la plus dangereuse (...) depuis 1921", date de création de l'Etat irakien, a jugé Mouaffaq al-Roubaie, ex-conseiller pour la sécurité nationale. Pour lui, la situation actuelle "pourrait mener à un conflit confessionnel, puis à la division".

AFP

Première publication : 27/04/2013

  • IRAK

    Des hommes armés prennent le contrôle d'une ville au nord de Bagdad

    En savoir plus

  • IRAK

    Scrutin-test en Irak sur fond de campagne sanglante

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    James McCormick, vendeur de faux détecteurs de bombes à l'Irak

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)